Les élections marocaines tirent profit de l'expérience démocratique
2007-08-26
Les secondes élections organisées sous le règne du Roi Mohammed VI sont prévues pour le 7 septembre. Ce seront les huitièmes législatives du pays, qui s'appuieront sur des dizaines d'années de progrès et de revers politiques.
Par Mawassi Lahcen pour Magharebia à Casablanca – 26/08/2007
![]() [Mawassi Lahcen] Les élections du 7 septembre seront les huitièmes organisées dans le pays, et les secondes depuis l'accession au trône du Roi Mohammed VI. |
Les Marocains se rendront le 7 septembre aux urnes pour élire leurs 325 représentants à la chambre basse du parlement. Ces élections seront organisées selon le système des listes, avec une représentation proportionnelle basée sur le plus fort pourcentage des voix obtenues par chacune des listes, et avec une liste nationale ne présentant que des femmes.
Trente-trois partis seront en lice pour ce scrutin, qui aligneront 1 870 listes de candidats locaux pour 295 sièges. En outre, vingt-six listes nationales s'affronteront pour les trente sièges attribués aux femmes.
Le scrutin aura lieu dans 7 380 bureaux de vote répartis sur l'ensemble du territoire. L'Administration Nationale des Circonscriptions Electorales du Ministère de l'Intérieur sélectionnera les électeurs chargés d'assurer la surveillance des bureaux de vote. Ces assesseurs participeront à une semaine de formation sur le déroulement et la conduite du scrutin. Les présidents des bureaux de vote et leurs assesseurs seront nommés par les gouverneurs 48 heures avant l'ouverture des bureaux.
De nombreux responsables ont fait part de leur préoccupation quant à la participation des électeurs, qui sera, selon eux, un indicateur essentiel de la crédibilité de ces élections. Les statistiques publiées par le Ministère de l'Intérieur indiquent que 15,51 millions de personnes, dont 48 pour cent de femmes, s'étaient fait enregistrer sur les listes électorales. Le Ministre de l'Intérieur Chakib Benmoussa a annoncé lors d'une conférence de presse organisée vendredi 24 août dans la soirée, que 75 pour cent des électeurs inscrits disposaient déjà de leurs cartes et que les demandes de cartes nouvelles pourront être déposées jusqu'au jour des élections.
Ces élections législatives sont les huitièmes organisées au Maroc, et les deuxièmes depuis l'accession du trône du Roi Mohammed VI en 1999.
Le Maroc avait connu sa première expérience électorale en 1960, lors des élections de ses premiers conseils municipaux. Les Marocains avaient été invités à voter une deuxième fois en 1962, à l'occasion du référendum constitutionnel. En 1963, le pays avait organisé ses premières élections législatives, mais peu après, feu le Roi Hassan II avait déclaré l'état d'urgence. Il avait dissout le parlement en 1965, dans un tumulte de conflits entre la royauté et les partis politiques.
Hassan II avait restauré le processus démocratique lors des élections municipales de 1969 et des élections législatives de 1970, mais les progrès démocratiques stagnaient, en particulier après que Driss Basri eut pris le contrôle du Ministère de l'Intérieur. Basri aurait falsifié les résultats des élections, mis en place de nouveaux partis à la veille de chaque élections, et manipulé les listes électorales et les suffrages. Les élections au Maroc avaient donc perdu leur crédibilité, entraînant une très forte baisse de la participation et un fort ressentiment des jeunes du pays envers les affaires politiques.
Ces dix dernières années, le Maroc a entrepris ce que de nombreux observateurs considèrent comme une évolution positive, à commencer par la formation d'un gouvernement de compromis en 1997 et les élections de 2002. Le Roi Mohammed VI avait pesé de tout son poids politique et personnel lors des élections de 2002, pour faire de ce scrutin les premières élections transparentes du pays et un point de lancement d'une véritable transformation démocratique au Maroc.
La période écoulée depuis lors a vu de nombreuses réalisations, dont les principales sont le Code de la famille, l'Initiative Nationale pour le Développement Humain, le Code de la presse, la couverture universelle de santé, la loi sur les partis et la création de l'Instance Equité et Justice, chargée de veiller à la résolution de quarante années d'atteintes aux Droits de l'Homme et d'indemniser les victimes de ces violations.
Les règles en matière d'élections ont été revues et consolidées dans le cadre du Code électoral, formulé dans le cadre de négociations entre les partis politiques et le Ministère de l'Intérieur, avec le soutien d'organisations de la société civile lors des débats et des consultations. Ce Code électoral réglemente les différentes étapes du processus électoral, du dépôt des candidatures à la gestion de la campagne, y compris les opérations de vote et de décompte des voix, l'annonce des résultats et des appels, et les autres procédures liées aux élections.
Depuis 1997, les élections au Maroc ont été organisées sur la base de listes de candidats, à la représentation proportionnelle basée sur le plus grand nombre de voix obtenus par les différents groupes. Une liste nationale de femmes a été formée, qui se battra pour trente sièges, tandis que les listes locales devront se partager les 295 sièges restants.







ayoub gartili En ligne 2007-09-01
Salam, mon oncle est un homme riche à Khemisset je voudrais qu'il gagne, ok au revoir, merci.
abdalwahab ben jbara En ligne 2007-09-07
Normal, nous n'avons rien, rien, vu. Et les taux varient de 41 à 45%.
karim karami En ligne 2007-09-10
les éléctions marocaines ne représentent que 37% des insrits mais elles sont comme meme transparentes et reflète la volonté réélle des élécteurs.
hanino En ligne 2007-09-12
Vive le parti Al Ahd Nahjib Al Wazzani, toujours débiteur.
samirchah En ligne 2007-10-19
Il n'y a pas de gens lisses chez les polissons. La plupart des partis se meuvent dans la zone zéro. Je défie tous les partis de soumettre à l'opinion publique l'identité de ses membres. Tous distribuent leurs cartes de membres librement, et personne ne les prend. Mais le citoyen marocain a montré sa prise de conscience le jour des élections. Si nos partis respectables avaient un atome de fierté, ils se seraient eux-mêmes démantelés car ils ne représentent personne, malgré la diversité de leurs slogans se réclamant de modernité, contre ceux qui se réclament de la religion.
خديجة المغربية En ligne 2007-12-28
Je ne crois pas avoir une quelconque opinion sur le vote ou autre, donc je garderai mon opinion pour moi à ce sujet. De toute façon, tout va bien, tout ce qui m'importe est que le pays soit en bon état.
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