Des spécialistes mettent en garde contre le déclin des valeurs de la famille en Algérie
2008-07-02
Sociologues et responsables se sont réunis les 28 et 29 juin pour discuter de l'érosion des valeurs traditionnelles en Algérie, et de son impact sur la jeunesse et les structures familiales. Des problèmes sociaux largement répandus comme le chômage et l'influence des médias étrangers ont été identifiés comme des causes à ce phénomène.
Par Said Jameh pour Magharebia à Alger – 02/07/08
![]() [Said Jameh] Nouara Djaafar, Secrétaire d'Etat à la Famille et aux Questions des Femmes a déclaré aux participants à cette conférence la semaine dernière que les familles algériennes se concentrent sur les moyens d'assurer leurs moyens de subsistance, aux dépens de la culture et des valeurs traditionnelles. |
Les spécialistes algériens ont récemment mis en garde contre ce qu'ils appellent "un phénomène grandissant de désunion familiale" au vu des changements constatés au sein de la société algérienne. Les valeurs sociales et éthiques sont en recul, affirment-ils, parce que les familles s'impliquent de moins en moins dans l'éducation de leurs enfants.
Ces experts ont tiré le signal d'alarme après la publication d'une étude du Centre de Prévention et d'Ergonomie de l'Université d'Alger à l'occasion de cette conférence, intitulée "Famille et Education : entre Communication et Aliénation".
Les résultats montrent que les valeurs sociales et ethiques, qui étaient auparavant traditionnelles au sein des familles et de la société dans son ensemble, sont en recul depuis le déclin du rôle joué par les familles dans l'éducation et le suivi de leurs enfants.
Selon cette étude, le signe le plus important de la diminution du rôle de la famille dans l'éducation des enfants est l'indifférence à des problèmes sociaux tels que la drogue, le vol, et la violence dans les écoles et les lieux publics.
Cette attitude d'indifférence, "étrangère à la société algérienne", peut être dûe à un certain nombre de raisons, comme "les pressions économiques et sociales qui pèsent sur les familles", en plus de "l'image négative de certains médias, qui choisissent de se concentrer sur les aspects commerciaux des problèmes sociaux, et les exacerbent, plutôt que de servir la famille et de favoriser son unité".
Dans ce contexte, Hamou Boudrifa, directeur du Centre pour la Prévention et l'Ergonomie, a appelé les institutions de l'enseignement, les agences spécialisées, les familles et les mosquées à se pencher sur des comportements étrangers à la société et à rechercher de toute urgence les moyens de restaurer le respect des valeurs sociales et éthiques.
Nouara Djaafar, Secrétaire d'Etat à la Famille et aux Affaires des Femmes, partage l'avis des chercheurs, et a souligné lors de cette conférence que "la cause de la désunion des familles et de la propagation de phénomènes néfastes peut être dûe au dysfonctionnement de la famille dans la société".
"Aujourd'hui, les familles se préoccupent d'assurer les moyens de subsistance de leurs jeunes, sans accorder d'attention à leur éducation", ajoute-t-elle, soulignant l'augmentation ces dernières années du nombre de mères algériennes qui travaillent, laissant leurs enfants dans des crèches de jour ou avec des parents. Ce nombre est passé de 10 à 17 pour cent ces dix dernières années ; un changement qui, selon elle, a eu un effet sur le sens d'appartenance à leurs familles de ces enfants.
"Les parents sont en retrait", poursuit-elle. "Les exemples culturels et éthiques s'estompent. L'impact des médias de masse et des technologies modernes sur les familles et la manière dont elles s'acquittent de leur mission est important."
Lors de cette conférence, les sociologues se sont fait l'écho de nombre de ces opinions. Mohamed Boumekhelouf , professeur de sociologie à l'Université d'Alger, a expliqué que ce sont essentiellement les problèmes sociaux qui sont responsables de l'évolution de la famille algérienne. Il a ajouté que dans plus de 15 pour cent des familles, les enfants ne travaillent pas, ce qui constitue une charge supplémentaire.
Dans leur déclaration finale, les participants recommandent le lancement de réseaux télévisés spécialisés dans les affaires familiales, des enfants et des jeunes, soulignant le rôle des médias nationaux et régionaux, ainsi que des mosquées et des écoles.
Les dernières statistiques démographiques en Algérie indiquent que le taux de naissance a chuté à 1,72 pour cent, contre 2,70 pour cent en 1994. Le taux de mariages a également baissé, passant de 33,5 pour cent pour les hommes et 29,9 pour cent pour les femmes en 1998 à 31,3 pour cent pour les hommes et 27,6 pour cent pour les femmes, selon les derniers chiffres publiés en juin dernier. Cette baisse est attribuée au coût élevé de la vie, aux ressources limitées et aux problèmes de logement.




