Le chômage hante les diplômés des universités en Tunisie

2010-07-30

Les responsables de l'éducation s'efforcent de réduire les incertitudes que représente le marché du travail en Tunisie, mais les jeunes diplômés ont encore des difficultés à trouver un emploi.

Par Housa Trabelsi pour Magharebia à Tunis — 30/07/10

[Houda Trabelsi] Les étudiants de Tunisie travaillent dur, mais doivent faire face aux incertitudes du marché de l'emploi.

Les diplômés de l'université en Tunisie sont prêts pour les exigences de leur formation, mais doivent faire face à de gros problèmes pour trouver un travail dans leur secteur.

"La plupart des diplômés du supérieur sont encore au chômage ou ont commencé à travailler dans des domaines qui n'ont rien à voir avec leurs études", explique Hayet Et Beji, diplômée de l'Institut tunisien pour la conservation du patrimoine. "Ce qui a poussé le ministère de l'Enseignement supérieur à abandonner cette discipline, c'est qu'il n'y a aucun moyen d'intégrer ses diplômés sur le marché du travail."

Comme de nombreux autres étudiants, Et Beji a terminé ses études pour découvrir un marché du travail ravagé par la crise économique mondiale. La concurrence pour les emplois est si dure, explique-t-elle, que les candidats aux emplois de conservation du patrimoine doivent affronter la concurrence des diplômés issus d'autres formations.

"Outre les offres d'emploi très limitées dans le secteur de la conservation du patrimoine, le problème est que le ministère de la Culture n'embauche aucun diplômé, et que les étudiants sont en concurrence avec les diplômés en histoire", ajoute-t-elle. "De plus, la nomination de spécialistes en patrimoine est habituellement ouverte à de nombreuses autres disciplines, ce qui limite les possibilités pour les diplômés originaires de cette discipline."

Les spécialistes de la conservation du patrimoine éprouvent des difficultés propres, explique-t-elle, parce que "les initiatives privées dans le domaine de la conservation du patrimoine sont dès le départ vouées à l'échec, parce que les musées privés n'ont pas beaucoup de moyens".

Peu de choix s'offrent aux étudiants de Tunis. Ils déposent des demandes auprès du ministère de l'Education, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique après avoir passé le baccalauréat, et indiquent dix domaines dans lesquels ils souhaiteraient travailler. Mais en fin de compte, c'est le ministère qui décide dans quel secteur ils seront placés en fonction de leurs notes.

Les quelque 759 disciplines universitaires disponibles en Tunisie placent en priorité les disciplines à fort taux d'embauche. Mais même ces disciplines manquent de postes adaptés aux diplômés de l'université.

"Je n'ai trouvé aucun travail dans ma discipline, même pour une simple formation", a expliqué Rim Echabi, spécialiste en ingénierie et en design, qui a obtenu son diplôme en 2005. "Je l'ignorais et, comme la plupart des jeunes, je suis allée [travailler] dans les centres d'appels."

"La plupart des usines en Tunisie, comme les usines d'ameublement, par exemple, n'embauchent pas d'ingénieurs pour concevoir des modèles innovants ; elles préfèrent se contenter de modèles vus sur lnternet et de les imiter", explique-t-elle. "Et en Tunisie, nous ne disposons d'aucune usine qui conçoive ses propres produits. En général, elles importent tout, y compris les idées, puis les réutilisent sans penser à créer de nouveaux designs ni à trouver des spécialistes."

Le ministère a pris plusieurs mesures pour aider les étudiants à assurer leur passage de l'université au marché de l'emploi. Il a mis en place un centre national d'orientation des étudiants pour les nouveaux bacheliers en 2010 et leurs parents. Ce centre, qui répond aux questions sur l'orientation universitaire, fonctionnera du 15 juillet au 15 août au siège de la Cité des sciences de Tunis.

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Le ministère a également organisé des manifestations pour renseigner les nouveaux étudiants sur le marché du travail, les instituts d'enseignement supérieur, les caractéristiques des divisions universitaires et le contenu de leurs programmes, de leurs compétences et des services universitaires.

