Maroc : Les femmes médecins spécialistes coninuent leurs manifestations contre les affectations éloignées
2008-11-10
Les femmes médecins du Maroc protestent contre un changement de politique qui leur permet d'être affectées à des postes situés dans des zones éloignées de leurs familles. Le Ministère de la Santé fait savoir qu'aucune solution ne se profile à l'horizon.
Par Sarah Touahri pour Magharebia à Rabat – 10/11/08
![]() [Sarah Touahri] Les femmes médecins marocaines refusent de devoir choisir entre le travail et la famille. |
Les femmes médecins récemment affectées à des postes situés dans des zones retirées du Maroc, changement qui fait partie de la nouvelle stratégie de régionalisation du pays, refusent de retourner au travail, malgré une confrontation prolongée avec le Ministère de la Santé. Les femmes, qui ont étudié parfois pendant quatorze années à l'issue du baccalauréat, ne veulent pas être forcées de choisir entre leur travail et leur famille.
L'ancienne règle qui permettait aux jeunes diplômées mariées d'être affectées dans un rayon de cent kilomètres de leur lieu de résidence n'est plus appliquée. Elle a été remplacée par un tirage au sort qui ne prendrait aucunement compte de la situation des médecins.
Le service de communication du ministère de la santé déclare à Magharebia qu’aucune solution ne pointe à l’horizon et qu’il a été, ainsi, décidé de procéder à l’arrêt de paiement de leurs salaires à partir de ce mois de novembre. Les différents sit-in organisés devant le ministère de la Santé pour protester contre leurs affectations dans des régions éloignées de leur foyer n'ont rien changé.
La néphrologue Maha Benjelloun qui fait partie du collectif des 101 femmes médecins spécialistes déclare à Magharebia qu’elles ont déjà reçu leurs salaires du mois d’octobre et qu’elles devraient attendre la fin de ce mois pour vérifier si le ministère de la santé va passer effectivement à l’acte.
Elle affirme, par ailleurs, que quelle que soit la mesure prise par le département de tutelle, les concernées ne sont pas prêtes à céder et à sacrifier leur vie familiale. " Nous allons continuer à militer même si on coupe notre salaire. Nous n’avons pas le choix. ", dit-elle.
Le Docteur Maha habite à Casablanca et a été affecté à Oujda, à 700 km de chez elle. Elle a deux enfants : un garçon de neuf ans et une fille de trois ans. Elle a déjà travaillé pendant cinq ans dans une périphérie à 30 km de Khouribga. Elle affirme qu’elle n’est pas prête à s’éloigner encore une fois de sa famille.
Son histoire ressemble à celle du Docteur Nadia El Attar, spécialiste en médecine interne. Elle était déjà séparée de son mari et ses enfants vivant à Oujda au cours de ses études à Rabat. Elle se trouve affectée à Laâyoune à 2000 km de son foyer conjugal.
" J’ai certes une mission humaine auprès de mes patients mais je dois aussi assurer mon devoir de mère auprès de mes deux filles : Manar, 4 ans et Nour 4 mois. ", dit-elle, les larmes aux yeux.
Pour le ministère de la Santé, il est essentiel d'harmoniser l'accès aux soins dans les différentes régions du Maroc afin de combler les déficits enregistrés Aussi, le fait d’être une femme médecin ne doit-il pas être une raison invoquée pour refuser ces postes.
La ministre de la Sante Yasmina Baddou a déclaré que les femmes médecins pourront faire valoir leur droit au mouvement de mutation après un an d'exercice ajoutant qu'outre le droit à la mutation au bout d'un an de travail, elles bénéficieront d'une ancienneté de deux à trois ans . La ministre a relevé que 50 femmes médecins mariées de la promotion 2007 ont regagné leurs postes dans des villes reculées.
Pour le collectif, ce sont des femmes mariées ayant pu obtenir par le tirage au sort des postes respectant le périmètre de 100 Km autour de leurs foyers, quand elles n’ont pas été carrément affectées dans les villes-mêmes où se trouvent leurs maris.
" Certaines ont des époux dont la profession leur permet de rejoindre leurs femmes dans le lieu d’affectation choisi", dit une des manifestantes. " Enfin, un très faible nombre ont été dans l’obligation d’abandonner époux et enfants pour des raisons purement matérielles par peur de la coupure de salaire (crédits immobiliers à rembourser)…Elles sont pour la plupart dans un état psychologique dramatique et parfois en dépression. "
Le collectif dénonce le critère de " gémellité de descendance ". On a réaffecté trois femmes du collectif sous prétexte qu’elles sont toutes les trois mères de jumeaux de moins de 18 mois.







