La hausse des coûts et la concurrence mettent en danger le secteur marocain du textile
2008-07-15
La concurrence et l'augmentation des prix des matières premières font peser une menace sur le succès qu'avait connu le secteur du textile au Maroc en 2007.
Par Hassan Benmehdi pour Magharebia à Casablanca – 15/07/08
![]() [Hassan Benmehdi] L'Association Marocaine des Industries du Textile et de l'Habillement a mis en garde contre un possible ralentissement dans le secteur, lors de son assemblée générale, la semaine dernière. |
L’Association Marocaine des Industries du Textile et de l’Habillement (AMITH) tire la sonnette d’alarme : ce secteur, qui reste le premier employeur de main d’œuvre au Maroc, s’apprête à vivre une conjoncture difficile.
S'exprimant lors de l'assemblée générale de l'AMITH à Casablanca, mardi 8 juillet, le président de cette association, Mohamed Tamer, a déclaré que bien que le secteur du textile et de l'habillement emploie plus de 213 000 personnes et ait connu une forte croissance au premier trimestre de l'année, le secteur risque à l'avenir de connaître une forte baisse de sa production.
Les exportations de textiles et de vêtements ont enregistré une baisse de 2 pour cent fin mai, a-t-il ajouté.
Pour beaucoup d’observateurs, le secteur s’attend à une véritable crise en raison de la rude concurrence mondiale et de la hausse continue des matières premières, notamment la hausse des prix du baril du pétrole.
D’où l'urgence à trouver des solutions pour sauver un secteur qui reste à l’origine du tiers des exportations marocaines.
Jaâfar, un confectionneur de Casablanca, a expliqué à Magharebia qu’il est grand temps que l’Etat revoie sa politique fiscale prévue pour le secteur, pour lui permettre d'être plus compétitif sur les marchés mondiaux. Il prend l'exemple de l'Egypte, où le soutien de l'Etat a permis d'enregistrer une croissance de 13 pour cent des exportations de textiles en 2007.
Abdelkader El Kouhil, propriétaire d'une usine de textile à Casablanca, pense que le problème tient à l'absence de formation de professionnels ces dernières années.
"Cela a eu un impact négatif sur la compétitivité des entreprises marocaines du textile et de l’habillement", explique-t-il.
Un enseignant dans une école de textile de Rabat explique le problème est un cercle vicieux. Les étudiants fuient les centres de formation, affirme-t-il, parce qu'ils considèrent que le secteur est en crise.
Les participants à l'assemblée générale de l'AMITH ont également profité de l'occasion pour dresser un premier bilan du plan d'action 2008, centré sur des projets tels que Nassij MED, Vision 2015, Fibre Citoyenne, Maroc in Mode, Programme S2C et Fashion and Design School. Ces plans d'action visent à améliorer la compétitivité pour permettre au secteur du textile du Maroc de résister aux facteurs de risques économiques internationaux.
S'adressant aux participants, le directeur général de l'AMITH Mohamed Tazi a clairement affirmé que son association est consciente des nombreuses difficultés que rencontre le secteur. Il a précisé que dans le cadre de la stratégie de mutation vers une industrie de la mode, de réelles opportunités demeurent à la portée du textile et de l’industrie de l’habillement marocain. La proximité géographique des marchés européens reste aussi, d’après lui, un élément déterminant.
Le président de l'AMITH Tamer partage cet avis.
"Tant que le Maroc sera à 14 km du continent européen, le secteur continuera à se porter bien."







Essalhi omar En ligne 2008-10-21
etudiant en Master sciences de gestion à la faculté d agale, je vou informe Mr que je suis entrain de chercher des information sur le secteur textile plus exactement la partie compétitivité et ressources humaines ,, je me demande si vous pouvez me donner une liste des contacts pour pouvoir leurs adressez quelque question, merci d avance
khadija el alaoui En ligne 2009-01-30
C'est le secteur du textile qui est la ressource principale de vie d'un quart des Marocains, particulièrement dans la classe la plus pauvre. Par exemple, dans le secteur du matelas, dans la zone industrielle, toutes les filles sortent à 8. Tout le monde a une spécialité, en particulier la couture. Si l'entreprise commence à fermer, fait faillite et que les filles commencent à quitter leur travail, il y aura une crise économique. En 2009, cela va se confirmer. En conséquence, car ce n'est pas trop tard, l'Etat doit aider les employés afin de résoudre ce problème et pour que les diplômés ne s'égarent pas. S'ils restent sans emploi, ce sera la catastrophe. Les gens ont fait des prêts, ont des familles dont ils s'occupent, ont des enfants. Nous pouvons tous être perdus. Que Dieu nous accorde ce qui est bon. Merci.
Leila En ligne 2009-03-31
Bonjour, Est ce que quelqu'un aurait des informations sur l'évolution du plan émergence, dans le secteur du textile? les tendances ont elle suivies? ou la crise a fait son oeuvre....? Merci de me répondre Leila
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