Vingt ans après, les Algériens veulent préserver l'esprit du 5 octobre
2008-10-10
Vingt ans ont passé depuis les tragiques événements du 5 octobre 1988 qui ont précipité les changements socio-politiques en Algérie. Plusieurs associations oeuvrent à préserver l'héritage de cette journée.
Par Mouna Sadek pour Magharebia à Alger – 10/10/08
![]() [Getty Images] Les jeunes Algériens d'aujourd'hui savent peu de choses des événements du 5 octobre 1988, dont beaucoup affirment qu'ils ont modifié le paysage social et politique du pays |
L'Algérie a récemment célébré le vingtième anniversaire des tragiques événements du 5 octobre 1988 à Bab El Oued. Pour de nombreux Algériens, ces commémorations ont été l'occasion de se pencher sur l'état de leur nation. Certaines associations civiles craignent que l'Algérie d'aujourd'hui ne reflète plus avec exactitude les idéaux qui avaient été mis en avant lors de ces journées. Elles luttent désormais pour préserver ce qu'elles appellent "l'héritage d'octobre".
Poussés par des conditions de vie déplorables, le chômage et l'inégalité perçue de la mainmise d'un seul parti sur la vie politique, des milliers de jeunes étaient descendus dans la rue il y a vingt ans pour exiger le changement. Lorsque les manifestants commencèrent à s'agiter et à demander le changement politique avec une ardeur toute révolutionnaire, la manifestation fut réprimée dans un tragique bain de sang, qui se solda par près de cinq cents victimes.
Aujourd'hui encore, toutes les causes et décisions ayant conduit à ces événements ne sont pas connues. Les théories abondent sur la manipulation populaire, la conspiration et les conflits politiques au sein du régime de l'époque, mais aucune preuve formelle n'a pu être apportée.
Ce qui est certain, c'est que depuis cette journée historique, l'Algérie n'a plus jamais été la même.
En réponse à la crise nationale qui se développe, le Président Chadli Bendjedid avait demandé au Premier Ministre de l'époque, Mouloud Hamrouche, de lancer toute une série de réformes politiques, à commencer par l'adoption du système multipartite. Les partis de l'opposition – dont beaucoup opéraient déjà dans l'illégalité – furent autorisés à participer au débat national, et des préparatifs furent lancés pour la tenue d'élections libres. D'autres réformes visèrent la presse et le secteur économique, permettant un niveau de liberté sans précédent dans l'Algérie moderne.
Les jeunes Algériens d'aujourd'hui connaissent très peu de choses sur cette date, qui a pourtant changé le paysage social et politique de leur pays. "Le 5 octobre ? Non, ça ne me dit rien", explique Souhil, 17 ans, qui habite à Bab El Oued. "Ça s’est passé pendant la guerre d'indépendance ?".
Renseigné sur les événements historiques de cette journée, il répond : "En 1988 ? Je ne le savais pas." Le soulèvement de la jeunesse a été supprimé des manuels scolaires.
Dans un entretien avec le quotidien El Watan, Daho Djerbal, sociologue et directeur de la revue des affaires sociales Naqd, explique que les leçons du 5 octobre n'ont pas encore été correctement étudiées.
"Octobre traduisait un désir profond de changement du système politique, et une crise de confiance entre le peuple et l'Etat", explique-t-il.
"[L]e diagnostic qui a été fait des causes d'octobre 1988 reste d'actualité", ajoute-t-il, "dans la mesure où les caractéristiques du malaise social, de la crise politique et de la crise de la pensée dominante restent présentes aujourd'hui."
Selon lui, c'est "comme si de rien n'était, comme si l'Algérie n'avait pas connu Octobre 88, n'avait pas connu la crise institutionnelle qui a suivi Octobre 88, et n'avait pas connu la tragédie des années 1990".
Aujourd'hui, le Rassemblement Actions Jeunesse (RAJ) – qui se revendique de l’héritage d’octobre 1988 – est l’une des rares associations à commémorer l’anniversaire de ce soulèvement des jeunes. Chaque année, ses adhérents déposent des fleurs sur la Place des Martyrs, dans le centre d'Alger, et prient pour ceux qui y sont morts.
Le RAJ fait campagne pour que le 5 octobre soit institué comme la journée nationale de la démocratie. "Nous devons continuer à nous mobiliser pour la liberté et la justice sociale... pour pérenniser certains acquis du 5 octobre 1988", explique le secrétaire général du RAJ, Hakim Addad.
Aux jeunes qui protestent contre les inégalités et d'autres malaises sociaux, le patron du RAJ conseille la modération : "Nous voulons dire aux jeunes que l’émeute n'est pas la meilleure des solutions aux problèmes actuels. Il faut recréer en eux la foi en la lutte, politique et citoyenne, il faut les amener à s'organiser, à se mobiliser à travers des structures qui, même si elles ne leur conviennent pas totalement, sont là pour leur donner la possibilité de revendiquer leurs droits de manière collective et plus efficace, avec, on l'espère, de meilleurs résultats que la casse."
De nombreuses associations, parmi lesquelles le RAJ, SOS Disparus et Le Souk, ont participé à un rassemblement, le 5 octobre 2008, sur la Place des Martyrs.
