L'Algérie cherche à lutter contre la toxicomanie chez les jeunes
2008-08-15
L'usage de stupéfiants chez les jeunes est en augmentation en Algérie, a indiqué l'Office National de Lutte contre la Drogue et la Toxicomanie par la voie de Abdelmalek Sayah, jeudi 14 août. "La toxicomanie s'est répandue de manière alarmante et prend une nouvelle dimension chez les adolescents en Algérie, ce qui rend nécessaire l'engagement de chacun pour lutter contre ce fléau", a déclaré M. Sayah à l'agence APS. Il a souligné que plus de quinze tonnes de résine de cannabis avaient été saisies jusqu'à présent cette année.
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محمد خروبي En ligne 4 il y a plusieurs jours
L'addiction aux stupéfiants ne fait qu'augmenter les inquiétudes de la population. Le mot drogue a une résonance particulière dans les oreilles. D'autant plus que la consommation de la "zalta" (drogue) est largement répandue dans de nombreux districts populaires et dans les zones de pauvreté qui sont privées des moyens de vivre une vie digne. On appelle même certaines rues dans ces districts, "rue de la Zalta", ou "rue de la Coke". Concernant cela, la professeure Fathi Touzri, psychologue, considère la toxicomanie comme un problème très compliqué car il est associé à la pauvreté, l'arriérisme, la marginalisation, l'exclusion, les rues misérables, les familles fragmentées qui n'ont pas de ressources pour vivre ni de culture sociale. Mme Jouda Ben Abid, directrice du centre Amal pour le traitement de l'addiction à Jabal Al Wassat, pense qu'il y a de nombreuses causes dans l'addiction des jeunes. Lorsque vous demandez à quelqu'un la raison pour laquelle il a essayé, il réplique "je voulais tenter... Je voulais faire ce que ceux de ma génération ou mes amis font", "le mauvais mélange". Mais ils sont tous d'accord pour dire qu'ils ont été les victimes des "fils de bâtards"... Le Professeur Sanim Ben Abdellah, sociologue, déclare que la toxicomanie concerne un grand nombre de jeunes et d'adolescents. Il pense que nombreux parmi eux sont menacés par la "zalta" qui peut les envoyer en prison. Il remarque que les jeunes ne sont pas conscients du danger. La fragmentation sociale est l'une des principales causes. C'est confirmé par le Professeur Abdelmajid Zehaf, président de l'Association Tunisienne pour la Prévention de la Toxicomanie, qui déclare : "Je souligne le rôle de la famille qui oublie qu'elle a des enfants, et qui ne prend pas la responsabilité de les éduquer". Dans le même contexte, de nombreuses victimes de la toxicomanie, internées au centre gouvernemental Amal de Jabal Wassat, à Zeghouane et au centre d'assistance et d'écoute de l'Association Tunisienne pour la Prévention de la Toxicomanie à Sfax, ont dit qu'"ils souffrent", qu'"ils n'ont pas eu de chance", l'un d'entre eux a dit "mes parents ne m'ont pas offert d'éducation correcte". Un autre a encore dit : "J'ai essayé simplement parce que c'est interdit. Certains se droguent parce qu'ils vivent dans la pauvreté et que consommer des stupéfiants leur fait, comme ils le disent, "oublier toute préoccupation"... Et l'un d'eux déclare : "Après m'être drogué, je ferme les yeux. Je ne sens plus rien. Je ris, je ris, parce que je vois ma vie qui est si loin de moi". Un autre : "Quand je suis très en colère, et une fois que je me suis injecté de la drogue, je me sens relax".
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