Lenteur de la justice algérienne dans l'affaire Hassan Hattab
2008-06-26
Hassan Hattab, l'ancien leader terroriste et fondateur du GSPC, a été récemment identifié comme absent des fichiers des prisonniers en Algérie. Hattab s'était rendu aux autorités l'an dernier, mais n'a pas encore été remis aux mains de la justice dans le cadre d'une affaire qui est au coeur de la politique de réconciliation nationale.
Par Achira Mammeri pour Magharebia à Alger – 26/06/08
![]() [File] Personne ne sait si Hassan Hattab, le fondateur du GSPC, est ou non aux mains de la justice algérienne, car son cas a été reporté à plusieurs reprises et son nom ne semble pas figurer dans le fichier national des détenus. |
Le chef terroriste Hassan Hattab, fondateur du Groupe Salafiste pour le Prêche et le Combat (GSPC), ne figure pas dans le fichier national des détenus du Ministère algérien de la Justice, malgré sa reddition, le 22 septembre 2007. L'information a été révélée lors d'une conférence de presse organisée dans la capitale, dimanche 22 juin, par Mokhtar Felyoune, directeur de l'administration pénitenciaire et de la réinsertion.
Le cas de Hattab a fait l'objet de vifs débats depuis l'annonce de sa reddition en septembre dernier par le Ministre de l'Intérieur Noureddine Yazid Zerhouni et sa confirmation le 29 octobre, lorsque M. Zerhouni avait déclaré que l'affaire était "entre les mains de la justice".
Son procès a été reporté à plusieurs reprises. La dernière date avait été fixée au 4 novembre 2004, mais le magistrat avait exigé la présence physique du chef terroriste. "S’il n’y a pas une preuve physique, la capture de Hassan Hattab relèvera toujours de l’onirisme", avait à l'époque déclaré l'avocat général Kahoul Abderrezak.
Les charges retenues contre Hattab comprennent la création et l'appartenance à une organisation terroriste, la possession d'armes à feu, le vol à main armé, le meurtre prémédité et l'utilisation d'explosifs dans un lieu public. Ces charges l'excluent des dispositions de la Charte pour la Paix et la Réconciliation Nationale, qui prévoit l'annulation ou la réduction des peines pour une certaine catégorie de terroristes.
Avant cette reddition, trente-trois jugements par contumace avaient été prononcés par les tribunaux criminels de Tebessa, Alger, Tizi-Ouzou et Boumerdès. Plusieurs déclarations contradictoires de la part des autorités algériennes sur le sort de Hattab ont par ailleurs poussé à se demander s'il ne bénéficiait pas d'un traitement spécial.
Le gouvernement algérien avait lancé une enquête officielle après la reddition de Hattab, mais dix mois se sont écoulés sans qu'il ne comparaisse une seule fois devant un tribunal.
Les avis divergent sur le point de savoir si ce leader terroriste devrait bénéficier de l'amnistie aux termes de la Charte. Selon Merouane Azzi, président de la cellule juridique chargée de l'application de la Charte, l'affaire ne doit pas incomber aux tribunaux. "C’est une affaire politique et sa résolution est entre les mains du Président algérien Abdelaziz Bouteflika, qui est habilité par la constitution à le grâcier", a-t-il déclaré.
Une telle solution, poursuit M. Azzi, n'est pas contraire à l'esprit de la Charte, soulignant que les tribunaux peuvent faire "une exception dans ce cas". Pour lui, les jugements par contumace prononcés à l'encontre de Hattab n'ont aucune valeur à terme et renvoient le cours de la justice à la "case départ".
Le Ministre des Collectivités Locales Daho Ould Kablia a appelé à la vigilance dans la lutte contre le terrorisme, affirmant que les affaires doivent être tenues éloignées de toute manipulation politique. Il a affirmé le 19 juin que les autorités algériennes devaient encore porter un coup d'arrêt définitif au terrorisme : "Tant qu’il subsistera un seul terroriste, la menace restera sérieuse", a-t-il déclaré.




نجمة انا ارهابي En ligne 2008-06-30
Je suis un terroriste et je vous avertis. Par Dieu, je suis avec Hattab.
KARIMOO112 En ligne 2008-07-14
La paix soit sur ceux qui suivent le bon chemin. Je n'ai aucun commentaire à faire sur ce sujet parce que la plupart des gouvernements et des ministres sont à eux seuls le vrai terrorisme. Ils demandent aux autres de bien agir, mais l'oublient pour eux-mêmes.
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