Mohamed En ligne 2008-11-11
Le jour où on laisse notre religion nous guider dans tout les domaines, CERTES nous resoudrons (tous) les problemes. Et la je frappe fort les portes des responsables de pays au 1er °
صالح مجدول القاديري En ligne 2008-11-11
Séparer une femme médecin mariée de ses enfants pour le travail afin de palier des absences dans les hôpitaux les plus reculés sans prendre en considération la vie du médecin envers son mari et ses enfants n'est pas une sage décision. La stabilité morale de l'individu, comme donner un environnement propice, encourage le médecin et tout autre travailleur à oeuvrer dans une bonne condition morale, et donne d'excellents résultats. Mais séparer ces femmes médeicins de leurs familles est une décision injuste à tous les niveaux. Donc, le Ministère de la Santé devrait annuler cette initiative infructueuse qui a été adoptée. Un docteur est avant tout un être humain, même avant d'être un médecin. Ces femmes ont le droit de vivre normalement et tranquillement. Je pense humblement qu'il y a des médecins militaires spécialisés qui peuvent les remplacer en cas de manque ou on peut envoyer des médecins spécialistes diplômés des écoles de médecine, qui sont licenciés et qui cherchent un travail immédiatement après leur diplôme. Ayez pitié des femmes médecins mariées, ne les envoyez pas dans des régions reculées loin de leurs enfants. Où sont les associations de protection des femmes ? Je ne crois pas que la respectable ministre apprécierait de bouger son bureau à des centaines de kilomètres de son mari, mais comment l'accepte-t-elle pour les autres femmes ?
turquish En ligne 2008-11-11
etant moi meme medecin, je penses que ces femmes medecins mariées st des egoistes denuées de tt patriotisme ou amour du metier elles font honte au serment d'hippocrate. je tire mon chapeau honneur respect et un grand bravo aux autres qui ont rejoins leur poste
محمد En ligne 2008-11-11
Refuser de travailler dans les régions marocaines est une attitude étrange et contraire à la construction de la nation. Tous les enfants du Maroc ont besoin de soins médicaux dans toutes les régions. Chacun devrait agir pour constribuer au service de la nation. Prendre les enfants comme prétexte est illogique. Le mari et les enfants devraient déménager à l'endroit où la médecine a été mutée. Assez de centralisation dans les grandes villes pour ne pas servir les citoyens mais pour se remplir les poches, pour travailler en clinique privée et profiter du salaire mensuel sans offrir pour cela un service. Pour le dire dans un dialecte local: "Ce ne sont que des caprices."
acharif moulay abdellah bouskraoui En ligne 2008-11-14
Le Maroc a besoin de tout les médecins pour recouvrir le manque dans les zones eloigné, alors j'appel les femmes médecins a accepter pendant au moins une duré d'une année de sacrifice pour le bien de notre pays …et assez de profiter de la tolérance du gouvernement.
M En ligne 2008-11-14
Je suis un simple citoyen interpelé par cette histoire par les media nationaux et qui essaye de comprendre la logique des choses: 1/ Comment est ce le ministère de la santé définie les besoin en médecin spécialiste pour les régions éloignés? 2/ Sachant que la plus part des spécialistes on besoin d'un environnement médicale sophistiqué, comment peut on leur demandé de pratiqué leurs fonction dans des condition défavorable? 3/ Est ce que c'est normale que la rémunération d'un médecin travaillant dans un grand centre urbain soit la même que celle d'un médecin travaillant dans une région lointaine? "0 indemnité" 4/ Les médecins spécialiste sont une denrée rare. Comment est ce que l'état peux se permettre de les perdre au profit d'autres pays qui les accueilleront ,avec leur familles, à bras ouvert avec les meilleurs conditions de travail. On devrais s'abstenir de faire de la politique partisane sur le dos de nos ressources humaines ultra qualifié et commencer un vrai débat national sur les meilleurs moyen pour la mise à niveau de notre système de santé.
