Le gouvernement marocain veut sortir l’habitat locatif de la crise
2008-10-05
Une nouvelle étude publiée au Maroc a révélé un manque de confiance entre propriétaires et locataires, une diminution du nombre de locataires et un manque d'incitation à louer. Le gouvernement s'est engagé à résoudre cette situation.
Par Sarah Touahri pour Magharebia à Rabat - 05/10/08
![]() [Sarah Touahri] De nouvelles propositions gouvernementales sont à l'étude pour mettre un terme à la crise dans le secteur de l'habitat locatif au Maroc |
Le gouvernement marocain envisage une refonte du secteur de l'habitat locatif, en pleine crise dans le pays.
Selon une étude officielle publiée le 24 septembre, le Maroc se trouve confronté à une pénurie de promoteurs dans le secteur de l'habitat locatif public et privé, au manque d'incitations fiscales et juridiques poussant les gens à louer et à des relations marquées par la défiance entre propriétaires et locataires.
De nouvelles propositions sont à l'étude pour mettre un terme à cette crise, a fait savoir le Ministre du Logement, de l'Urbanisme et du Développement, Ahmed Taoufik Hejira, lors d'une conférence de presse organisée pour rendre publics les résultats de cette enquête.
L'un des problèmes majeurs mis à jour par cette étude est le fait que trente pour cent des propriétaires interrogés disent avoir connu des litiges avec leurs locataires concernant l'augmentation des loyers, les retards de paiement, voire l'absence de paiement.
"Les locataires refusent de payer des loyers plus élevés", explique Mohamed Marouane, un propriétaire, ajoutant qu'il est déçu par la direction prise par le marché de l'habitat locatif. Cette étude a montré que le pourcentage de familles vivant en location était tombé à 29 pour cent en 2008, contre 43 pour cent en 1982.
"Cela fait vingt ans que je loue cette maison de 100 mètres carrés pour 800 dirhams par mois, alors qu’à l’heure actuelle, ce prix devrait être de plus du double", a-t-il expliqué. "Je pense recourir à la justice."
Pour traiter les problèmes révélés par cette étude, le Ministère du Logement a mis en avant un certain nombre de mesures. Outre des réformes juridiques pour refondre ce secteur, il envisage de rétablir la confiance entre propriétaires et locataires, d'introduire des incitations fiscales et de mettre en place des sociétés de médiation qui se porteront garantes vis-à-vis des propriétaires.
L’étude propose une baisse d’impôt de 20 pour cent sur les revenus locatifs et l’exonération totale appliquée aux revenus locatifs des petits propriétaires. Soixante-dix-sept pour cent d'entre eux aimeraient voir les incitations fiscales existant dans le secteur de la propriété s'étendre au secteur locatif.
Ces mesures fiscales viennent également en soutien du nouveau programme du Maroc visant l'extension de l'habitat social. Ce programme permettrait des déductions fiscales plus importantes sur les revenus des logements loués à des familles à faible revenu, des déductions fiscales sur les investissements dans le locatif et des prêts bonifiés à long terme pour la construction de logements à prix abordable.
Selon cette étude, la médiation entre les propriétaires et les locataires doit être renforcée pour mettre un terme au désordre sur ce marché.
M. Hejira se dit confiant dans le fait que ces propositions permettront de rétablir la confiance entre les investisseurs immobiliers et les locataires potentiels et de remplir les quelque 163 000 logements locatifs actuellement vides.
Un projet de loi visant à renforcer le cadre légal régissant ce secteur sera bientôt déposé sur le bureau du parlement.
"Il permettra de définir avec précision les droits et les obligations du propriétaire et du locataire, et d'assurer les conditions de la rentabilité et de la stabilité dans la relation entre les deux parties", a expliqué M. Hejira.
"Il est temps de réviser le cadre juridique", explique Ahmed Bzioui, un promoteur. "Le rôle des agences immobilières à titre d’exemple doit être élargi dans ce domaine pour englober le recouvrement des loyers et la gestion du patrimoine."
Formaliser le contrat de location permettra également de protéger les locataires. Certains propriétaires louent en effet leurs logements de manière illicite pour éviter de devoir payer des taxes, ce qui laisse les locataires sans aucune protection juridique.
"C’est une pratique courante", a expliqué un locataire à Magharebia. "D’ailleurs, je loue un appartement à Rabat sans contrat. J’ai peur qu’on me mette un jour à la porte", ajoute Hajer Bakali. Mais elle se dit prête à courir le risque pour le prix.
"Le loyer est acceptable", reconnaît-elle.







P En ligne 2008-10-08
Ces nouvelles mesures sont une initiative positive et dans la bonne direction pour tout le monde. Une chose que j'ai ressentie, l'article a oublié de davantage promouvoir les droits du locataire. Selon mon expérience, on ne peut pas faire confiance aux propriétaires au Maroc... Créer des agences pour surveiller le processus et les contrats mettra fin aux logeurs voleurs qui voient la caution comme un bonus de liquidités. Les propriétaires ne sont généralement rien de plus qu'une personne ordinaire, et très souvent, un fléau sur la société. Pourtant, on attend de nous de leur faire confiance pour qu'ils ne dépensent pas ou ne s'enfuient pas avec la caution ?
