Les cours particuliers en forte progression en Algérie à l'approche des examens
2009-05-28
La demande pour des leçons particulières en Algérie augmente chaque année à l'approche des examens. Les parents considèrent que c'est un moyen d'améliorer les chances de leurs enfants, mais les officiels mettent en garde contre des programmes d'apprentissage déréglementés.
Par Said Jameh pour Magharebia à Alger – 28/05/09
![]() [Said Jameh] Boubekeur Benbouzid, Ministre algérien de l'Education, dit que le Gouvernement va sévir contre les programmes d'éducation élémentaire non autorisés. |
De plus en plus d'élèves algériens se mettent en quête de cours particuliers après les heures de classes alors que s'approchent les examens de fin d'année. Cet enseignement informel ne se limite pas à la préparation pour le Baccalauréat ; de nombreuses familles paient les services d'un tuteur pour leurs enfants qui sont à l'école élémentaire ou moyenne. .
Des professeurs, dans des matières variées, proposent des cours privés ou de "soutien", afin d'augmenter les connaissances des élèves et pour stimuler leur potentiel lors des examens.
De telles leçons sont prônées et arrangées au cours des heures de classe, et sont souvent données au domicile des enseignants ou dans des salles louées pour accueillir 15 élèves à la fois.
L'école est gratuite en Algérie, mais de nombreux parents choisissent d'allouer un budget séparé pour un enseignement supplémentaire. Certains se plaignent du prix élevé des leçons, mais cèdent à la pression de leurs enfants.
Ces jours-ci, en Algérie, le sujet de la préparation des examens est sur toutes les lèvres ; les examens de l'école élémentaire se sont achevés mercredi 27 mai, suivis par les épreuves de l'école moyenne le 21 juin, et par le début du baccalauréat le 7.
Le Ministère de l'Education Nationale a également évalué la question des cours particuliers. Il déclare que les écoles publiques font de leur mieux pour s'assurer que les élèves atteignent les résultats scolaires escomptés.
Les responsables regrettent le phénomène croissant des cours particuliers, particulièrement au niveau de l'école élémentaire, pour son impact potentiel sur l'éducation des enfants.
En conséquence, Boubekeur Benbouzid, Ministre de l'Education, a annoncé le 20 mai que le Gouvernement prendrait des sanctions disciplinaires contre les enseignants qui donneraient des cours particuliers aux élèves de l'école élémentaire.
Le Ministère a lancé son propre programme périscolaire en janvier, les écoles assurant des cours le lundi et le mardi après-midi moyennant finances.
Cette initiative vise à réguler le secteur de la préparation des examens, en s'assurant que les élèves reçoivent un apprentissage en conformité avec le programme ministériel.
Les parents ne semblent pas préoccupés à l'idée que leurs enfants puissent passer du temps dans des leçons particulières, tant que ces dernières viendront renforcer leurs connaissances et les aideront à obtenir les examens.
Djamila, femme au foyer dont la fille va passer le bac, est convaincue que les leçons auront l'effet désiré. "L'argent ne m'inquiète pas autant que la réussite de ma fille", dit-elle à Magharebia.
Yacine, professeur d'histoire dans le secondaire, dit qu'il a donné des cours particuliers depuis plus de deux ans, pour gagner un revenu supplémentaire et améliorer son niveau de vie.
"Le salaire que je reçois couvre mes besoins pour seulement 15 jours, j'ai alors dû offrir des cours particuliers aux élèves qui en avaient besoin" , dit-il à Magharebia. Il suit pourtant minutieusement le programme car "c'est là-dessus que les élèves seront interrogés".
Mohamed Guidji, président du comité d'éducation à l'Assemblée Populaire Nationale, pense que ce suivi du programme est d'une importance capitale. Il dit à Magharebia que si l'objectif des cours particuliers est de donner la possibilité aux élèves d'acquérir plus de connaissances, ils doivent s'en tenir rigoureusement aux leçons enseignées dans les institutions publiques. Selon Guidji, la croissance des sessions particulières exige une nouvelle loi permettant de réguler la pratique et d'éviter la corruption.







algeriano En ligne 2009-05-28
Je ne suis pas sûr que le problème du gouvernement ne soit pas plutôt que les enseignants particuliers paient des impôts sur les revenus gagnés, et non ce méli-mélo au sujet des programmes. Le seul problème qui me gêne est qu'un professeur puisse pousser son élève à prendre des cours privés alors qu'ils sont en train de leur faire la classe. Il ne me semble pas éthique pour un prof de faire ça. Je ne pense pas non plus que ce que font les professeurs puisse leur assurer un train de vie décent. Alors, qui est-ce qui devrait être blâmé pour tous ces problèmes auxquels nous devons faire face ?
جمال الدين من الجزائر En ligne 2009-05-30
Vous devriez savoir M. le Ministre que les cours à distance sont simplement devenus un outil pour que les étudiants obtiennent un niveau et des diplômes qu'ils ne méritent pas. Ceci parce qu'ils sont assistés par des professeurs pour répondre aux questions avec en retour bien sûr de l'argent. Le plus étrange est que lors des convocations aux examens, un professeur spécialisé avait été loué pour dicter les réponses aux candidats (cela s'est passé il y a quelques jours). Et dans ce cas, ce sont ceux qui n'ont pas écrit ces réponses qui n'ont pas obtenu l'examen. Je vous informe M. le Ministre que j'ai 60 ans. Je suis enseignant à la retraite. Ma femme est professeur et donne des cours particuliers aux élèves des lycées. Toutefois, les cours pour l'enseignement à distance ne sont pas préparés et les élèves ne peuvent rien apprendre. Il n'y a que les examens qui soient préparés pour eux, pour qu'ils y répondent et les envoient. Enfin, j'ai informé monsieur le Ministre pour soulager ma conscience. Bien à vous.
Anonymous En ligne 2009-06-05
C'est bien, ils institueront des cours privés qui les aideront lors de l'examen. Je prends également des cours à 1025 dinars.
ali En ligne 2009-09-24
Au nom de Dieu, Dieu soit loué. Dans chaque classe, il y a 50 élèves. Le temps passé en classe ne dépasse pas 1,5. pour que tous les élèves puissent saisir les explications du professeur et la leçon ? Si le salaire mensuel d'un enseignant ne dépasse pas 30 000, qu'il loue une maison à 10 000... est-ce qu'il n'a pas le droit à un revenu supplémentaire ? Sincèrement, vous ne pouvez faire de reproches à personne pour ça. Les élèves sont nos fils, les professeurs sont nos tuteurs. Tout ce que nous pouvons dire, c'est qu'on devrait revoir les structures éducatives. Nous demandons aussi aux officiels de respecter les ordres du Seigneur des serviteurs. Les serviteurs sont les enfants de Dieu.
مفيدة En ligne 23 il y a plusieurs jours
Je suis élève au baccalauréat. Je me suis inscrit à des cours particuliers. Nous ne comprenons pas les cours à cause du trop grand nombre d'élèves - 52 élèves. Nous devons donc nous tourner vers les soutiens scolaires. Quand le professeur constate que le nombre d'élèves est en augmentation, il n'enseigne plus.
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