أبو طه En ligne 2008-11-18
Ce ministère a assisté après la nomination de son ministre du parti Al Istiqlal un chaos dans les autres nominations, y compris chez les agents proches du ministre. Cela a révélé la haine qui existe contre des agents qui n'appartiennent pas à ce parti, qui est devenu un groupement familial des familles de Badou et d'El Fassi et de ceux qui tournent dans leur sphère. Alors quand nous appuierons-nous sur les compétences au lieu de compter sur les membres partisans, qui ne servent pas l'intérêt public ?
ayoub En ligne 2008-11-21
ces medecins on étudier 14 ans(ce sont des etudes tres tres dure et tres epuisante avec plein d garde d responsabilité avec beaucoup d temps pour leur etudes et mois d temps pour leur famille) apres l bac. es c qu il n merite pa maintenant d vivre comme une vrai famille?
derfouf En ligne 2008-11-22
vous les medecins femmes maroccainnes (specialistes); au moins vous etes unies et vous reclamez vos droits.nous les algeriennes specialstes nous n'avons pas cette unicité.moi je suis pediatre mariée avec 03 enfant je suis restée sans poste pendant 03 ans parceque jai été affectée loins de mes enfants(2005-2008). en cette année 2008 j'ai pris un poste cette fois ci à 250 Km de chez moi,sans logement j'ai été forcée a faire une navette de 500 Km jour. une question a poser a nos tutelles.ne serait-il pas juste de se pencher serieusement sur ce probleme a fin de pouvoir satisfaire le patient et le specialiste.
urgent: votre solidarité svp En ligne 2008-12-02
http://www.lejournaldetanger.com/ar/images/visuels/couv/jdt.pdf bonjour, ce lien (cliquez sur la version arabe du journal, premiére page) c'est pour que vous connaissiez l'histoire de 2 femmes amies dont une medecin qui faisaient tranquillement leur jooking le matin dans une region de Tanger appeléé Rmilat quand elles ont étes accostées par 4 bandiits qui les ont sauvagement violés à tour de role. à part cet article que vous allez lire sur ce lien et qui a eté redigé seulement en arabe(pour q ca passe inaperçu???) rien n'a eté fait ou dit, sachez que memes les supposés medecins de la ville pour la plus part une bande d'escrocs et leur syndicat n'ont meme pas eu l'initiative d'organiser une petite manifestation pour soutenir leur consoeur?? une femme qui travaille avec eux qui aurait pu etre leur fille, soeur ,femme.... resultat ces femmes st dans un etat psychologique effroyable elles st actuellement à rabat dans une clinique ou elles souffrent ds le silence et l'indifference totale. ce message est adressée à toutes les femmes marocaines qui luttent pour les droits de la femme à toutes les femmes du monde aux medecins du monde et aux hommes aux vrais hommes svp faisant en sorte que ces 2 femmes sachent qu'il y'a encore des etres humains qui les supportent dans cette tragedie, il y va de leur avenir psychologiq familiale et professionnelle its up to you merci
asmaa En ligne 2008-12-06
d'un coté il est clair que le maroc a besoin de spécialiste mais il est clair aussi qu'on ne peut pas affecter des gens dans des coins perdu en leur donnant une boite d'aspirine pour traiter les gens. certes l'ignorance peut aveugler les gens mais on peut pas obliger ces médecins à faire le sale boulot. moi même je suis femme d'un médecin envoyé dans un coin perdu j'ai du quitter mon travail pour le suivre et mes enfants sont restés avec ma mère car il n'y'a pas d'école privés ici. de quel droit on va privilégier une autre femme sur moi derrière le prétexte qu'elle est médecin.
امال En ligne 2008-12-14
Je pense que l'endurance évoquée par les médecins assignés dans des zones reculées n'existe nulle part hormis dans leur imagination. C'est parce qu'ils sont habitués à une vie luxueuse proche de leurs familles. Etre nommé dans des zones reculées n'est pas une justification pour arrêter le travail. S'ils ont un enfant ou deux, pourquoi ne pensent-ils pas aux centaines d'enfants, de femmes et même d'hommes ayant besoin de soins médicaux ? Ceux qui pensent aux écoles privées, pourquoi ne pensent-ils pas à un gamin qui ne peut trouver un médecin ? A ce moment-là, que dire d'une école privée ? La médecine est une profession humanitaire avant d'être … les docteurs respectables ne veulent pas abandonner leurs enfants... Mais ils sont prêts à abandonner leurs devoirs envers leurs patients.