Des représentants des universités, des instituts d'enseignement supérieur, des bureaux des services universitaires, du ministère de la Formation professionnelle et de l'Emploi, des sections parallèles d'enseignement supérieur, des instituts d'enseignement supérieur privé et des guides dans les secteurs des médias, de l'orientation et du conseil ont tous participé à ces manifestations.

Azer Al Okbi, l'un de ces jeunes diplômés de l'université, reste sceptique quant à ces initiatives.

"Malgré les efforts déployés et continus pour élargir les champs des disciplines scientifiques pour offrir plus de possibilités d'emploi aux diplômés de l'université et assurer le cadre nécessaire dans différentes disciplines, alors que la Tunisie connaît de nombreux changements au niveau des grands projets, nous nous interrogeons sur l'avenir de certains diplômés, notamment dans les disciplines récemment créées, et sur le devenir de ceux qui n'ont pu obtenir d'emploi dans leurs disciplines scientifiques", a expliqué Okbi.

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comments

Anonymous En ligne 2010-07-30

"Comme de nombreux autres étudiants El Beji a terminé ses études pour découvrir un marché du travail RAVAGÉ par la crise économique mondiale". Quel mensonge! Ben Ali nous assure que la Tunisie contrairement au reste du monde a tenu tête à la crise mondiale. Dans son journal 'La Presse' des perroquets témoignent de la vérité sortie de la bouche présidentielle. De longs articles chantent le génie de Celui qui a prévu la crise avant qu'elle ne se déclenche et a pris des mesures préventives qui ont fait leur preuve. Un pied-de-nez au reste du monde! D'après 'La Presse': "Tout va très bien Madame la Marquise". Le 30 juin dernier le gouverneur de la Banque Centrale, Taoufik Baccar, y affirme sans rire:" La Tunisie a pu grâce à sa capacité d'anticipation prendre les dispositions nécessaires en temps opportun pour atténuer les effets de la crise, ce qui lui a permis de maintenir un taux de croissance positif". Dans le même numéro un autre chantre, Abdallah Kallel, Président de la Chambre des Conseillers, nous fait savoir que "notre pays a réussi à atténuer les effets de la crise à la faveur d’un ensemble de réformes sérieuses et de dispositions préventives prises par le Chef de l’Etat". Qui parle de marché du travail ravagé? Si c'est le cas, ce n'est pas en Tunisie. Il faut répéter ceci aux diplômés Tunisiens en chômage. La Tunisie se porte même mieux et organise des festivals à travers le pays pour danser la salsa. Des vedettes internationales viennent s'y remplir les poches comme l'année dernière Charles Aznavour à 600.000 euros la soirée. À la veille de la Révolution Française la reine Marie-Antoinette ayant entendu que le peuple n'avait pas de pain a rétorqué: Qu'ils mangent des brioches! Des diplômés sans travail? Qu'ils dansent la salsa! Ce n'est pas le temps qui manque.

تلميذ من ثانوية إبن الهيثم بسوق الأحد. قبلي. تونس En ligne 2010-07-31

Quelle est notre faute à nous les étudiants quand le travail maintenant passe par le favoritisme (épaulement) comme nous le disons dans notre dialecte. Par exemple, je fais encore mes études, en quatrième année de secondaire. J'aime mes études. Mes résultats sont excellents. Mais la question est, est-ce que l'amour de ces études continuera, quand je vois ma soeur, qui a eu son diplôme avec mention il y a deux ans et qui est au chômage, ou quand je vois mon frère qui est diplômé mais aussi au chômage. Pour résumer, les membres de ma famille sont brillants mais... Quel utilité, si ils ne travaillent pas ? Mon voisin a eu son diplôme il y a sept ans, mon cousin aussi... Si je compte tous ceux qui sont au chômage, je ne pourrai pas arrêter d'écrire. Mais Dieu nous est Suffisant, nous, tunisiens diplômés au chômage, sans être épaulés !

aya En ligne 2010-08-02

c'est vrai il y a pas d'opportunités d'emplois. je suis diplômé et je suis inquiet aussi comme beji.

