Une étude réalisée au Maroc montre que les travailleuses du sexe ne sont pas sensibilisées au SIDA

2008-11-27

Dans le cadre d'une nouvelle étude sur la sensibilisation au SIDA, une association marocaine a choisi d'enquêter sur une population vivant dans l'ombre, les travailleuses du sexe. Les résultats montrent que les messages concernant le SIDA "ne passent pas".

Par Imrane Binoual à Casablanca et Sarah Touahri à Rabat pour Magharebia—27/11/08

[Imrane Binoual] La présidente de l'OPAL Nadia Bezzad explique que de nombreuses travailleuses du sexe ont de fausses idées sur le SIDA.

Une étude d'un genre nouveau publiée mi-novembre par la section marocaine de l'Organisation Panafricaine de Lutte contre le SIDA (OPALS) s'est intéressée à une activité qui est une source majeure de maladies sexuellement transmissibles, la prostitution.

"L’activité prostitutionnelle est fortement liée à la situation économique, sociale et psychique de ses pratiquantes", explique ce rapport publié le 13 novembre.

Depuis son siège de Rabat et ses seize branches réparties dans l'ensemble du royaume, l'OPALS mène la lutte contre le SIDA sur trois fronts : la prévention, les actions communautaires et le suivi médical, y compris des services de gynécologie et des dépistages gratuits et anonymes.

Pour évaluer l'ampleur du phénomène au Maroc, les enquêteurs de l'OPALS se sont aventurés sur un terrain qui n'avait jusqu'à présent été que peu défriché. Un nombre de travailleuses du sexe bien plus important que lors des précédentes études sur les MST a été interrogé, et l'association a conduit ses recherches dans des villes du Moyen Atlas comme El Hajeb, Azrou, Imouzzer et Khenifra, qui n'avaient encore jamais fait l'objet d'une telle enquête.

Les résultats de l'OPALS conduisent à une conclusion : une nouvelle stratégie de sensibilisation doit être lancée pour prévenir la propagation du SIDA.

La plupart des travailleuses du sexe du pays manquent des informations de base sur la manière de prévenir le SIDA et les autres maladies sexuellement transmissibles (MST), note l'étude, soulignant que les prostituées et leurs clients refusent souvent d'utiliser des préservatifs. Sur cinq cents prostituées interrogées, 43,5 pour cent n'utilisent aucune protection lors des rapports.

Près de 30 pour cent des prostituées ayant participé à cette étude n'ont jamais fréquenté l'école.

"Ce que nous constatons, c’est une méconnaissance du SIDA, une absence de culture de la prévention et une faible utilisation du préservatif", explique la présidente de l'OPAL, Nadia Bezzad.

Le but de cette étude était d'améliorer la prévention, comme l'utilisation de préservatifs et le suivi médical, afin de prévenir les risques sanitaires liés aux MST, explique le professeur Azzouz Ettounsi, spécialiste en psycho-sociologie, qui a dirigé l'équipe de recherche.

Mais les efforts de prévention se heurtent toutefois au manque d'informations sur la prostitution et sa relation avec la propagation des infections au Maroc.

Dans le pays, la prostitution est illégale et passible d'une peine de prison. Mais certaines femmes y ont recours pour des raisons financières.

"il est très difficile d’avoir une conception claire de la cartographie de la prostitution", explique le professeur Ettounsi, "du fait notamment de sa nature clandestine et illégale."

"Il y a également la diversité dans la pratique de cette profession", ajoute-t-il. "Si certaines prostituées avouent qu’elles sont effectivement des professionnelles du sexe, d'autres refusent de reconnaître qu’elles sont des travailleuses du sexe et qu’elles appartiennent à cette profession."

Près de 13 pour cent des prostituées interrogées ont déclaré être vierges et ne pas avoir de relations complètes. C'est la raison pour laquelle, ont-elles affirmé aux enquêteurs, elles n'ont pas à prendre de précautions. Elles sont à tort convaincues que les MST et le SIDA ne se transmettent qu'en cas de pénétration.

"L’enquête nous a permis de constater que par rapport aux malades du SIDA, il y a des connaissances erronées", confirme Mme Bezzad. "La conclusion qui s’impose, c’est que le message que nous développons sur le SIDA ne passe pas."

"Il ne faut lier la lutte contre le SIDA à l‘utilisation du préservatif seulement", poursuit-elle. "Cela ne marche pas. Il faut prendre en considération tous les facteurs. L’éducation est aussi très importante, beaucoup plus que la médecine. Nous devons également considérer le rôle de l‘école, la lutte contre l‘analphabétisme, contre la pauvreté. "

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L'une des manières d'aider les travailleuses du sexe consiste à leur fournir une source de revenu légal, explique Moha Ouali Arifi, présidente de l’Association Sociale pour le Développement de Tighssaline.

Cette initiative locale, explique Mme Arifi, aide les femmes de tous les milieux à trouver des emplois, quel que soit leur niveau d'éducation.

L'association Tighssaline travaille aussi à mieux sensibiliser les travailleuses du sexe pour prévenir la propagation des maladies sexuellement transmissibles, en particulier le SIDA.

"Notre conviction est que l'être humain est une valeur en soi", explique-t-elle. "Nous apportons l'encadrement nécessaire aux femmes afin de les insérer dans le développement durable."

