Une conférence au Maghreb se penche sur les problèmes des femmes handicapées
2009-03-12
Les femmes handicapées doivent souvent endurer handicaps physiques et discrimination. Un forum d'un type nouveau organisé à Tripoli a abordé cette question et tenté de trouver des solutions appropriées.
Par Jamel Arfaoui pour Magharebia à Tripoli – 12/03/09
![]() [Jamel Arfaoui] Des spécialistes du Maghreb se sont rassemblés à Tripoli, en Libye, pour discuter des problèmes rencontrés par les femmes souffrant de handicaps. |
A l'occasion de la première conférence de ce type organisée au Maghreb, des militants des droits de l'Homme et des membres de plusieurs ONG se sont récemment retrouvés en Libye pour lancer un plan d'action destiné à aider les femmes handicapées à se réinsérer dans la société sans discrimination ni obstacles.
L'Association caritative libyenne Waatasemu, en coopération avec la Ligue Générale Libyenne des Handicapés, a organisé une conférence de trois jours à Tripoli, vendredi 6 mars, pour discuter des problèmes que rencontrent les femmes souffrant de handicaps et de leurs vies quotidiennes.
"L'augmentation du taux de chômage, les faibles salaires, la difficulté à accéder aux soins médicaux, la rareté des possibilités d'éducation, le manque de services et de programmes destinés aux femmes handicapées, et le danger toujours plus grand d'une exposition à différentes formes de violations physiques, psychologiques et sexuelles, sont les défis auxquels sont confrontées les femmes handicapées du Maghreb", a déclaré Bassam Aisha, un spécialiste libyen des questions humanitaires.
Il a indiqué que la conférence avait parfaitement établi ces difficultés et que les participants avaient pu proposer des suggestions pour mettre un terme à leurs conséquences néfastes.
Le nouveau plan d'action, baptisé "Approche de Travail de Tripoli", encourage la société à respecter et à préserver la dignité humaine des femmes handicapées du Maghreb, à respecter leur liberté et leur droit à l'auto-détermination. Il appelle également à respecter leurs particularismes et leur indépendance individuelle.
Ce plan vise également à promouvoir les droits des femmes à la protection contre toutes les formes de discrimination et leur participation pleine et entière à la société.
Aisha Kadhafi, fille du leader libyen Moammar Kadhafi et secrétaire générale de l'Association Waatasemu, a annoncé un programme destiné à mettre un terme aux violences envers les femmes en Libye.
Ce plan, a-t-elle expliqué, comporte trois volets : la mise en place d'un numéro de téléphone (15-15), que les femmes libyennes peuvent appeler pour signaler des cas de violence ; la création d'une unité de policières libyennes ; et la création d'un club et d'un centre culturel destiné aux femmes de Libye.
Cette conférence proposait également plusieurs ateliers qui ont permis aux femmes du Maghreb de faire valoir leurs expériences et d'échanger des idées.
"Il s'agit d'expériences ayant connu différents succès, dans la mesure où certains pays du Maghreb sont déjà avancés dans ce domaine", a expliqué Aisha Zinay, spécialiste algérienne des questions liées aux droits des femmes. "Nous pouvons bénéficier des expériences de surveillants de différents programmes pour handicapés."
Wided Tounzi, une Marocaine atteinte de surdité, a donné son avis sur cette conférence.
"J'ai pu présenter une image positive des femmes souffrant de handicaps", a-t-elle expliqué. "J'ai expliqué aux participants qu'avec une forte volonté et un grand sérieux, nous pouvons surmonter nos handicaps."
Magharebia a appris de sources officielles libyennes qu'une autre rencontre entre spécialistes du Maghreb aurait lieu à Tripoli dans trois mois. Cette réunion adoptera les recommandations de la précédente rencontre et chargera l'Association Caritative Waatasimu et la Ligue Générale Libyenne des Handicapés de rédiger un plan d'action et de préciser les mécanismes de surveillance et de suivi.







عبدالمنعم فوزي En ligne 2009-05-19
Eveillez-vous. Sommes nous vraiment la meilleure nation qu'ait pu connaître un peuple ? Cette question peut être critiquée par certains et provoquer d'autres. Toutefois, avec la propagation de la violence, de la cruauté et de l'arriérisme parmi nous, cette question est devenue logique et importante. La cause de cela, c'est que nous sommes des gens pour lesquels la cruauté est devenue partie intégrante de notre personnalité, de notre nature et de notre quotidien. Maintenant elle est exercée quotidiennement sans même que cette cruauté ne soit ressentie ou même seulement reconnue par ceux qui s'en rendent coupables. Le problème, c'est que la plupart de ces gens ont du pouvoir parmi nous. Nous ne ne devons plus qu'obéir à leurs ordres oppressifs et qui sont injustes à notre encontre et seulement en raison de la peur que soient utilisés les pouvoirs et les prérogatives qui leur ont été conférés contre nous, si nous ne devions pas être d'accord avec eux et que nous devions nous opposer à eux. Le problème, c'est aussi que lorsque l'on se plaint de la cruauté exercée par les autres à notre encontre, nous sommes, nous, tout aussi cruels envers les autres - en particulier ceux qui nous sont proches, pas seulement en utilisant des paroles abusives et des actions inappropriées, mais en comprenant mal autrui, en doutant de lui dans ses paroles et dans ses actions. Nous sommes devenus actifs dans la critique, dans les abus des autres et dans les doutes que nous avons les uns des autres. Au cours de mes études aux Etats-Unis d'Amérique, où j'ai travaillé sur la manière de préparer des leaders à gérer un journal, pour pouvoir faire des profits et le faire réussir, et pour apprendre comment faire une presse sublime et distinguée, j'ai été impressionné, secoué et j'ai espéré voir mis en oeuvre dans notre pays ce que j'ai vu, et pas seulement ce que j'ai pratiqué et étudié, mais également ce que j'ai pu remarquer quand je me trouvais dans un transport public dans l'état de Pennsylvanie. Le chauffeur s'est arrêté devant une des stations, il a ouvert la porte avant et a abaissé une manette. Alors il s'est levé rapidement vers le siège avant, l'a élevé, est retourné vers son siège face au volant. Nous avons alors vu un homme en fauteuil roulant électrique. Il a trouvé facilement et rapidement une place disponible sans ressentir du dérangement ou de la difficulté, sans avoir le sentiment d'être un fardeau pour qui que ce soit. Aucun des passagers ne s'est retourné pour le regarder, car c'était ordinaire et naturel. Mes yeux se sont remplis de larmes en songeant à notre situation quand il est descendu du bus. Il s'apprêtait à traverser la rue, le chauffeur a alors fait un signe de la main aux autres véhicules et ces derniers se sont immédiatement arrêtés. L'homme handicapé est parti comme un roi avec sa couronne. Tout le monde l'aidait avec spontanéité et tolérance. C'est ce que j'ai vu des personnes ordinaires de la population américaine. Pas de signaux indiquant que les sièges à l'avant sont destinés aux personnes âgées.
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