HRW critique le Maroc pour avoir refusé des noms de bébés amazighs
2009-09-04
Human Rights Watch (HRW) a critiqué jeudi 3 septembre le Maroc pour avoir empêché plusieurs citoyens de faire inscrire leurs enfants sous des noms berbères au registre d'état civil. Bien que la législation marocaine stipule que les premiers noms doivent avoir un "caractère marocain", les autorités locales "interprètent souvent cette disposition comme signifiant que les noms doivent être d'origine arabo-islamique, même si les citoyens berbères sont originaires du Maroc", explique le communiqué de HRW.
Il y a plus d'un an, Magharebia avait indiqué qu'aux termes de la loi marocaine n° 37-99, des noms amazighs comme Bahac, Damya, Diyia, Mayssa, Guraya, Yuba, Ijja, Aderfy, Amzin, Idir, Massinissa, Tihia, Tinass, Taynust, Sifaw, Massin étaient apparemment interdits dans les registres d'état civil, de mariage ou de décès.






Lamiri Mustapha En ligne 2009-09-04
C'est un problème Maroco-marocain car de notre part, on ne cherche ceux qui oublient de visiter leurs parents, ce qui n'est pas le cas pour nous. Le dialogue est le seul moyen de parvenir à un accord pour résoudre ce petit problème.
oufkir En ligne 2009-09-11
Le meilleur exemple de cela est l'Iran, où la langue officielle est le perse et où de nombreuses personnes portent des noms perses - Et malgré cela, nous n'avons jamais entendu dire à l'intérieur comme à l'extérieur du pays qu'il y avait eu un appel pour que la langue du Coran Sacré devienne la langue officielle iranienne. Cela n'a pas constitué un obstacle ou une entrave à la constance de la religion. On peut dire la même chose concernant les pakistanais, les indonésiens, les tchétchènes, les bosniaques ou les habitants d'autres nations islamiques. Interdire l'enregistrement des noms amazighs n'est pas un problème simple impliquant la question seule de l'état civil. C'est un problème qui a une dimension culturelle, identitaire et politique. Il exprime le désir ferme de lutter contre la langue amazighe et de l'exclure davantage que d'une seule exclusion de l'école, des médias ou des institutions d'état. En conséquence, l'arrêt de l'interdiction de tous les noms amazighs annule et abandonne tout ce que je consière être une ouverture au Tamazight et une réconciliation officielle avec lui, dont la création de l'Institut Royal pour la Culture Amazighe. Si les autorités étaient sérieuses et qu'elles avaient de bonnes intentions envers le Tamazight en terme de fondation d'un haut-comité pour cet état-civil, elles auraient nommé des amazighs, qui connaissent l'histoire amazighe tout comme les noms amazighs, pour étudier toutes les requêtes lancées sur ces prénoms. Cela garantirait et cela protègerait le droit de tout nouveau-né marocain à porter un nom légalement et officiellement reconnu selon le choix fait par les parents ou les tuteurs, en particulier lorsque ce nom est amazigh. Le discours royal fait à Ajdir le 17 octobre 2001 a constitué une rupture majeure dans la manière officielle de traitement de la question amazighe, il a ouvert la voie à la réhabilitation de la culture et de la langue amazighe, et a auguré d'une réconciliation entre les différentes composantes de l'identité marocaine, ce discours a permis aussi au citoyen marocain de ressentir que son identité amazighe est source de fierté. Donc, de nombreux individus parmi les marocains ont donné des noms amazighs à leurs enfants, Mayssa, Amazigh, Issouane, Yuba et ainsi de suite. Mais des officiers d'état civil dans certaines communes et dans certains consulats ont refusé d'enregistrer de tels noms amazighs en disant que ces noms étaient absents des listes officielles de prénoms qui leur avaient été adressées par le haut-comité de l'état civil et par le ministère de l'intérieur. Tous ces cas forment une violation manifeste de l'un des droits de l'homme les plus fondamentaux. Et cela exige en retour un amendement législatif.
crystal En ligne 13 il y a plusieurs jours
Je me demandais s'il existe un site qui donnerait les noms acceptés par le gouvernement marocain.
Nous nous réjouissons de vos commentaires sur les articles publiés par Magharebia.
Nous espérons que vous utiliserez ce forum pour discuter avec d'autres lecteurs du Maghreb. Pour conserver tout leur intérêt à ces discussions, nous vous demandons de respecter les règles précisées dans la politique relative aux commentaires. L'envoi de vos commentaires implique le respect de ces règles. Bien que Magharebia.com encourage la discussion sur tous les sujets, y compris des sujets sensibles, les commentaires publiés ne reflètent que les seules opinions de leurs auteurs. Les idées, vues et opinions exprimées dans ces commentaires ne reflètent pas nécessairement la position de Magharebia.com. Ce forum est géré par un modérateur. Les commentaires a caractère injurieux, offensifs, ou contenant des propos diffamatoires ne sont pas publiés.
Politique des commentaires de Magharebia