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comments

Anonyme/batna En ligne 2008-11-27

qui ne respecte pas les lois de Dieu ne respectera jamais les lois de pauvre monsieur H I V /S I D A. mabrouk à elles.

صالح مجدول القاديري En ligne 2008-11-28

Le plus vieux métier du monde est la prostitution. C'est un travail comme les autres. Une fille a pu le pratiquer parce que des parents pauvres ne pouvaient lui donner ce dont elle avait besoin pour achever ses études. Alors elle a pu louer son corps à tous ceux qui désiraient acheter du plaisir. Il y a des femmes mariées qui se prostituent parce que le mari ne peut assurer la subsistance de ses enfants. On peut être renvoyé d'un travail pour les raisons les plus futiles. On se retrouve alors complètement incapable d'assumer une famille. Nous voyons également l'existence d'une prostitution de luxe, pratiquée par des danseuses et des chanteuses, sous couvert d'ouverture et de liberté. La chanteuse ou la danseuse qui exerce son talent quasi-nue, et qui trouve alors de nombreuses requêtes lui demandant d'aller rejoindre Son Excellence dans son Palace n'a qu'à appeler le propriétaire de la carte d'affaires et le conducteur arrive dans une voiture luxueuse pour l'emmener à l'endroit où elle retrouvera ce seigneur et négocier le montant d'argent qu'elle recevra pour une chanson ou une danse exécutée devant lui. Et en ce qui concerne une relation sexuelle avec lui, son montant pourra atteindre des millions en devises étrangères si la fille est elle-même de l'étranger, et, je le pense, elles sont nombreuses dans ce cas. Nous qui sommes dans notre cher Maroc, nous avons nommé les filles qui sont nées hors-mariage, et nous avons permis aux hommes naissant d'un père et d'une mère anonyme d'avoir un livret d'état civil. Nous avons ouvert des services dans les hôpitaux pour les enfants abandonnés. Nous avons de nombreuses associations de défense des droits des femmes, de défense des hommes qui battent leurs femmes. Nous avons encouragé les femmes à se rendre dans les commissariats de police pour se plaindre de leurs maris et pour les mener en prison. La prière aille à Dieu, on a une loi que l'on appelle le Code de la famille qui ne permet pas à un homme d'épouser plus d'une seule femme. Parfois un homme tombe amoureux d'une femme et ils ont des relations sexuelles. Si elle est enceinte, elle se rendra chez une "sorcière" qui lui prescrira des produits pour faire passer le foetus et elle mettra sa vie en danger. Elle peut aussi aller dans une clinique privée qui la fera avorter. De toute façon, à mon humble avis, je pense que des instituts privés qui vendraient du plaisir devraient être ouverts. Ils seraient contrôlés par des gynécologues. Celles qui voudraient travailler dans ces instituts devraient subir des tests afin de s'assurer que ces travailleuses du sexe sont en bonne santé et qu'elles ne sont pas malades, d'abord pour elles, ensuite pour leurs clients. L'institut devrait être privé et payer des impôts. Les prostituées devraient recevoir un salaire mensuel et être enregistrées au fonds de sécurité sociale. C'est mon avis, pardonnez moi.

reality2speak En ligne 2008-12-01

Pour moi, il est impossible de sauver le Maroc & la société marocaine du sexe illégitime, des drogues de la prostitution, de la malhonnêteté, de la corruption, de la tricherie, de l'injustice ! Il y a 50 ans que le Maroc aurait dû être sauvé, & non maintenant, c'est trop tard pour le Maroc ! Le Maroc est déjà fait & fini ! Pas possible de sonner les cloches ! Le Maroc est déjà parti en fumée maintenant & pour toujours ! Plus d'espoir pour le Maroc ! Sincèrement !

Eng. Hasan Al-Bahkali En ligne 2008-12-05

La sensibilisation et l'éducation sont importantes. Mais afin de radicalement résoudre le problème, on devrait rechercher les causes de cette action perverse. La pauvreté peut en être l'un des facteurs. Il faudrait aider ceux qui en ont besoin, de manière à ce qu'ils ne mendient pas, ou qu'ils ne suivent pas la voie de la dépravation qui déstabilise la religion, la société ou la nation. Hasan Al Bahkali, ingénieur.

Chaz D En ligne 2008-12-06

Ce n'est pas le pays dans lequel j'ai vécu il y a trente ans. Que t'es-t-il arrivé, Maroc ? Tu es en train de devenir comme certains pays de l'Asie du sud-est. Reste fidèle envers toi-même.

Ego En ligne 2008-12-08

Travailleuses de sexe? quel doux euphémisme!!! Allons! Allons! appelons un chat , un chat. Cela s'appelle de la prostitution, qui est un mal de société qui est lui - même source de de MTS, encore un euphémisme pour maladies sexuellement transmissibles. Ces par ces MTS que les pauvres femmes, les laissées pour compte de nos sociétés se vengent sur nous pour les outrages qu'on fait à leur féminité et c'est tant pis pour les requins qui ... s'y frottent au propre et au figuré... S'agissant de l'interdiction qui est faite à la prostitution, qu'ont-elles fait et que font-elles nos sociétés prétendument musulmanes au profit des ces pauvres femmes pour leur épargner cette malédiction?... Rien! Zéro!...

amine En ligne 2008-12-31

mirssi

GHITA En ligne 2009-03-01

il faut toujour le preservatif il faut koi il peus etre le cliens tout l argent

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