Les femmes politiques marocaines face au problème persistant de l'inégalité des sexes
2009-06-10
En dépit des efforts visant à multiplier le nombre de candidatures féminines, la représentativité des femmes aux élections locales est encore insuffisante.
Par Siham Ali pour Magharebia à Casablanca – 10/06/09
![]() [Mawassi Lahcen] A deux jours des élections locales au Maroc, les femmes candidates font encore face à de nombreux problèmes. |
Les femmes ne bénéficient toujours pas du niveau de représentation souhaité aux élections locales au Maroc, en particulier sur les listes électorales des partis politiques.
Les chiffres publiés par le ministère de l'Intérieur montrent que le pourcentage de femmes candidates sur les listes ordinaires est passé de 4,8 pour cent en 2003 à 15,7 pour cent cette année. Mais seuls 3,4 pour cent des candidats inscrits sur les listes ordinaires sont des femmes.
Fatna Lakhail, députée et candidate du Mouvement Populaire dans la circonscription de Gharb, a expliqué à Magharebia qu'il s'agit d'un important problème au Maroc. Elle estime qu'aussi longtemps que les mentalités des gens ne changeront pas, les femmes ne pourront espérer une plus forte présence sur la scène politique.
"Même au sein des partis politiques, on regarde les femmes superficiellement, à l’instar de ce qui se passe dans la vie quotidienne", a-t-elle expliqué. "Je ne pense pas qu’une solution existe à ce phénomène. Dans mon parti, je suis la seule femme en tête d’une liste ordinaire. A l’Istiqlal et l’USFP, on note la même chose."
Elle affirme que le même scénario s’est produit lors des élections législatives. Hormis l’élection de trente femmes dans le cadre des quotas instaurés par la loi, quatre femmes seulement ont été élues sur les listes locales.
Fouzia Gudira, membre de l'USFP, se déclare plus optimiste. Une prise de conscience du rôle des femmes dans les instances élues commence à se faire jour, explique-t-elle. Mais les progrès réalisés grâce aux listes supplémentaires sont encore loin des attentes des femmes qui aspirent à l'égalité, ajoute-t-elle.
Khadija Rebbah, coordinatrice du Mouvement Un Tiers – un groupement mis en place par l'Association démocratique des femmes marocaines, dont les exigences portent sur le renforcement de la représentativité des femmes en politique par l'instauration d'un système de quotas – explique que son mouvement aurait aimé voir un pourcentage supérieur de candidates afin qu'elles puissent bénéficier d'une partie des voix plus importante.
"Les femmes doivent néanmoins positiver, car le chiffre de 15 pour cent est satisfaisant", a-t-elle déclaré à Magharebia. "Notre collectif a envoyé une lettre au ministère de l’Intérieur réclamant le classement des femmes dans les listes ordinaires afin de pouvoir juger la position des partis politiques en ce qui concerne la représentativité des femmes."
Toujours pointés du doigt, les dirigeants des partis politiques tiennent à défendre leur position. Ils soulignent qu'il est difficile de trouver assez de femmes candidates capables de remporter des sièges lors des élections.
Un fait que confirme Saad Eddine El Othmani, secrétaire général du bureau national du Parti pour la Justice et le Développement. "Les femmes sont plus attirées par le mouvement associatif que par la politique", explique-t-il. Selon lui, les élections communales de 2009 constituent un bon point de départ pour inciter les femmes à s’engager dans la vie politique.
"Les discours des responsables des partis politiques autour de l’importance de la représentativité féminine diffèrent de la réalité des calculs électoraux", explique Fouad Madani, professeur de relations politiques. "Tous les partis choisissent des candidats qui garantissent le maximum de sièges. Peu de femmes répondent à ce critère. Du coup, on les met dans les derniers rangs des listes électorales."
Les femmes candidates présentées par les partis éprouvent des difficultés à se faire un nom au sein-même de leurs partis, ajoute-t-il. Toutefois, "il faut en premier lieu faire un effort auprès de la population qui continue de croire au leadership des hommes pour que les partis politiques soient encouragés à accorder aux femmes la place qu’elles méritent."







SIMO En ligne 2009-06-11
HOMMES...FEMMES...PEUT IMPORTE. CETTE MASCARADE MAROCAINE N'AURA DE SENS UN JOUR QUE LORSQUE LES "INSTRUCTIONS VENUES D'EN HAUT" SERONT ABOLIES UNE FOIS POUR TOUTE... QUAND UN MAIRE "ELU" DE LA PLUS GRANDE VILLE DU PAYS SIGNE UN CONTRAT "ASSASSIN" POUR LA MAJORITE DE LA POPULATION.( comme celui des parckmetres et des horodateurs de malheur...)..CAR IL AURAIT TOUT SIMPLEMENT "RECU DES INSTRUCTIONS D'EN HAUT" POUR LE FAIRE...ALORS LA.. TOUT LE RESTE N'EST COMEDIE DE MAUVAIS GOUT..ET FOLKLORE DEBILE...ET RIDICULE..
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