SUPPLIED En ligne 30 il y a plusieurs jours

EVITER LA CRISE FINANCIERE, CE N'EST PAS GRACE AU PRESIDENT MAIS A UN CITOYEN TUNISIEN QUI TRAVAILLE DANS LES SERVICES FINANCIERS AU ROYAUME UNI MERCI. Et concernant les opportunités d'emploi elles sont nombreuses et vous devez vous montrer actif et réfléchir vite et bien pour avoir un travail.

Mehdi En ligne 30 il y a plusieurs jours

Je pense que l'analyse de cet article fournit est tout à fait erronée. La crise mondiale n'est pas la source du chômage. Une petite recherche sur Google vous montrera que, en 2007 le taux de chômage en Tunisie était de 14,1%. C'était avant la crise mondiale. Actuellement, c'est près de 15%. Oui, une augmentation de 0,9% est beaucoup (environ 93.000 de personnes), mais il était encore plus élevé dans les années 1990 (environ 16%). Je suppose que l'éclatement de la bulle immobilière aux États-Unis a également causé cela? La source réelle du chômage vient de la conspiration à court terme des politiciens différents. Je veux souligner que c’est à court terme, parce que leurs conspirations marche sur un plan de 5-10 ans à dépouiller le pays d'autant de richesses que possible. C'est très difficile à comprendre pour les personnes ayant des intérêts altruistes. Si vous regardez tout le potentiel de la Tunisie et vous assumez que tout le monde est altruiste, alors la seule explication pour le chômage peut être des facteurs externes. Mais, ce n'est pas le cas. Le système politique est mis en place afin d'éliminer toute personne qui n'est pas complices de la corruption - càd, user un bureau politique aux fins personnelles. Ceux qui ont un intérêt dans la corruption expulser toute personne qui n'agit pas conformément à leurs dispositions. En conséquence, l'exploitation des ressources naturelles, qui devrait appartenir à l'ensemble du pays, est contracté à des sociétés étrangères à des prix inférieurs au marché juste pour les politiciens peuvent siphon de l'argent. C'est plus rapide que d'attendre les 10-20 années nécessaires pour éduquer la population et développer l'industrie durable et rentable.

khaled En ligne 29 il y a plusieurs jours

Je ne suis pas d'accord avec anonymous que le président de la tunisie a fait avorter à lui seul la crise financière en tunisie ce qui est vrai c'est qu'il y a un tunisien qui avait des connaissances dans le milieu des finances mondiales qui a écrit des choses au sujet de ce problème et que le président et les conseillers ont pris cette alerte au sérieux et qu'ils ont su traiter cette catastrophe avant qu'elle n'arrive. C'est un des problèmes qui se trouve résolu mais pourquoi est-ce que les tunisiens se plaignent toujours de leurs vies quand elle est aussi douce qu'elle peut l'être grâce à tous les plans mis en place par le président si vous pensez sérieusement à travailler ou à fonder une affaire en tunisie le système s'évertue à se montrer accommodant...la prospérité est mère de la nécessité et plus la pauvreté

شاب تونسي En ligne 29 il y a plusieurs jours

En réalité, les taux de chômage ont augmenté de manière significative en Tunisie parmi les jeunes. Il a toutefois atteint ce niveau durant l'Année Internationale de la Jeunesse 2010, que la Tunisie se vante de représenter à un moment où le chômage hante l'esprit des jeunes tunisiens. Alors combien de temps cette arnaque de l'opinion publique tunisienne continuera-t-elle, avant qu'enfin les jeunes ne puissent tirer des profits ? 54% des jeunes sont en proie à la confusion et à la crainte, d'attendre vraiment très longtemps. Combien de temps le chômage hantera-t-il notre jeunesse brillante et quand épargnera-t-il nos étudiants moyens ???

