Le Maroc propose des incitations financières aux partis qui présenteront des femmes candidates
2008-10-17
Dans le cadre des efforts du gouvernement visant à favoriser la représentation législative des femmes au Maroc, les partis politiques présentant le plus de femmes aux élections locales de 2009 bénéficieront d'aides financières.
Par Imane Belhaj pour Magharebia à Casablanca – 17/10/08
![]() [Photo] Le Maroc offrira des aides financières aux partis qui présenteront des candidates, pour renforcer la participation des femmes à la vie politique du pays |
Pour renforcer la participation des femmes à la vie politique du royaume, le Ministre de l'Intérieur a annoncé en début de mois que le gouvernement proposerait des mesures d'incitation financière aux partis qui présenteront le plus de femmes pour les élections locales du 12 juin 2009.
Ces aides supplémentaires, dont le montant n'a pas été dévoilé, seront remises à l'annonce du résultat des élections. Cette mesure pourrait inciter fortement les partis à présenter des candidates qualifiées.
Cette décision s'inscrit dans le cadre général des efforts du Maroc pour inciter les partis à améliorer la représentation des femmes dans les instances locales, et répond à l'objectif des mouvements féministes d'occuper un tiers des sièges proposés.
Le Ministre de l'Intérieur Chakib Benmoussa a organisé une réunion, vendredi 9 octobre, avec le collectif féministe "Un Tiers" des sièges d'élus du mouvement Femmes pour l'Egalité, qui rassemble mille associations féministes marocaines qui luttent pour la mise en phase des droits des femmes marocaines avec les conventions internationales. Lors de cette rencontre, M. Benmoussa a souligné l'importance de la participation des femmes à la gestion des affaires locales, notant que son ministère travaillait à formuler une stratégie visant à assurer de meilleurs droits pour les femmes à cet égard.
"Depuis sa création en 2005, notre mouvement a lutté pour que soient satisfaites trois exigences majeures", a déclaré Khadija Rebbah, présidente de la branche de Casablanca de l'Association Démocratique des Femmes Marocaines : "la mise en place d'un système électoral basé sur le rôle, l'adoption d'un quota pour les femmes dans le Code électoral, et l'engagement clair des partis à désigner des femmes."
Mme Rebbah a indiqué que le vote basé sur le rôle était l'un des moyens par lesquels le Maroc pourra améliorer la participation des femmes, mais qu'il reste à le matérialiser. "Nous sommes donc très optimistes quant à la promesse du ministre d'attribuer des incitations financières aux partis dont les candidates remporteront ces élections", a-t-elle conclu.
Miloda Hazeb, membre du Parti National Démocratique, s'est déclarée moins convaincue des avantages potentiels de ces incitations financières. Elle a expliqué à Magharebia que bien qu'il s'agisse d'une mesure positive, elle ne donnera pas aux partis la détermination ou la conviction de la nécessité de désigner des candidates.
"Ce dont nous avons vraiment besoin", a-t-elle affirmé, "c'est d'un pouvoir plus important pour inciter les partis à respecter un code de l'honneur, ou d'une loi prévoyant la nomination de femmes."
Pour Mme Hazeb, il est grand temps que le Maroc surmonte le fossé entre les sexes par une initiative favorable, même temporaire. Cette discrimination légale pourrait servir de phase de transition jusqu'à ce que des chances égales soient instaurées et mises en place juridiquement.
Anticipant une certaine résistance à cette suggestion, Mme Rebbah a affirmé que les critiques "n'ont aucune idée de ce qui se passe sur la scène internationale... Les Etats démocratiques qui souhaitent engager les femmes en [politique] mettent en place des systèmes de quota ou des modes de scrutin justes et offrent des incitations aux partis qui désignent des candidates".
Le mouvement "Un Tiers" a déjà rencontré les Ministres du Développement Social et de l'Intérieur, et continuera de travailler avec les partis politiques dans les jours qui viennent pour articuler l'ordre du jour. Fort de la victoire aux élections de 2002, qui avait enregistré le second nombre le plus élevé de femmes élues dans le monde arabe, le mouvement espère servir de modèle pour d'autres pays envisageant des quotas électoraux pour les femmes.
La prochaine rencontre importante aura lieu entre la coalition des femmes et un comité qui sera prochainement mis en place entre les ministères de la Justice et de l'Intérieur et les cinq principaux partis politiques du Maroc. Ce comité sera chargé d'évaluer tous les moyens disponibles pour renforcer la représentation des femmes dans les conseils locaux.







saidani miloudi En ligne 2008-10-17
LE GATEAU DES ELECTIONS LOCALES A VENIR DU 12 JUIN DEVRAIT ETRE PARTAGE AINSI : * 1/3---------------= pour les femmes * 1/3rd---------------= pour l'OULAMA DE ZEMZMI * 1/3rd---------------= pour les hommes qui restent.
حميد طولست En ligne 2008-10-19
Il n'y a aucune excuse pour les femmes. Il n'y a aucune excuse pour elles si elles ne prêchent pas massivement pour la formation de conseils locaux, au niveau municipal et rural, dans sa constitution à venir. Ce n'est pas juste parce que la présence des femmes est nécessaire en termes de droits entre les sexes, ou parce qu'elles représentent la moitié de la société. Mais parce que les femmes ne manquent pas de pouvoirs effectifs pour devenir des membres positifs dans de telles insitutions, qui ont des caractéristique sociales, consultatives ou de service. La participation d'une minorité de femmes dans la compétition visant à obtenir des sièges dans les conseils locaux, étant données les conditions qui sont appropriées et le terrain qui y est propice, est considéré comme une négligence claire des femmes, une violation de leurs insurrections, une rumination de slogans dans lesquels elles ne croient pas. C'est parce que les femmes marocaines n'étaient pas capables d'investir les opportunités présentes et le terrain qui leur était préparé qui étaient presque uniques et abspolument distinctes au niveau arabe. Cela montre qu'une grande catégorie de femme veut que ce soit 'facile' et sans efforts. Sont-elles conscientes de la taille des opportunités offertes et des conditions propices leur permettant de participer de manière active dans leur réveil existenciel ? Sont-elles au niveau de ces opportunités ? Ou ont-elles encore besoin de construire leur propre puissance scientifique et professionnelle ? Ou ne sont-elles pas prêtes à embarquer dans l'arène du travail public ? Ou manquent-elles d'audace et d'expertise pour saisir les opportunités ? Ou sont-elles incapables de s'adapter et de cohabiter dans les conditions du mouvement politique rapide tel qu'il est présent au Maroc ? Ou est-ce la communauté des hommes qui les étouffe ? Ou n'ont-elles pas de convictions pour pénétrer dans le travail public local et consultatif, avec ses exigences ? Les expériences des femmes dans les conseils locaux sont nombreuses. Lors des dernières élections locales, il n'y a eu qu'un très petit nombre de candidates. Ce n'est pas parce que les développements dans l'arène politique, dont les déceptions généralisées et les entraves sociales, empêchent la participation des femmes en politique sous le prétexte d'un héritage et de caractéristiques particulières du passé, ou en raison des urnes décisives. Mais c'est le résultat de l'attitude des femmes envers tous ces développements et de la réticence des associations féministes et de la société civile à entrer dans l'arène de l'action publique et sociale, et en raison du refus d'améliorer les moyens permettant de faire en sorte que les femmes soient présentes dans les conseils locaux en tant que première étape. Le vrai défi est de trouver l'origine des imperfections et de trouver des mécanismes réels et réalistes pour y rtemédier.
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