Un rassemblement prévu le 5 octobre par la fondation Friedrich Ebert et la Ligue Algérienne de Défense des Droits de l'Homme (LADDH) avait été annulé, pour des raisons inconnues. Les deux organisations avaient rassemblé plusieurs participants, parmi lesquels l'ancien secrétaire général du FLN Abdelhamid Mehri, le sociologue Nacer Djabi, ainsi qu'Ali Yahia Abdenour et Mustapha Bouchachi de la LADDH.




Ahmed Bensalah En ligne 2008-10-10
XXième Anniversaire du 5 Octore 1988 : le rêve brisé Imaginez un peu que les "évènements" d’0ctobre 1988 eussent abouti, comme sous d’autres cieux dirigés par des gens moins cupides et obstinés, à une véritable Révolution politique et sociale. Elle aurait transformé fondamentalement le visage de l’Algérie. Les dirigeants représentatifs que nous aurions eu auraient, par la force des choses, suivi une autre politique économique et sociale, qui aurait été bien meilleure que celle, exclusivement fondée sur les monopoles et l’exclusion, qui a été suivie jusqu’à présent et qui a mené le pays à la ruine économique et à l’impasse politique et sociale. Ils nous auraient sûrement évité la tragédie des années 1990 et son lot de victimes et de destruction car le FIS n’aurait pas trouvé le bouillon de culture et le marécage social qui l’ont enfanté et lui ont permis d'évoluer, à l'aise. De plus, au lieu d’être les traînards et les abonnés absents au développement économique et social et à la modernisation, que nous sommes devenus, nous aurions été des pionniers, dans les réformes politiques et économiques, bien avant la Chine et l’ensemble des pays du bloc soviétique auquel l’Algérie, non alignée, était assimilée malgré elle. Enfin, au lieu d’avoir des figures antédiluviennes à la tête des institutions de la Répulique, nous aurions eu des dirigeants jeunes, compétents et honnêtes, comme aux Etats Unis d’Amérique, en Grande Bretagne, en Espagne, au Portugal, en Russie et même en Chine. Hélas, mille fois hélas, le rêve d’Octobre a été trahi et assassiné et, comme dirait Hakim Laalam, le cauchemar continue avec les mêmes fantômes et les mêmes vampires, en toile de fond. Ahmed Bensalah
ahmed /batna En ligne 2008-10-10
Le 5 octobre en algérie est un coup d'état contre le F L N devenu truand rival de l'administration militaire par le peuple qui avait demandé la purification du F L N des faux moudjahidine des prostituées "troupes artistiques de l'A L N ? ". O a donné au peuple le multipartisme de confusion (62)partis politiques, (les U S A ) en ont (2) . Soit une répartition planifiée des prostituées ,des harkis et des faux moudjahidines par dissémination sur le territoire à travers 62 micro partis incontrolables, ça a donné : HATTAB ZOUABRI DROUKDEL AZAOUAD NEZZAR TOUATI BENFLIS KHALIFA BANK KHALIFA AIWAY DETOURNEMENT AIR BUS FRANCAIS AU PROFIT DE KHALIFA AIR WAY ASSASSINAT DES TRAPPISTES DROGUES INJECTION DE L INSULINE AUX NON DIABETIQUES INSTALLATION DES PROCUREURS ARABISANTS VOYOUS .... IMPORTATION DES CHINOISERIES CANCERIGENES AU LIEU DU PRODUIT EUROPEEN BREVETE QUI COUTE CHER ....
ABDALLAH ZEID (HAMMBHOURG)ALLEMAGNE. En ligne 2008-10-13
tant que pour le moment ABdelaziz Bouteflika et Abdel aziz Belkhadem sont aux pouvoir,le regime Algerien sera en bonne santer in-challah, apres je sais pas!
Dahous Hammou En ligne 2008-10-15
le 5 octobre 1988 a fait naître un espoir de liberté, de démocratie,de justice dans tout le Maghreb. Malheureusement,ceux qui ont opéré des changements politiques, en Algérie,étaient ceux-là même que contestaient la jeunesse. Etaient-ils de bonne foi en permettant un multipartisme "anarchique"et en proposant une constitution qui devrait être l'euvre d'une assemblée constituante? En ouvrant la boîte de Pandore, les responsables de l'époque savaient-ils que le pourrissement qui allait s'en suivre entrainerait leur pays dans une guerre fratricide sans précédent?
Farid Laala ( TIZI-OUZOU)ALG En ligne 2008-10-16
C'est CHADLI BENJEDID qui a englouter l'Algérie dans le dessaroi et le guerre civile c'est lui qui a crées l'ouverture des parti politiques multiples pourquoi monsieur CHADLI BENDJEDID POURQUOI? Le F.L.N NOUS ALGERIENS ca nous suffisait comme parti politique,POURQUOI L'OUVERTURE DES PARTI POLITIQUES INDEPENDANT, nous oublirons jamais MONSIEUR BENDJEDID nous ALGERIENS le 05 Octobre 1988,vous avez perpetrer l'Algerie dans la guerre civile,SI HOUARI BOUMEDIENNE que dieu l'acceuille dans son vaste paradis etait vivant vous serez condamnees a mort espece de colonel voyous ,escroc ,vous avez voler l'argent des ALGERIENS.
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