Anonymous En ligne 2008-11-28
Vous avez l'air d'en connaître un rayon sur les bailleurs qui "profitent". Cela dit un site à l'ai d'en savoir davantage que vous sur le sujet. Voici l'ocasion de le consulter. Comment peut-on amasser beaucoup de bénéfices et ne pas respecter ses engagements ? Répondez si vous avez la bonne réponse.
Houda Bendahmane En ligne 2009-07-30
Bonjour suite à de nombreuses mésaventures , je me tourne vers vous dans un crie de sos. Je suis propriétaire suite au décés de mon père d'un immeuble comprenant 3 appartements . je décide depuis 10 mois de rentrer au maroc pour soigner ma mère atteinte d'un cancer en phase terminale , au jour où je vous écris ma mère est décédé depuis 2 mois . Je demande au locataire de bien vouloir libéré l'un des appartements afin de m'y installer et à ma grande aprés 10 mois de délais , ils décident que non , ils ne quitteront pas les lieux mais si je veux leur départ je dois leur payer 150000 dhrs ce qui est en ce qui me concerne du vol. depuis j'ai droit à toutes les hostilités, je suis en procédure pour leur départ mais rien n'est gagné. Je vis dans l'appartement au dessus nettement plus petit et me contente d'attendre le suivi des démarches. Alors question confiance je ne crois pas pouvoir à l'avenir faire confiance à des locataires , pour eux , ils payent leur loyer alors ils sont chez eux . Ces locataires, je dis ces parceque j'ai également un garage dont le locataire demande 40000 dhs pour partir ; Je viens de rentrer aprés 14 ans en belgique et je ne peux profiter de ce qui m'appartient parceque un jour mes défunts parents ont loués à des gens avec des loyers ridiculement bas et ces derniers n'ont que faire du fait que je souhaite moi vivre dans la maison de mon enfance en paix et tranquilité , alors en tant que propriètaire et selon la loi dans mon droit puisque la seule raison qui fait que l'on demande la vacation des lieux , est pour s'y installer soi=même , que dois je faire??? et pour combien de temps dois je vivre avec tant de conflits inutiles puisque aujourd'hui je suis ce monstre qui est venu de nul part pour demander son bien. Merci de votre aide.
choukry En ligne 2009-08-26
Bonjour, Je suis resident marocain à l'etranger propriétaire d'un immeuble comprenant 2appartements . je décide de rentrer au maroc pour y vivre cette année Je demande au ma soeur,son mari et 4 enfants de bien vouloir libéré l'un des appartements afin de m'y installer,ils vivent depuis 6 ans en titre gracieux en attendant de trouver un logement, ils décident ne pas quitter les lieux mais si je veux leur départ je dois leur payer 120000 dhrs, pourtant j'ai déjâ proposer de les aider de trouver un autre logent, ils ont refusé ,ils ont l'habitude d'être logés gratuitement,ils sont comme chez eux, je ne peux profiterde bien comme un citoyen marocain ordinaire, alors en tant que propriètaire et selon la loi dans mon droit que l'on demande de liberer les lieux, pour m'y installer, je me tourne vers vous pour me donner quelques adresses ou associations et quelques conseils. Bien cordialement.
Latifa SKALLI En ligne 2009-09-08
En réponse à Mme BENDAHMANE, Chère amie, Après avoir vécu le même calvaire, je me suis trouvé dans l’obligation morale de vous écrire ne serait rien que pour vous soutenir, ainsi que vous parler de mon expérience qui sans doute peut vous être d’une grande utilité………..bref ! L’histoire commence 6 mois après le décès de mes parents suite à un tragique accident en Mars 2008, on a décidé avec mon mari de rentrer vivre et élever nos 2 jumeaux de 8 ans au pays dans la maison familiale à fez occupée par des locataires pendant presque 9 ans avec un loyer dérisoire, ces derniers ont eu la même attitude qui vous a surprit, tout en me demandant la somme de 120000 DH après des interminables négociations. Mon mari a proposé d’aller voir un avocat de la famille qui nous a vraiment pompé bien comme il le faut pendant plus d’un an avec ses démarches, procédures et paperasse qui nous prenaient et la tête, et le temps/argent (sans que je vous parle de l’administration marocaine) et qui n’a servit à rien du tout, mais en parlant un juge cousin de mon mari, celui là nous a conseillé de poursuivre la négociation car selon lui même si la loi sera de notre coté après 3 ans de propriété ce qui n’était pas le cas ( j’étais héritière depuis moins de 15 mois) , le système est trop pourri, les avocats sont tous des escrocs et on ne pourra pas en finir avant 3 ou 4 ans (donc 6 ou 7 ans en total si c’est pas plus) et surtout que le coût sera plus que la somme demandée. Donc on a reprit les négociations pour payer en fin de compte 105000 DH et une durée de 3 mois sans qu’ils déboursent un centime afin d’organiser leur déménagement. Grosso modo, le conseil que je puisse vous donner chère amie, c’est vraiment d’essayer d’aller le plus loin possible dans la négociation et surtout d’éviter l
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