Une ONG de la presse critique le manque de liberté en Tunisie
2008-10-03
Le Comité pour la Protection des Journalistes a publié un rapport spécial sur la liberté de la presse en Tunisie, dans lequel il affirme que le gouvernement continue de museler les journaux d'opposition et les articles objectifs.
Par Jamel Arfaoui pour Magharebia à Tunis – 03/10/08
![]() [File] Un récent rapport du CPJ parle du traitement de la presse en Tunisie. |
Le Comité pour la Protection des Journalistes (CPJ) a publié un nouveau rapport très sévère sur l'état de la liberté de la presse en Tunisie. Cette étude, publiée le 23 septembre sur le site web du comité, estime que la liberté de la presse est déficiente dans le pays.
Joel Campagna, coordinateur du programme du CPJ chargé du Moyen Orient et de l'Afrique du Nord, a rencontré des représentants des médias et des journalistes en Tunisie en juin et en juillet. Aucun responsable du gouvernement n'a accepté de le rencontrer pour contribuer à donner une perspective officielle à cette étude.
Pour étayer ses affirmations, M. Campagna fait état de plusieurs exemples, dont une discussion sur les méthodes utilisées par les autorités pour "assiéger" les journalistes et les journaux jugés critiques envers le gouvernement.
Il y évoque notamment l'affaire du journaliste Slim Boukhdir, condamné à un an de prison en décembre 2007 mais relâché en juillet dernier. Ce rapport conclut que le procès de Boukhdir était une représaille de la part de l'Etat pour ses critiques très dures contre de hautes personnalités du pays.
Les autorités tunisiennes affirment pour leur part que l'arrestation de Boukhdir n'avait rien à voir avec son travail de journaliste.
Ce rapport, intitulé "L'Oppresseur Souriant", explique que le régime tunisien n'autorise aucune critique. "La presse écrite ne critique pas le Président et est en grande partie paralysée par une forme d'auto-censure", affirme-t-il. "Les quelques voix critiques qui s'expriment sur lnternet, pour des publications étrangères et pour des hebdomadaires d'opposition à faible tirage, sont régulièrement harcelées et marginalisées par les autorités tunisiennes."
Le CPJ conclut que bien que plusieurs journalistes aient été poursuivis par la loi depuis plusieurs années, "les autorités préfèrent utiliser des méthodes plus subtiles pour contrôler leurs voix."
Selon ce rapport, le gouvernement refuse d'accorder des licences à des médias écrits et audiovisuels qu'il juge trop critiques, et contrôle la distribution des subventions gouvernementales et des recettes publicitaires, pour pouvoir favoriser les publications qui soutiennent le régime.
Enfin, selon ce rapport, "les journaux ouvertement critiques sont saisis par la police. Les sites d'information en ligne trop critiques, ceux appartenant à des groupes internationaux des droits de l'Homme, et le site de partage de vidéos YouTube sont bloqués par le gouvernement."
S'exprimant à propos de ce rapport du CPJ, Neji Bghouri, secrétaire général du Syndicat National des Journalistes Tunisiens (SNJT), a expliqué à Magharebia qu'il avait été surpris par "l'absence de toute mention du [SNJT], du fait en particulier que Campagna avait rencontré ses membres et parlé avec eux de plusieurs problèmes des médias lors de son séjour en Tunisie".
Lors d'un colloque organisé le mois dernier, M. Bghouri avait déclaré : "Nous ne pouvons imaginer une quelconque évolution du pluralisme et de la démocratie dans notre pays aussi longtemps que les autorités... chercheront à exercer une surveillance et un contrôle. Cela a empêché la possibilité de disposer d'une presse libre, indépendante et pluraliste telle que celle que connaissent les sociétés démocratiques."
Aboubakr Esseghair, du magazine privé L’Observateur est d'un avis différent. Selon lui, la presse en Tunisie est sur la voie du pluralisme.
"Il est difficile de décrire les médias tunisiens de manière aussi vague", a-t-il poursuivi. "Et cela, pour au moins deux raisons : la première est qu'il y a une volonté politique de développer la scène des médias en Tunisie, une avancée importante qui doit être préservée ; la seconde est que nous disposons en Tunisie d'une législation suffisante qui protège la liberté de la presse."
Dans le rapport du CPJ, le directeur de la publication de Dar Assabah, Raouf Cheikhrouhou, a été interrogé sur le point de savoir pourquoi son journal (qui comprend le quotidien Assabah très populaire, qui tire à 40 000 exemplaires) ne parlait pas de la corruption officielle et ne critiquait pas les responsables de l'Etat. Pour lui, la raison en tient à la législation tunisienne.
"Il existe en Tunisie un Code de la presse, et vous devez respecter la loi", a-t-il expliqué. "Aux termes de cette loi, nous ne pouvons porter atteinte à la crédibilité du Président. La Tunisie, ce n'est pas l'Europe. C'est un pays arabe musulman. … Nous avançons pas à pas, et je pense que la presse va dans la bonne direction."




said En ligne 2008-10-05
vraiment vos articles inspirent que vous n'etes pas patriotistes et me donnent l'impressions que vous voulez rester esclave de l'occident car tout se que disent les boubartallas pour vous c'est sacret et indiscutable or je vous adresse à voir ce qu'ils font chez eux et meme dans tout le monde contre les arabes et le tiers monde en général s'ils vous plait arreter de les prondre comme modele et faites ce que vous pouvez vous meme pour corriger le monque dans vos pays - et merci
mouldi maaroui En ligne 2008-10-07
Et qui s'incarne dans cette nouvelle nuit, dans cette armure brillante ? Qui est venu nous délivrer, avec quel mandat à la main ? Quelle autorité représente-t-il ? Et de quel organisme ? Et pourquoi donc tous les Pierre, Paul et Jacques ont-il tant de facilités à critiquer notre pays et à nous parler de liberté et de démocratie ? Pourquoi vous à Magharebia ne traitez-vous pas de sujets qui ont de l'intérêt pour nous, les lecteurs ? Pourquoi faut-il toujours attirer votre attention par un chien aboyeur ? Croyez-vous que ce dernier ait l'intérêt des Arabes à coeur ? Lorsqu'on commente et que vous, vous imprimez, vous croyez vraiment qu'ils nous aiment tant que ça quand leurs prisons sont remplies d'Arabes ? Et le chômage ethnique, c'est avancé ? Parlez-nous donc de nos grands pays, de nos grands peuples, de nos grands leaders, et de la manière dont ils ont survécu aux orages économiques du monde. Et quel est leur classement dans la turbulence mondiale ? Parlez-nous de succès et des résultats obtenus dans une courte période de temps, dites-nous que rechercher et qu'attendre lorsque nous visitons nos pays bien-aimés, dites-nous la vérité telle qu'elle est et n'acceptez pas un reportage fait par un étranger sur notre société et notre mode de vie.
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