Le Maroc met un terme au litige avec les diplômés chômeurs
2007-08-22
Un récent accord intervenu entre le gouvernement marocain et une coalition de diplômés de l'université au chômage promet de mettre un terme à un conflit révélateur des problèmes du pays en matière d'enseignement et d'emploi. Le gouvernement s'est engagé à assurer le traitement préférentiel aux examens d'entrée et à fournir une formation complémentaire aux demandeurs, à condition qu'ils mettent un terme à leurs revendications publiques.
Par Sarah Touahri pour Magharebia à Rabat – 22/08/2007
![]() [Getty Images] Après de nombreuses manifestations et des négociations de longue haleine, le gouvernement et un groupe de diplômés chômeurs sont parvenus à un accord. |
Au Maroc, les diplômés de l'université sont depuis longtemps confrontés à un problème d'emploi et nombre d'entre eux se sont regroupés pour demander des postes au sein de la fonction publique du pays. Cette crise semble désormais en passe de bénéficier d'une solution favorable. Lors d'une rencontre le 17 août, le Premier Ministre Driss Jettou et des représentants des trois mille diplômés ont signé un accord visant leur intégration sur le marché de l'emploi.
Selon les plans du gouvernement, les diplômés concernés seront prioritaires pour les examens de recrutement dans la fonction publique. Ce plan avait été élaboré début août, après que le groupe eût rejeté d'autres propositions gouvernementales comme le programme "Moukawalati", qui prévoit l'attribution de subventions aux futurs chefs d'entreprises.
Les listes comportant les noms de toutes les personnes concernées par cet accord seront distribuées à tous les ministères, établissements et entreprises publiques. Le gouvernement a également déclaré qu'il comptait mettre en place une commission spéciale chargée de surveiller le processus et d'informer les personnes concernées de leur priorité dans les concours prévus.
Driss El Gurerraoui, conseiller auprès du Premier Ministre, a indiqué que l'époque du recrutement direct dans la fonction publique était révolue, mais que cet accord permettrait d’offrir plus d’opportunités aux diplômés chômeurs.
Un programme de reconversion a également été adopté visant à qualifier environ 1 000 diplômés chômeurs pour de nouveaux emplois. Ils bénéficieront pendant une période allant de six mois à un an d'une formation supplémentaire au sein des meilleurs instituts, grandes écoles et universités, dont Al Akhawayne, l'Institut du Tourisme et d'autres. Ce programme débutera en septembre. Selon le gouvernement, qui prendra à sa charge l'ensemble des coûts de cette formation, l'objectif est de faciliter l'intégration de ces citoyens sur le marché de l'emploi, en particulier dans des secteurs porteurs pour l'économie marocaine.
Les bénéficiaires se félicitent de la conclusion de cet accord, estimant que cette initiative gouvernementale est un prélude au règlement du dossier des cadres supérieurs chercheurs d'emploi. Abdellatif El Moustakfi, secrétaire général du Groupement National des Diplômés Chômeurs, assure que la signature de cet accord en présence du Premier Ministre est une initiative prometteuse. "J’espère que la résolution de ce dossier se fera selon une approche sociale. En effet, il faut prendre en compte l’âge des membres du groupe et la catégorie de leurs diplômes", déclare-t-il.
Jamal Fellah, licencié en droit, déclare que cette initiative changera la vie de bon nombre de diplômés. "Ils sont nombreux à attendre une décision pareille. Certains ont dépassé l’âge de quarante ans, et ils vont pouvoir enfin trouver un boulot", explique-t-il.
En contrepartie, les membres des groupes concernés s'engagent à cesser toute forme de protestation dans la rue ou devant les édifices ou les administrations publics, comme ils le faisaient auparavant.
Cet accord ne bénéficiera qu'aux titulaires d'un diplôme. Il ne cherche pas à apporter une solution au problème du chômage dans le pays. Des centaines de salariés sans emploi participent régulièrement à des sit-ins, pour demander au gouvernement la création de nouveaux postes au sein de la fonction publique. Certains d’entre eux ont tenté de se suicider. Ils sont allés jusqu’à s’immoler sur la place publique de Rabat. Il ne font pas confiance au secteur privé et estiment que puisque l'Etat les a formés, il se doit de leur garantir un emploi digne de leurs niveaux d'études.







