Une militante tunisienne arrêtée pour un message sur Facebook
2009-07-14
Reporters Sans Frontières (RSF) a condamné lundi 13 juillet la peine de huit mois de prison prononcée par un tribunal tunisien à l'encontre d'une militante des droits de l'Homme de 68 ans après un message publié sur Facebook. Khedija Arfaoui a été condamnée samedi dernier pour "trouble à l'ordre public" après avoir posté un message sur de possibles enlèvements d'enfants en Tunisie pour leurs organes. RSF a affirmé que cette condamnation n'avait pas de fondement légal, dans la mesure où la Tunisie "ne dispose d'aucune législation sur l'internet". Mme Arfaoui s'est contentée de publier un message existant et ne peut être tenue pour responsable d'avoir lancé cette rumeur, poursuit RSF.
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Kastalli Chérif En ligne 2009-07-14
C’est un antécédent grave qui limitera les libertés individuelles et nous fait accepter encore une fois l’autocensure. C’est une intimidation, la dame est victime d’une volonté de la cyber police de vouloir punir les internautes. La culture du Net est basée sur le partage et la diffusion de l’information. L’authenticité de l’information ressort de l’appréciation et des réactions des internautes La situation est grave nous allons droit vers l’abime Le responsable de cette situation c’est notre système d’information qui est totalement grippé qui se traduit par une absence totale de transparence, une très mauvaise gouvernance, une gestion occulte des affaires de l’état. L’information officielle si elle n’est pas maquillée elle est masquée, nos journaux sont domestiqués, alors le Tunisien cherche l’information pelle mêle ailleurs car il n’a pas confiance à l’information officielle. Hélas les tunisiens ont plus de confiance à la rumeur faute des gens de la censure qui exercent une main mise étouffante sur les outils d’information Le cas de Dr Khedija Arfaoui universitaire à la retraite dévoile une défaillance de notre système d’information sur le plan relationnel et organisationnel. Sur le plan relationnel la tendance est vers la rupture du tunisien avec l’information officiel considérée comme non fiable, tardif et elle s’adresse d’une manière paternaliste tout en infantilisant un peuple voir le considérer comme un débile. Sur le plan organisationnel cela reflète une agonie totale du système, étouffant sous la pression horrible de la censure, tuant toutes les capacités créatives du pays en entrainant avec lui vers l’abîme les autres structures de l’État, tels que appareil judiciaire et autres institutions de contrôle de l’État. Kastalli Chérif Agriculteur Béja
BOUTABA BRAHIM En ligne 2009-07-15
c'est une honte parfois d'entendre de si mauvaises nouvelles, c'est toujours la même chose quand on en vient aux droits de l'homme dans notre MONDE ARABE, comment veulent-ils que nous soyons au niveau de l'autre monde développé,la liberté d'expression est la première, avec tout le respect aux autres. La liberté de choix est la deuxième, un nous serons libres,,,,inschaallah, AMIIIIN.
boufikr mohamed En ligne 2009-07-16
Le problème c'est qu'ils (( le gouvernment )) parle haut et fort de la démocratie et de la liberté de parole, c'est comme si c'était eux qui avait créé ce type d'idée. Allez comprendre. C'est la honte la honte la honte. Et ils oublient que les gens sont hautement éduqués grâce à Bourguiba et à sa génération de grands leaders.
Anonymous En ligne 2009-07-16
Certains tunisiens ne comprennent toujours pas ce qu'il se passe en Tunisie. Ils se plaignent sur l'absence des Droits de l'Homme et réclament la liberté d'expression afin d'être à égalité avec la population du monde développé. C'est très dangereux de dire de telles choses. C'est un langage incendiaire. Vous minez la sécurité de l'Etat quand vous parlez ainsi. L'état tunisien a décidé d'élever les tunisiens (je ne peux dire ni les citoyens ni les gens) comme d'autres élèvent du bétail, des cochons ou des poulets. Ca, vous devriez le comprendre. Dans un pays comme la Chine, il y a une rééducation pour ceux qui ne comprennent pas ce que dit l'état. En Tunisie, il y a la répression. L'état n'a le temps ni d'éduquer, ni de rééduquer. Il est affairé sur d'autres choses plus importantes qui ne vous concernent pas. L'ancien président français Chirac qui avait visité en 2003 la Tunisie et qui avait compris ce qu'il se passait avait dit aux tunisiens de ne plus se plaindre au sujet des droits de l'homme parce que le premier droit qu'ils avaient, c'était celui de manger, et qu'il avait pu constater que la population n'était pas en train de mourir de faim. En France, depuis Descartes, on a l'habitude de dire : "Je pense, donc je suis". Mais une telle parole est réservée aux français. Chirac voulait que les tunisiens disent :"Je mange, donc je suis". Alors s'il vous plaît, écoutez-le, c'est un homme sage. Arrêtez de penser. Allez manger un morceau. Cela rend la vie moins compliquée et comme ça, vous n'aurez pas de problèmes. Bien sûr, cela ne vous rendra pas plus intelligent. Mais vous n'avez pas besoin de l'être en Tunisie. D'un autre côté cela vous fera grossir. Essayez et oubliez Facebook. Est-ce que vous avez déjà vu quelqu'un se servir un Facebook pour son déjeuner ?
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