Le nouveau Code pénal algérien prévoit des peines de prison contre l'immigration clandestine
2008-09-04
Le nouveau Code pénal algérien, adopté le 31 août, prévoit des peines de prison pour les harragas. Cette mesure est différemment appréciée par les observateurs et les spécialistes en Algérie.
Par Achira Mammeri pour Magharebia à Alger – 04/09/08
![]() [Getty Images] L'Algérie a mis en place de nouvelles sanctions contre les harragas. Le Président Bouteflika a déclaré qu'il n'existait "aucune différence" entre les auteurs d'attentats suicides et les migrants qui cherchent à traverser clandestinement la Méditerranée. |
Le fait de quitter clandestinement l'Algérie est désormais considéré comme un délit. Aux termes du nouveau Code pénal, approuvé dimanche 31 août par le conseil des ministres, les harragas (migrants clandestins) risquent de se voir condamnés à des peines de prison pouvant aller jusqu'à six mois. Les sanctions sont plus lourdes pour les traficants qui coordonnent les réseau de migrants, pouvant atteindre dix ans dans les pires des cas.
Selon un communiqué du gouvernement, la peine "est aggravée lorsque ce délit a été le fait d’une personne occupant une fonction qui a facilité cet acte ou lorsqu’il ait été commis par un groupe organisé ou utilisant des armes".
Le problème des migrations clandestines, qui s'est aggravé ces deux dernières années, a fait l'objet d'une attention nationale en Algérie, incitant la société civile et le gouvernement à prendre des mesures. Le Président Abdelaziz Bouteflika est sorti de son long silence sur la question pour affirmer qu'"il n’existerait pas de différence entre les kamikazes et les haragas, si ce n'est que les premiers tuent des innocents et que les derniers font plus de mal à leur famille proche et à eux-mêmes."
Les nouvelles sanctions prévues pour les migrants clandestins n'ont pas bénéficié du soutien unanime de la classe politique. Le Front de Libération Nationale (FLN) et le Rassemblement National pour la Démocratie (RND) ont applaudi, estimant que "cette mesure dissuasive va contribuer d’une manière efficace à la lutte contre l’immigration clandestine."
Mais pour sa part, le Front National Algérien (FNA) s'est dit opposé à cette loi. Mohamed Ben Hamou, député et responsable du parti, explique que "pénaliser le phénomène des haragas ne changera rien".
"Le gouvernement doit s'attaquer aux racines du problème", a-t-il déclaré, "et étudier les raisons qui poussent des diplômés de l'université, des chômeurs, des femmes et même des personnes âgées à prendre autant de risques pour rejoindre l’Europe au lieu d’opter pour la solution facile."
Ce phénomène doit être traité, ajoute M. Ben Hamou, par "l’instauration d’une véritable paix sociale, la création d’emplois et le règlement du problème du logement".
Ce nouveau code, conclut-il, signifie que l'Algérie cède à la pression des Européens de mettre un frein à ce problème.
Me Fatima Ben Brahem partage ce point de vue. Elle a demandé au Président d'"amnistier les harragas emprisonnés et d'abroger ce délit".
Me Ben Brahem, qui a défendu des harragas jugés par plusieurs tribunaux du pays, explique que la prison ne dissuade par les jeunes de tenter de renouveler leur tentative : "Mes clients, qui sont tous des jeunes désespérés, sont déterminés à recommencer l’aventure une fois qu’ils auront purgé leur peine."
Elle recommande une procédure administrative plutôt qu'une condamnation pénale pour lutter contre ce phénomène. En 2007, les autorités ont enregistré 2 400 cas de migrations clandestines. Le plus récent a eu lieu le 31 août. Vingt-cinq candidats à l'émigration clandestine ont été sauvés de la noyade par les garde-côte de Ténes et d'Annaba, à l'est d'Alger.
Selon les statistiques du Croissant Rouge algérien, cette institution reçoit chaque mois des avis de recherche de la part de familles qui ont perdu tout contact avec leurs jeunes harragas, lui demandant de procéder à des recherches. La même source explique que le nombre de migrants clandestins qui meurent en mer est passé de vingt-neuf en 2005 à quatre-vingt-trois en 2008.




hellal En ligne 2008-09-05
des questions sur le terrorisme : le parlement algérien est composé de qui pour permettre aux magistrats (procureurs,présidents de cours et tribunaux ) "surtout ceux de batna" de devenir des voleurs , menteurs ,corrompus ,à la tête hautaine la mine de satan les lèvres gonflées ,l'arme au poing ou dans le tiroire menaçant, rendant des décisions fausses mensongères inventées sur des faits de leur choix et non les faits présentés par les plaignants. commettant des erreurs délibérée sur les écris . pouquoi les enquêtes sur les assassinats non terroristes sont classées dans la facture sans suite de antar zouabri ( de fabrication benflis nezar). fait relevé : sur les terres benflis des citoyens prenaient de l'alcool, cernés par soit disant des terroristes qui portent : ( 60 kalachnikoves neuves à peine sorties d'usine), les prostituées ivres mortes libérées , 3 militaires et un douanier etrangers à batna égorges : vive nezar vive benflis vive les fis de harkis double nationalité.....
ghost En ligne 2008-09-05
condamnation pénale pour lutter contre ce phénomène!!!! eh oui puisqu' ils exporte notre honte ... on doit les mettre en prison non ??? et pourquoi pas les crusifié !! pauvre algerie et pauvre jeunesse... si javais leurs age je ferais la meme chose..