bendjeffal En ligne 2008-07-03
Déclin de valeur de la famille! Il me semble que l'intitulé est tronqué, car le vrai est résultat de 16 ans de désintégration de la famille algérienne par un programme initié à l'origine par ce qui est appelé en algérie les laïc-occidentalisés. Ce sont des personnes dans leur majorités loin du peuple (fiche de bourgeois et de nouveaux riches) qui ont considérés depuis les années 80 que la seule voie de salut pour que l'Algérie soit comme la France et les autres pays européens c'est de détruire toutes les valeurs traditionnelles (familiales, religieuses, ethniques, etc) qui ne sont pas "en conformité avec la culture européenne. Ainsi, il ont excellé par l'application de plusieurs programme éducatifs, en utilisant une presses totalement soumise. Je vous donne comme preuve contrainte: "un professeur de sociologie de l'université d'Alger continu à nier ou ignorer les vrais raisons de la décadence de la société algérienne.
الهواري En ligne 2008-07-03
Algérie démocratique ? Assassins ! : les généraux algériens sont accusés de la guerre visant à l'extermination du peuple algérien. Oui c'est vrai, et sans commentaire possible. Le recensement nous apprend qu'il y a un quart de million de gens qui ont été tués et des centaines de milliers de disparus. Alors que les généraux d'Algérie chantent et se complaisent dans leur démocratie dénaturée. Ils prétendent que le peuple algérien va bien. Ce sont des tueurs terribles. Ils doivent être présentés devant la Cour Internationale de Justice, sur l'accusation de génocide.
HAFRIT En ligne 2008-07-03
le probleme , n'est pas un probleme societale , mais social , ne pas lire bourdieu , mais alain soral , misere du desir , chute et vers la feminisation , tout est explique , la societe algerienne ressemble bcp aux societe europeenne , rien de change , copier colle de la pensee , du pouvoir et meme ideologie .mefiez vous des penseurs d'etat et des ideologues d'etat .
وافق أصيل En ligne 2008-07-04
Au nom de Dieu le plus gracieux le plus miséricordieux. La réalité qui fait le plus de mal à la famille algérienne et qui n'a pas été mentionnée par les chercheurs ou les politiciens théoriciens est l'injustice et le déséquilibre de la répartition des ressources parmi les membres de la société algérienne. Tout le monde n'a pas l'opportunité d'obtenir des ressources par le travail, sur la base des capacités personnelles et de l'énergie. C'est le favoritisme qui influe plutôt sur ces données, et cela a bouleversé tous les équilibres. D'une manière générale, ce sont les incompétents et les personnels non-qualifiés qui obtiennent des postes, dirigeants ou non dirigeants. Cela a un impact grave sur le fonctionnement des institutions de l'Etat et de ses différents organismes, du sommet de la hiérarchie à la base. C'est la prévalence de la médiocrité. Les déficiences prévalent dans tous les aspects de la vie, économique, sociale, et même religieuse et morale. En ce qui concerne les compétences, elles sont marginalisées et meurent lentement sous la menace de l'oubli. Ou elles migrent, pour être exploitées par d'autres nations et d'autres populations. C'est un épuisement grave de ces ressources humaines qui seraient seules capables de sortir le pays de la crise permanente et de ses composantes, si on leur donnait l'opportunité de rester là où elles devraient être. Mais parce que les choses sont ainsi, les résultats de la médiocrité prévalente et de l'injustice rampante, la nécessité tout comme le sentiment d'injustice ont plongé la nation dans le tunnel du désespoir et du découragement. Le meilleur exemple en est que les jeunes préfèrent mourir dans la mer plutôt que de rester dans une société où les droits moindres des citoyens n'existent même plus. Il est certain que ceux qui ne savent pas ou qui ne peuvent pas assurer un mode de vie sont incapables d'éduquer des générations caractérisées par la modernité et l'authenticité en même temps, et qui sont capables de survivre et de continuer dans un monde dont les fondations ne représentent que le halo d'une problématique globale.
algerienne En ligne 2008-07-08
S'il faut chercher des responsables dans ce déclin des valeurs au sein de la société algérienne, ce sont les média et l'influence des sociétés étrangères qui gangrènent notre culture et nos moeurs
youcef En ligne 2008-07-19
Salam alikum. Je suis étudiant et je prépare une licence sur le sujet de la violence envers les femmes en Algérie. Si vous avez l'adresse d'un centre ou quoi que ce soit qui puisse m'aider, appellez-moi s'il vous plaît, merci. Je vous en serai très reconnaissant ou vous pouvez aussi m'écrire.
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