Un nouvel institut pour la promotion de l'unité du Maghreb et de la Méditerranée
2008-07-04
Le nouvel Institut Amadeus a été inauguré le mois dernier à Rabat ; il rassemble des chercheurs et des responsables travaillant sur les questions méditerranéennes. Le vice président de cet institut, Younes Slaoui, parle de la mission de son institut et de l'avenir de l'Union Méditerranéenne.
Entretien par Sarah Touahri pour Magharebia à Rabat – 04/07/08
![]() [Sarah Touahri] Le vice président et porte-parole de l'Institut Amadeus Younes Slaoui (au centre) a déclaré lors de l'inauguration de son institut, le mois dernier à Rabat, que ce nouveau laboratoire d'idées s'intéressera essentiellement aux questions méditerranéennes. |
Un "think tank" et institut de recherche indépendant a ouvert ses portes le mois dernier à Rabat ; sa mission est d'identifier et de se pencher sur les problèmes au sein du Maghreb qui gênent le développement d'une Union Méditerranéenne. Younes Slaoui, le vice président du nouvel Institut Amadeus, s'est récemment entretenu avec Magharebia des objectifs de cet organisme de recherche.
Magharebia: Quels sont les objectifs de recherche pour le Maghreb et l'Union Européenne ?
Younes Slaoui: Nous nous positionnons en tant que laboratoire d'idées du sud de la Méditerranée. Notre premier axe de recherche est le Maroc, viennent ensuite la coopération Maghreb/Union Européenne, l'économie mondiale et les stratégies de développement. Nous avons une vision marocaine, maghrébine et sud-méditerranéenne.
Magharebia: Vous existez depuis 2005 en tant qu’association pour promouvoir le Processus de Barcelone. Pensez-vous que l’Union Méditerranéenne puisse contribuer à sauver ce processus ?
Slaoui: Aujourd’hui, l’Union Méditerranéenne n’est pas encore un processus susceptible de connaître le succès, pour un certain nombre de raisons. La première tient aux pays du sud de la Méditerranée – le Maroc et l'Algérie. Si vous souhaitez vous rendre de Rabat à Oran, vous devez passer par Paris. Il existe des freins à l’Union du Maghreb Arabe qui sont un obstacle pour l’Union Méditerranéenne. Nous croyons que l’Union Méditerranéenne est une chance. Il faut travailler pour cette union.
Magharebia: Le passage d'un statut d'association à celui d’institut change quoi pour vous ?
Slaoui: En tant qu’institut, nous sommes axés sur la recherche, pour consolider davantage l'image de marque du Maroc au niveau international [et] mener des actions concertées et efficaces de lobbying. Un institut a plusieurs angles d’attaque.
Magharebia: Qu’a fait votre organisation depuis dix ans pour promouvoir l’Union du Maghreb et, plus récemment, celle de la Méditerranée ?
Slaoui: Nous avons une publication qui donne un bilan du Processus de Barcelone. En mai dernier, nous avons publié un dossier spécial consacré à l'Union Méditerranéenne. A Paris [ce mois-ci], nous organiserons une réunion préparatoire pour notre forum international annuel "Meday", qui aura lieu les 26 et 27 novembre à Tanger.
Magharebia: Comment comptez-vous devenir une plate-forme d’entente entre le gouvernement, le secteur privé et les universités ?
Slaoui: Nous avons mis en place un conseil scientifique qui regroupe plusieurs personnalités : le conseiller royal André Azoulay, l'ancien Ministre français des Affaires Etrangères Hervé de Charrette, Fayçal Laraichi, le directeur général de la société nationale de radio et de télévision, Moulay Hafid Elalamy, le président de la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM), entre autres. Nous nous élargirons à des membres d’autres pays… Nous voulons véhiculer de véritables recommandations.
Magharebia: Comment pouvez-vous aider à promouvoir l'Union du Maghreb Arabe ? Que peuvent faire les chercheurs dans ce domaine ?
Slaoui: Nous avons malheureusement connu depuis plusieurs décennies une absence de réelle coopération entre les deux plus grands pays du Maghreb, qui a freiné la construction de l'UMA. Pour inverser la tendance, il est important de faire du lobbying en direction des décideurs, mais aussi et surtout d'informer la société civile afin de lutter contre les fausses croyances. Les chercheurs maghrébins et les spécialistes de la région ont un grand rôle à jouer. Par un travail démonstratif et à travers une expertise, ils peuvent démontrer l'urgence de l'union, les moyens concrets de cette union et les solutions aux conflits actuels.
Notre Institut a d'ailleurs récemment invité la chercheuse tunisienne de l'Institut Français des Relations Internationales Khadija Mohsen Finan, qui a déclaré : "Nous devons aller vers un rassemblement, une intégration, et non vers une balkanisation du Maghreb."




عبد الفتاح فرحان En ligne 12 il y a plusieurs jours
Avec la coordination de nombreux jeunes dans le Maghreb arabe, j'ai décidé de créer l'association du Maghreb arabe. C'est une association qui appelle à l'union des pays du Maghreb arabe et d'Afrique du Nord. Son bureau principal sera à Fez et il aura des annexes dans les pays d'Afrique du Nord. Mais j'ai dû faire face à de nombreuses difficultés. En conséquence, je vous demande votre honneur, avec fierté et plaisir, de nous venir en aide pour que nous parvenions à mener cette noble tâche grâce à votre expérience et à vos idées brillantes. Que la paix, la miséricorde et les bénédictions de Dieu soient sur vous.
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