Medecin et fier de l'etre En ligne 2008-12-23
Bien dit Amal, sachez svp que moi et plusieurs de mes confreres st absolument contre ces feilles à papa qui n'ont rien avoir avec le vrai medecin marocain, elles ne representent qu'elles memes et leur education: egoisme lacheté non patriotisme aucune deontologie et par dessus tout aucun sens du devoir et du sacrifice. la mission d'un vrai medecin est de guerrir ecouter soulager donner l'espoir aider les faibles et les demunis vivre pour les patients partager leur peine partout ou il ira. croyez moi chere Amal et tous nos concitoyens: hado ma3andhom hta chi 3alaka m3a le vrai medecin marocain. cela n'empeche que tous les marocains doivent s'alarmer car la créme de la societé yahassra donne le mauvais exemple, ces femmes doivent servir d'exemples pour la genération future des medecins comme l'exemple meme de l'egoisme et de la traitrise du serment d'hippocrate.
wydad En ligne 2008-12-30
C 'est insensée ce que fait le ministère à ces pauvres médecins, c vrai qu'il y a des régions qui ont une pénurie de médecins, mais ça ne donne pas droits aux responsables de priver ces médecins de leurs vie de famille!! il faut leur trouver une solution le plutôt possible.
wadid11 En ligne 2009-02-02
Courage Mme la ministre , il ne faut surtout pas ceder à ces femmes indignes de leur mission. Tous les marocains ont besoin de la meme qualité des soins surtout ceux des regions les plus reculées.
halima En ligne 2009-05-01
s'il y a une leçon à retenir c que chaque bachelier "fille" doit réfléchir cent mille fois avant de faire la medecine . et qu elle doit étre consciente qu'elle va sacrifier 14 ans d'etudes; et surtout ne pas se marier avant d'étre affectée à l'àge de 32 ou plus.
Integrity_plz En ligne 2009-05-24
Je sympathise en fait avec les deux parties. Ma première réaction a été de condamner les médecins en les trouvant égoïstes et non-patriotes, mais je n'ai pas tous les faits et je suis sûr que toutes les manifestantes ne sont pas dans la même situation. Ainsi, j'accorde aux médecins le bénéfice du doute et j'assume le fait que leur plainte d'une vie familiale difficile est légitime. Qu'est-ce que le gouvernement peut et devrait faire dans cette situation, toutefois, est de rendre plus attirant un éventuel départ pour les médecins en leur payant par exemple un extra de 25% ou quoi que ce soit, pourvu que ce soit compétitif. Le gouvernement devrait essayer de faire en sorte que ce soit possible pour le mari de quitter son travail s'il en fait le choix et même de s'occuper lui-même de ses enfants. C'est très raisonnable, et c'est comme ça que le monde avance. Vous devez faire de telle façon que les gens pensent que ça en vaut la peine, ou au moins montrer un peu d'appréciation des efforts. Oui, ce serait bien que ces médecins soient tous des "héros" et qu'ils veuillent sacrifier leurs familles et leurs vies personnelles pour le pays, mais ce n'est pas toujours réaliste quand vous voulez assurer le succès d'une stratégie ambitieuse comme celle de donner un accès aux soins gratuit et égal à tous les marocains, ce qui en fait est une excellente idée et je suis favorable à 100% à cela. Pour donner un exemple, le système militaire américain paie son personnel selon le "Hazard pay" ou "Hazardous duty pay", qui dépend de l'endroit, et du danger ou de la difficulté qui le caractérise ; et ça marche. Les soldats sont contents de le faire. Personne ne se pose de questions sur le patriotisme, par exemple, des militaires mais qu'est-ce que vous pourriez imaginer si le gouvernement ne donnait pas une paie en extra, la nourriture gratuite, et le soutien moral que nous entendons à la télé ? Une autre question, c'est que les gens veulent leur travail pour faire une différence. Ils veulent savoir si leur sacrifice ne sera pas vain. C'est au Gouvernement de leur assurer que ce sera le cas. Bonne chance à tous.
Nous nous réjouissons de vos commentaires sur les articles publiés par Magharebia.
Nous espérons que vous utiliserez ce forum pour discuter avec d'autres lecteurs du Maghreb. Pour conserver tout leur intérêt à ces discussions, nous vous demandons de respecter les règles précisées dans la politique relative aux commentaires. L'envoi de vos commentaires implique le respect de ces règles. Bien que Magharebia.com encourage la discussion sur tous les sujets, y compris des sujets sensibles, les commentaires publiés ne reflètent que les seules opinions de leurs auteurs. Les idées, vues et opinions exprimées dans ces commentaires ne reflètent pas nécessairement la position de Magharebia.com. Ce forum est géré par un modérateur. Les commentaires a caractère injurieux, offensifs, ou contenant des propos diffamatoires ne sont pas publiés.
Politique des commentaires de Magharebia