Les groupements politiques algériens cherchent des alternatives

2009-04-17

Plusieurs groupements politiques algériens ont boycotté la récente élection présidentielle, mais à la suite de la victoire de Bouteflika, ils doivent maintenant se mettre en quête d'un nouveau plan.

Par Said Jameh pour Magharebia à Alger – 17/04/09

[Getty Images] Le politicien algérien Hocine Ait Ahmed soutient l'idée de la création d'un nouveau bloc.

Le succès radical obtenu par le Président Abdelaziz Bouteflika lors des élections du 9 avril a pressé plusieurs partis et personnalités politiques à repenser leurs stratégies et à réfléchir à de nouvelles manières de peser dans l'arène politique.

Après le boycott des élections en particuliers, certains groupes politiques s'inquiètent maintenant que leurs voix ne soient marginalisées. Ils pensent ne pas pouvoir, individuellement, peser suffisamment face au pouvoir dirigeant.

Hocine Ait Ahmed, leader du Front des Forces Socialistes (FFS), appelle les groupements comme les politiciens individuels à "se donner la main dans le cadre d'un bloc".

Ahmed déclare que la scène politique actuelle en Algérie est occupée exclusivement par les pouvoirs nationaux, islamiques et troskistes.

"Il est temps de rallier toutes ensemble les forces démocratiques en formant un bloc qui pourra offrir une alternative aux pratiques politiques", dit-il.

Said Saadi, leader du Ralliement pour la Culture et la Démocratie (RCD), a acceuilli favorablement cette idée, soulignant la nécessité de poser immédiatement les fondations de ce ralliement, en cristallisant les idées communes et en esquissant une feuille de route par laquelle il pourra promouvoir son programme.

Ahmed Ben Bitour, qui avait occupé le poste de Premier Ministre pendant moins d'un an, au cours du premier gouvernement de Bouteflika en 1999, a dit qu'il était prêt à rejoindre ce nouveau bloc s'il était fondé, et quand il le serait. Il a même déclaré :"En fait, il devrait s'étendre pour englober toute l'opposition, sans égard pour les orientations différentes de chacun".

Les observateurs s'interrogent toutefois sur la possibilité de fonder ce nouveau bloc global, en raison de la réalité sur le terrain. Ils sont nombreux à affirmer que les différences entre ces groupes politiques, notamment au niveau des plateformes et des idéologies, pourraient entraver cette initiative.

Lorsque Ahmed a lancé cet appel, il dit avoir réalisé qu'il y aurait des obstacles sur la route d'un tel groupement, mais il ajoute "Nous comprenons la nécessité de dépasser ces obstacles".

Dans une interview au journal Al Watan accordée le 14 avril, Ben Bitour dit que la réussite de cette initiative "dépend de la capacité de préparation des partis à abandonner l'action politique individuelle pour se fondre pleinement dans ce bloc".

Les dernières élections, que Bouteflika a remporté avec plus de 90% des votes, a créé un dilemne au sein des partis politiques en Algérie, dit l'analyste politique Slimane Hammiche. "Les élections ont eu pour résultat un président pour la république", déclare-t-il. Mais il ajoute que ces élections n'ont pas formé pour autant une base politique. Il en découle toutefois que Bouteflika est le seul à avoir le droit de parler au nom du peuple algérien.

"La formation de ce bloc est une question de vie ou de mort" pour les autres groupes politiques, dit Hammiche, "c'est une question de survie pour eux".

Ils n'ont pas d'autre choix que de "se réunir, de dépasser leurs différences et de s'asseoir ensemble autour d'une table pour trouver certaines bases communes", ajoute-t-il enfin.

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comments

Mohand Salah Tahi En ligne 2009-04-18

En dépit de leur vantardise concernant la démocratie, ceux qui ont dirigé l'Algérie depuis l'indépendance du pays en 1962 n'ont jamais cru en la démocratie, parce que la démocratie ne pourrait pas défendre leurs étroits intérêts. Pour eux c'est une constante violence et instabilité qui peut leur permettre de continuer à piller la richesse de l'Algérie. Ils se sont enveloppés dans le manteau de l'idéologie arabe-islamique en tant que légitimité les autorisant à perpétuer leur domination, tout en luttant avec l'Occident pour le convaincre que leur régime est laïc et démocratique. Et tout en clamant être laïc, ils ont fait tout ce qu'ils pouvaient pour renforcer les islamistes afin While claiming to be secular, they have been doing everything they could to strengthen the Islamists in order d'affaiblir les forces laïques et démocratiques. La constitution de février 1989 avait interdit les mouvements politiques appuyés sur le religieux, mais le premier parti à être légalisé par les preneurs de décision un mois plus tard était le Front Islamique du Salut (FIS), qui a remporté les élections locales de 1990 et le scrutin parlementaire de 1991, qui a servi pour les décisionnaires de prétexte pour revenir à la case départ et étouffer toutes les activités politiques en abandonnant les élections et a déclarer un état d'urgence qui est toujours en vigueur après 17 ans. Les services de renseignement du pays ont infiltré les forces démocratiques crédibles et ont travaillé à les miner de l'intérieur en créant constamment des factions dissidentes. Pour moi, toute tentative d'unir ensemble les forces démocratiques sera finalement vouée au même destin. Plus de 45 années d'idéologie arabo-islamique a anéanti la culture démocratique morte-née et expose maintenant l'Algérie à une bombe à retardement et à un tremblement de terre qui, une fois encore, ne feront qu'approfondir la misère des algériens ordinaires. Il n'y a qu'une seule authentique démocratie : celle qui assure la justice et les droits de l'Homme et qui maintient la religion entre les murs des mosquées et des églises.

B. Fateh En ligne 2009-04-18

Bonjour. Comme chaque démocrate d'opposition, je ne peux que être pour cette initiative, qui rassemble les forces de la gauche, démocratique et républicaine. Il faut absolument faire face à un système qui a ruiné la démocratie en Algérie, on ne veut plus d'éléction truqué, ni de président élu par la fraude. Vive la république algérienne démocratique et populaire.

courant d'air En ligne 2009-04-20

bnjr a toute l'equipe du jourmal elm juste por vo dir ke notre chére Algerie n'a jamais connu un président élu plutot fabriké c dommage a part notre pe re Boudiaf merci vous mourez pa trankil ls casseur d la démocratie

koka En ligne 2009-04-20

Nous sommes dans une situation la pire depuis l'independance.nous n'avons pas 36000 chemins, ou se prendre en charge , là c'est pas facile un travail monstre nous attend et à savoir si la situation est toujours reversible,le cas contraire il se produira une somalisation (somalie) de l'algérie , et croyez moi le prix à payer sera cher .soyons responsable pour une fois dans notre histoire marqué que de rattage des opportunités. c'est une honte vis à vis de nos enfants de leurs léguer un si lourd et irreparable fardeau.

الدكتور علي زغدود رئيس حزب التجمع الجزائري En ligne 2009-07-13

Il n'y a pas d'alliance entre les partis en Algérie hormis l'alliance entre trois partis. Ces trois partis au pouvoir dans le pays, au nom du programme présenté par le président de la république. En ce qui concerne les autres, il y en a plus de 23, certains soutiennent le président de la république. Ils se tiennent hors du jeu politique. Il n'y a aucune alliance entre eux. Cela a rendu la vie politique en Algérie somnolente,assoupie. En conséquence, en Algérie, les débats politiques se sont effondrés contrairement à ce qu'il se passait avant, au début du pluralisme partisan. Nous demandons en conséquence aux partis de faire des alliances comme c'est le cas dans certains pays du Maghreb.

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