Le Festival des Musiques du Désert souligne les traditions culturelles africaines
2008-05-15
Le dernier Festival des Musiques du Désert au Maroc a célébré le paysage sarahoui et le dialogue inter-culturel.
Oar Hassan Benmehdi pour Magharebia à Casablanca – 15/05/08
![]() [Hassan Benmehdi] Le cinquième Festival des Musiques du Désert, qui s'est déroulé à Errachidia du 9 au 11 mai, a permis de réunir des artistes internationaux, dont la troupe de ballet angolaise Kilandukilu, qui mélange tradition et modernité. |
Le cinquième Festival des Musiques du Désert qui s'est tenu du 9 au 11 mai dans la région d'Errachidia a attiré un public international et des artistes renommés. Pour les organisateurs, cet événement s'applique à pérenniser des valeurs d'authenticité, à véhiculer et sauvegarder le patrimoine des cultures africaines, et à mettre en valeur la magnificence du désert marocain, scène du festival.
M. Hassan Bahtati, du comité d'organisation de ce festival, a indiqué que [le festival] qui réconcilie tradition et modernité, assure également la promotion du potentiel touristique" du Sahara. Il ajoute que cette édition 2008 a drainé : "un important public venu du Maroc, d’Afrique, d’Europe". Après cinq ans d'existence, dit-il, le Festival des Musiques du Désert commence à prendre une dimension internationale.
Avec cette année la participation de troupes marocaines et étrangères de renom, à l'image de Jolf Art du Sénégal, d'Arion (Grèce), du ballet Kilandukilu (Angola), et des artistes venus d'Algérie, du Soudan, d'Egypte, d'Arabie Saoudite, du Chili et du Mali.
Lors de la soirée d’inauguration de l'événement, le guitariste chilien Marcelo de la Puebla a déclaré : " C’est un honneur pour moi de participer dans un festival qui prône la paix et le dialogue entre les cultures."
Les trois journées de représentation se sont distinguées par une ambiance bon enfant. Un public jeune, venu en grand nombre écouter les concerts divers, ont apprécié la qualité des artistes et des musiciens présents.
" Des festivals pareils nous permettent de nous distraire et de promouvoir notre patrimoine culturel et artistique auprès des populations du monde ", a déclaré Lahcen, une vingtaine d'années, venu d’Arfoud pour assister au festival.
Abdellah, son ami, raconte que les jeunes de la région qui souffrent du chômage et de l’isolement, s’impatientent pour ce genre d’événement car, d’après lui, il leur offre des opportunités de travail, ‘‘ même seulement pour quelques jours’’.
Mohamed, un père de famille de Rissani, affirme que le festival est arrivé au bon moment, offrant un répit bienvenu.
"Ce festival est une occasion pour les familles de la région qui n’ont pas d’ailleurs où amener leurs enfants pour se divertir, pour casser la routine ", dit-il à Magharebia .
Les années précédentes, les spectacles s'étaient déroulés en plein air dans les oasis de Merzouga, de Ksar El Fida, de Rissani et d'Erfoud. Pour cette cinquième édition, néamoins, des concerts se sont également tenus dans les villes d'Errachidia, de Rissani et de Meknès, permettant ainsi à un plus grand nombre de spectateurs d'assister à des représentations remarquables.
Le moment fort de la soirée de clôture a été sans conteste le spectacle offert par le duo formé par Haj Younès, avec son luth enchanteur, et la flamboyante chanteuse Saida Charaf.
" Je pense que de tels festivals sont à encourager puisqu’ils constituent un pont entre les différentes cultures ", a dit Younes.
Le public rachadaoui a également pu suivre un spectacle captivant offert par le ballet traditionnel Kilandukilu, démontrant combien les chorégraphies angolaises peuvent allier tradition et modernité. Un autre moment fort, celui procuré par "Jazz Moments In a classic Mood", troupe italienne conduite par le compositeur Mino Laciringola.
Pour M.Hassan Aourid, Wali de la région Meknès-Tafilelt, le festival des musiques du désert gagne chaque année en maturité et devient, de l'avis de tous, un rendez-vous incontournable.
"Il allie à la fois magie du spectacle et promotion touristique du Tafilalet, qui dispose d'atouts inestimables "."






lilia En ligne 2008-05-16
Qu'on arrête avec ces bêtises. Il n'y a pas de désert marocain. Il y a un Sahara occidental independant!!!
sofia En ligne 2008-05-29
Arrêtons cette idiotie. Il n'y a pas de Sahara marocain. Il n'y a qu'un Sahara Occidental indépendant. Il semblerait que vous n'ayez pas lu l'histoire. "Le Sahara est marocain", oh, "le Maroc pour toujours", allez donc réviser vos cours pour lutter contre l'analphabétisme, hahaha ! Elle est bonne, n'est-ce pas ?!
mohamed En ligne 2008-06-01
Salam, sincèrement le Sahara est marocain et il l'a toujours été. Et ceux qui disent que le Sahara est marocain, je suis d'accord avec eux et je me tiens auprès d'eux.
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