Essid En ligne 28 il y a plusieurs jours

À Khaled: Tout d'abord, vous avez mal compris le commentaire écrit par Anonymous. Il devrait être assez évidente qu'il parle sarcastiquement. En ce qui concerne le reste de votre commentaire, étiez-vous jamais en Tunisie? Connaissez-vous quelqu'un en Tunisie? En regardant votre commentaire, il semblerait que vous ne savez rien de la Tunisie. Je suis à moitié tunisien. J'ai passé beaucoup de temps en Tunisie. J'ai même essayé à trois reprises d'ouvrir une entreprise en Tunisie pour que mon cousin puisse la gérer pour moi. Permettez-moi de vous assurer que le système ne se plie pas en quatre pour vous accueillir. Si vous ne me croyez pas, vous pouvez vérifier la multitude d’autres commentaires où les gens se plaignent de la corruption à tous les niveaux du gouvernement. Selon mon expérience personnelle, pour inscrire mon entreprise j'avait besoin de soudoyer les fonctionnaires, pour la faire réussir une inspection des autorités j'avais besoin de soudoyer quelqu'un et pour garder l'entreprise ouverte, j'ai dû continuer à soudoyer ces fonctionnaires et les autorités. Il y avait quelqu'un qui étais certainement plié! Pendant ces trois tentatives, je n'ai vu aucune amélioration et aucun changement. Tout le monde sait que peu importe les lois adoptées par de marionnettes du président au parlement, les réseaux de patronage du président ont préséance sur toute législation. En outre, tous les indicateurs réels montrent que la Tunisie n'a point échappé à la crise. Toutefois, la crise mondiale n'a fait qu'accentuer notre crise déjà bien développée. Le taux de chômage (15%) de 2007 montre à quel point nous étions démunies.

abou fahd En ligne 27 il y a plusieurs jours

Un nouvelle plateforme d'expression de vos points de vue, à destination de tous les tunisiens à l'extérieur comme à l'intérieur du pays, est maintenant en place grâce à internet qui a rendu cela possible, de nouveaux programmes qui puissent aider la communauté vivant à l'étranger à avoir plus de poids sur ce qu'il se passe en tunisie sont également sur le point d'être créés. ce qui reste de tout cela c'est que les citoyens importants qui sont à l'étranger devraient diriger eux-mêmes les consulats et les ambassades, cela économisera des millions de dollars dans les trésoreries et cela formera des experts en communication et des panels de spécialistes qui n'ont pas d'emploi actuellement et seront ainsi reconnus par le gouvernement, je suis sûr que leur contribution à la résolution du chômage sera très importante parce qu'ils ne penseront pas à leurs propres intérêt mais à donner des avis impartiaux sur les fraudes incalculables ou sur les améliorations futures à apporter à ce que nous avons déjà.

Pablo En ligne 27 il y a plusieurs jours

La crise mondiale touche tous les secteurs et tous les pays. Le chomage n est pas une specificite Tunisienne, mais un probleme mondial. Il faut arreter de critiquer et travailler . Les jeunes aujourdhui ne veulent que consommer depenser , mais ils oublient que leurs parents ont travaille dur pour leur offrir des etudes. Demandez l avis a ceux qui prives d etudes ont appris des metiers nobles : menuisiers, bouchers, ....ils vivent bien, et la crise ils ne connaissent pas. Grace a Dieu la Tunisie , avec la claivoyance de son president est un pays moderne avec une jeunesse eduquee. Vive la Tunisie