رشيد En ligne 2008-09-15
Tout d'abord, je suis sidéré par le nom qu'on attribue à ceux qui ont choisi de vivre hors de l'Algérie. Il est vrai que ce sont des “Harragas”. Mais qu'est ce que cela signifie, que ceux qui ont le pétrole et les armes entre les mains les définissent comme participant à "l'immigration clandestine" ? Existe-t-il une immigration légale ? Ou l'immigration légale réside-t-elle dans le fait que l'on emprunte son avion personnel ? Non et mille fois non. Je refuse cette appellation. Il n'existe pas d'immigration légale. Il y a des voyages, des excursions. Ce qui serait correct, ce serait de dire que ceux qui interdisent l'immigration craignent que les Harragas ne rencontrent leurs filles et leurs fils dans les pays européens où ils vivent et font des études, alors qu'ils évitent de les affronter parce qu'ils ont fui le pays. Un fugitif est capable de faire n'importe quoi, de voler, de trafiquer ou autre, ce qui fait honte à nos dirigeants. Enfin, offrez à ces fuyards une opportunité et reconnaissez leur courage tout comme le choc qu'ils ont causé à nos leaders, trop aveuglés par le pouvoir et par l'argent pour voir leurs parents. La preuve, c'est que personne n'a démissionné ou n'a été tenu pour responsable devant le peuple, ni devant le parlement. Ses membres ne sont que des poupées à gros ventres, incapables de respirer. Mon conseil à la mafia qui nous dirige au nom de la révolution est de nous laisser en paix, car nous avons renoncé à tout, même à nos vies. Comment est-il concevable qu'une personne qui a sacrifié sa vie soit emprisonnée ? On devrait plutôt le qualifier de fou, afin qu'il montre moins de honte face à l'Occident et aux Etats du Golfe qui ont sortis de l'humiliation en étreignant leurs fils. Ils sont devenus même supérieurs à l'Amérique au niveau des conditions de vie. Ô responsables du pays (Algérie), ôtez vos mains de nos nuques. Vous faites suffoquez les énergies humaines. Si ces dernières avaient eu une occasion pour dialoguer et si vous vous étiez rapprochés d'elles, elles auraient formé le plus grand peuple du monde. Craignez Dieu et donnez-nous une immigration légale parce que nous n'en avons jamais entendu parler ou rapprochez-nous de votre sein, qui pour nous ne nous semble que rempli d'épines qui n'ont pu être enfoncées par un homme, même portant des chaussures faites dans le cuir le meilleur et le plus résistant. C'est absurde que nous soyons au chômage alors qu'il y a des gens qui gagnent trente millions de centimes par mois. C'est absurde que j'aie quarante ans, que je ne me sois pas marié et que je n'aie pas de maison, alors qu'il y a des gens âgés de vingt ans qui ont de nombreuses ressources à l'étranger. C'est de l'injustice. L'injustice peut avoir de graves conséquences. Mettez le Harraga en prison, vous lui épargnerez en plus la difficulté de trouver un endroit où loger au cours des six mois qui suivent. C'est préférable à la misère dans laquelle il vit.
خيرة En ligne 2008-09-25
Mais nous sommes-nous interrogés sur le phénomène de l'Haragga ? Pourquoi y a-t-il une immigration dans le pays au million et demi de martyrs ? Bien sûr, cette question sera mise en attente. Des mesures auraient dû être prises pour éradiquer ce phénomène, en donnant les moyens de vivre dignement. Quel est le destin des diplômes, sachant que la plupart des immigrants clandestins en ont un ? Je veux dire après qu'ils soient condamnés.
kader En ligne 17 il y a plusieurs jours
Que la miséricorde de Dieu soit sur l'âme de ceux qui sont morts en haute mer, tentant d'échapper à la prison dans laquelle ils avaient été jetés. Notre régime est le meilleur de tous: on ne vous laissera pas travailler ici et, ailleurs, on s'assurera que vous ne partirez pas. Si on vous attrape, on dira, "Nous prendrons soin de lui, parce qu'il voulait vivre dans de meilleures conditions." Nous devrions rester en Algérie, être punis par eux mais contents pour eux. Que Dieu fasse vite et fasse partir ces traîtres, dont tous sont voleurs, jamais satisfaits, toujours cherchant plus et plus d'argent. Mangez du poison et allez en enfer, vous qui êtes au pouvoir!
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