Bouteflika encore indécis sur un troisième mandat
2008-08-29
La décision du Président algérien Abdelaziz Bouteflika de se présenter pour un troisième mandat est attendue depuis longtemps, mais en l'absence de toute déclaration publique du chef de l'Etat, l'opposition commence à s'agiter.
Par Nazim Fethi pour Magharebia à Alger – 29/08/08
![]() [File] Alors que l'élection présidentielle de 2009 en Algérie se rapproche, seul Moussa Touati, le secrétaire général du Front National Algérien (FNA) a déclaré sa candidature. |
A moins de huit mois de la prochaine élection présidentielle en Algérie, la scène politique nationale est étrangement calme. Contrairement aux élections précédentes, le scrutin de 2009 n'a pas encore attiré la foule des candidats possibles ; même l'actuel Président Abdelaziz Bouteflika n'a pas encore fait part de son intention de se présenter pour un troisième mandat très controversé.
Le seul candidat à s'être à ce jour lancé dans la bataille est Moussa Touati, le secrétaire général du Front National Algérien (FNA), un parti créé récemment, qui avait causé la surprise lors des dernières élections législatives et locales en remportant le septième plus grand nombre de sièges. M. Touati avait fait part de son intention de se présenter comme candidat lors d'une déclaration à l'occasion du congrès de son parti le 22 août, mais les spécialistes lui accordent peu de chances.
Les réactions suscitées dans la presse par sa déclaration avaient été explicites : sous le titre "Il était temps !", le quotidien Liberté écrivait que "l'annonce par Moussa Touati de sa candidature à l'élection présidentielle est la bienvenue. Peu importe de savoir quelle place il occupe sur l'échiquier politique ; l'important est que nous voyons maintenant les choses bouger à l'approche des élections."
Les seuls partis à s'être déclarés sont ceux de la coalition gouvernementale. Le Front de Libération Nationale (FLN) du Président, le plus important parti au parlement, a annoncé il y a plus d'un an son soutien à un troisième mandat de M. Bouteflika et à la nécessaire réforme constitutionnelle que cela exige. Le Rassemblement National Démocratique, présidé par le Premier Ministre Ahmed Ouyahia, largement perçu comme le successeur de Bouteflika, a une nouvelle fois fait part de son soutien au Président et s'est déclaré favorable à un amendement de la constitution. Le Mouvement pour la Société de la Paix a lui aussi apporté son soutien au Président.
Ahmed Ouyahia avait affirmé peu avant les élections présidentielles de 2004 qu'il ne se présenterait jamais contre M. Bouteflika. Mouloud Hamrouche, un autre ancien Premier Ministre et candidat à la Présidence, avait indiqué qu'il ne se présenterait jamais contre lui sans le soutien de l'armée.
Même les partis d'opposition hésitent à présenter des candidats. Dimanche, le secrétaire général du mouvement islamiste Nahda, Fateh Rebai, a insisté sur le fait qu'"il est encore trop tôt pour parler de l'élection présidentielle" et indiqué que son parti attendait de connaître le détail de la réforme de la constitution avant de se prononcer.
Le Front des Forces Socialistes (FFS) n'a pas encore communiqué sa position sur ces élections. Le parti, dont le cofondateur Hocine Ait Ahmed vit en Suisse, avait laissé entendre en début d'année qu'il pourrait soutenir Mouloud Hamrouche, non membre du FFS, dans la mesure où Ait Ahmed ne peut se présenter pour des raisons de santé. Toutefois, ni Hamrouche ni la direction du FFS n'a clairement annoncé ses intentions.
Said Sadi, le leader du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie et ancien candidat à l'élection présidentielle connu pour son opposition à la politique de réconciliation nationale de Bouteflika et aux concessions faites aux islamistes, n'a pas encore dévoilé ses intentions.
M. Bouteflika lui-même avait fait part de son intention d'amender la constitution en 1999, mais il est resté silencieux sur le sujet ces derniers temps. Les spéculations sur ses intentions et son état de santé ont été alimentées par des rumeurs et la dégradation de sa santé, avec un séjour à l'hôpital en 2006, ainsi qu'une raréfaction de ses apparitions en public.
Les craintes d'un regain des attaques terroristes ont soulevé des questions quant à son leadership, et les opposants au régime se sont interrogés sur le rythme des réformes et l'érosion du pouvoir d'achat, à un moment où le pays enregistre des flux massifs de devises étrangères.
Mais ce que certains redoutent par dessus tout, c'est que l'apathie généralisée des électeurs lors des scrutins législatifs et locaux en 2007 ne se renouvelle lors de l'élection présidentielle de 2009.




عماد En ligne 2008-09-03
Quelle est l'utilité d'organiser des élections, si elles ne réunissent que les mêmes visages ? La situation de l'Algérie est comme celle des autres pays de notre monde arabe. Le Président Bouteflika se présentera aux élections et les remportera. Que vous le vouliez ou non. Il contrôle tous les pouvoirs de l'Algérie. Il est le Président, le ministre, le chef de personnel et le père des pouvoirs. Donc, nous devons lui faire allégeance et l'annoncer comme le Roi de tous les Algériens. Il est dans le grand monde arabe. Il n'y a rien qui ressemble à une république ici, ce ne sont que des régimes monarchiques. Même le dernier ne traitera pas avec ces leaders parce que la monarchie a des valeurs, un bon comportement et une histoire. La monarchie a réussi au Maroc parce qu'elle est profondément ancrée dans l'histoire. De plus, c'est un point d'accord unanime entre les érudits et le peuple. Cela a contribué à la renforcer et à la consolider.
lutsha En ligne 29 il y a plusieurs jours
le système politique dans notre pays est malade. la famille révolutionnaire a mis fin aux idées révolutionnaires et sont devenus malades de leur ventre l'espoir peut provenir de l'extérieur notamment la crise financière mondiale peut engendrer d'autres attitudes mais tant que les étrangers tirent profits de notre pays , le système actuel continuera....mais il faut une résistance face à ce monstre qui ne pense qu'à lui sans pour autant se soucier de l'avenir de ses enfants. boutef est malade au sens propre et au sens figuré. peut-être il va partir...il va partir...tant mieux..mais qui va le remplacer...pourquoi on refuse d'accepter les observateurs étrangers pour superviser les élections en algérie. pourquoi....on sait pourquoi...parce qu'on veut continuer de frauder. aucune élection du monde arabe qui s'est déroulé sans fraude. vous êtes des traitres de la nation vous qui croyez que êtes des défenseurs de ce pays...mais non vous êtes des voleurs...l'Histoire vous condamnera comme elle a déjà condamné vos prédecesseurs.....
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