Makasa En ligne 27 il y a plusieurs jours

Seule la démocratie peut résoudre ce problème

Essid En ligne 23 il y a plusieurs jours

À Pablo: Il ya une grande différence entre le taux de chômage de la Tunisie et, par exemple, les Pays-Bas. Donc, oui, le chômage est un problème mondial, mais sa gravité est un indicateur de conditions spécifiques à l'intérieur d'un pays. Autrement dit, le chômage en Tunisie est due, entre autres facteurs, à la corruption, au manque de transparence et à la copinage. Et, le Président Ben Ali, sa famille et sa cohorte sont certainement impliqués dans ces facteurs. Les réseaux de patronage sont mis en place et les bénéficiaires ne veulent pas voir des changements à l'exception d’encore plus d’argent dans leurs poches. C'est pourquoi il est impossible pour les jeunes d'accéder à un marché du travail lorsque les politiciens et les fonctionnaires arrachent si farouchement chaque sou de chaque entreprise sur terrain qui pourrait être utilisé pour créer des nouveaux emplois. À ce titre, votre condamnation des jeunes est insultante. Ce n'est pas la paresse lorsque vous voyez que la somme d'efforts qu'il faudrait pour percer sur les patronage et la probabilité significative que vous n’auriez pas du succès vous faites croire qu’il ne vaut la peine. Et, l'utilisation de «métiers nobles» comme élément de preuve est anecdotique. Si vous voulez la preuve, demandez les menuisiers et les bouchers que vous citez ci-dessus s'ils sont satisfaits du système politique. Demandez combien de personnes ils doivent soudoyer fait pour garder leurs entreprises ouvertes. Demandez s'ils ont connu la crise. Je vous assure que leurs paiements au fonctionnaires corrompus sont élevés, que beaucoup d'entre eux sont insatisfaits du système politique, et que leurs ventes sont en baisse avec la crise.(Regardez sur ce site sur les prix des alimentaires en Tunisie qui monte en flèche.)

abou fahd En ligne 22 il y a plusieurs jours

Nous essayons toujours de blâmer quelqu'un d'autre quand les choses empirent, oui il existe encore de la corruption et du marché noir en tunisie si vous voulez qu'un job soit fait. Je ne suis pas d'accord avec essid en ce qui concerne le président ou sa famille qui vont acquérir certaines affaires pour légitimer l'entreprise, ces gens ne pourront pas diriger la dite entreprise à eux seuls alors ça n'a pas de sens de les attaquer car il faudra qu'ils paient des impôts, ou est-ce que vous préféreriez que ce soit un étranger qui les dirigent. oui le coût de la vie a augmenté mais aussi les salaires et le revenu minimum, les pensions si vous payé des timbres ou pas, ainsi que les activités des aides sociales des organisations tunisiennes impliquées dans la distribution d'argent et de colis aux personnes moins aisées.

Essid En ligne 18 il y a plusieurs jours

À Abou Fahd- Je suis désolé, mais vous semblez être mal informés au sujet du président de la Tunisie. 1) il a vendu à peu près la moitié des entreprises nationales travaillant dans le pétrole et le gaz à des entreprises privées européennes. Donc, oui ou non, si je trouve important que les étrangers dirigent les entreprises nationales, ils le font certainement. 2) Les Trabelsis et les Ben Alis ont grandement bénéficié de la privatisation de beaucoup d’entreprises et de propriétés d'État. Ce qui a autrefois appartenu aux tunisiens appartient maintenant auxTrabelsis et aux Ben Alis. 3) On a signalé que plus de 12 milliards de dollars ont disparus directement à cause de la famille du président. Toutefois, le problème est beaucoup plus complexe que cela. Si vous regardez la police de la Tunisie, la Tunisie a 15-20 fois le nombre de policiers par habitant que n’importe quel pays occidental, pourtant la police tunisienne sont très peu salariés. Cela fonctionne pour le bénéfice de l'élite politique car quand la possibilité de faire ce qui est juste au lieu de ce qu’ils sont ordonner et qui leur donnera une meilleure occasion pour voler, ils choisissent presque toujours le deuxième. C’est aussi vrai pour toute la structure bureaucratique du pays. Ce sont les réseaux dont j'ai parlé avant. La position du fonctionnaire ou un politicien n’est pas toujours bien salarier, mais en devenant complice du système vous êtes fourni l'occasion de voler et d'opprimer. Ben Ali ne peut pas être au courant des détails précis de chaque action de corruption, mais la structure pyramidale qu'il a mis en place afin de piller le pays est certainement responsable.

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