acharif moulay abdellah bouskraoui En ligne 2007-08-22
Le Maroc est sous legide de SM Mohamed6 fait des pat de geant vers le progré et le developpement et la resolution des problèmes socio-economiques du pays ,le gouvernement est arrivé enfin à resoudre les problèmes les plus difficiles en suivants les sages directives de notre auguste souverain que Dieu l'assiste.
Ali En ligne 2007-08-23
L'etat soutient et encourage ainsi les caprices et la paresse de ces véritables loosers, en créant des assistés, un précédent qui pourra s'avérer prejudiciable... Formé par l'Etat ou pas, tout un chacun doit s'efforcer de faire valoir ces compétences et de se vendre, au lieu de flâner dans les artères de la capitale dans l'attente béate de je ne sais quelle providence... Au Maroc, c'est une institution, nous attendons... Quoi? personne ne le sait, nous attendons tous, nous sommes des réactifs, paresseux, sans initiative et sans motivation. Pensez vous réellement que ces fonctionnaires capricieux seront meilleurs que ceux qui gèrent maladroitement notre quotidien aujourd'hui? Par ailleurs, je ne me fais pas d'illusion quant à la publication de ma réaction... J'ai déjà réagi à un de vos articles, sans être nihiliste mais réaliste, mais il semblerait que vous avez décidé de mieler vos annonces, d'enjoliver tout ce qui se passe chez nous... ce n'est pas ainsi que vous aiderez notre pays, tenez le vous pour dit. Ali B.
cartman En ligne 2007-08-23
Le chômage existe et existera tjs dans tout les pays du monde. la seule difference qu'il ya c'est que dans certains pays il ya des structures pour garantir une aide financière aux chomeurs, ce qui n'est pas le cas pour notre Royaume.
moha En ligne 2007-08-23
Comment puis-je savoir que je figure sur les listes qui répertorient le nom de tous les citoyens concernés par cet accord ? Ces listes seront-elles publiées sur l'internet ? Et si tel n'est pas le cas, pourquoi ?
BEN En ligne 2007-08-24
C'est au niveau de l'enseignement avec son programme d'orientation qu'il faut prévenir le chômage des jeunes. Les diplômes et les formations débouchant sur un emploi coûtent très chers et sont à la portée de quelques privilégiés.La majorité des enseignants issus de la fonction publique professent dans le privé(3éme cycle)et même proprietaire de ces écoles. Alors la question!Quand est-ce que va cesser l'exploitation et des parents et des éléves dans ce secteur de l'eseignement dans la boîte à pandorre a été ouverte depuis longtemps au vu et au su des responsables?
Noureddine Boutahar En ligne 2007-08-24
Je suis d'accord avec toi Ali, mais il semble que ce gouvernement ne fasse pas sa part du travail. Il devrait aider les chômeurs à chercher du travail et leur offrir une indemnisation jusqu'à ce qu'ils trouvent un poste, comme c'est le cas dans de nombreux pays démocratiques.
Anonymous En ligne 2007-08-26
A cartman. Le Maroc n'a ni le luxe ni les moyens de mettre en oeuvre une loi d'investissement dans la population active, qui offre une aide financière aux chômeurs. Nous comptons que les chômeurs diplômés s'éveillent enfin et se montrent un peu plus créatifs. C'est quelque chose dont nous manquons dans notre royaume. Ne pas perdre son temps à enfreindre l'Ibarlaman est un début.
عمر الهروشي En ligne 2008-05-30
Je suis totalement d'accord avec le frère Ali… La politique du gouvernement est un fiasco et encourage la paresse pour ces chômeurs... Les étudiants doivent travailler dur à l'université et se pésenter aux examens d'entrée dans les centres de formation préparant aux écoles primaires, préparatoires et secondaires, ou aux examens de la police... S'ils dépassent l'âge légal de passage de ces examens et qu'ils les ratent, ils doivent penser en dernier lieu à créer un projet privé qui sera soutenu par l'Etat, à travers le programme Muqawalati. Mais s'ils échouent lors des examens d'entrée et tentent d'accéder à ces centres en traînant en face du parlement, c'est inacceptable... Cela n'arrive dans aucun autre pays.
Nous nous réjouissons de vos commentaires sur les articles publiés par Magharebia.
Nous espérons que vous utiliserez ce forum pour discuter avec d'autres lecteurs du Maghreb. Pour conserver tout leur intérêt à ces discussions, nous vous demandons de respecter les règles précisées dans la politique relative aux commentaires. L'envoi de vos commentaires implique le respect de ces règles. Bien que Magharebia.com encourage la discussion sur tous les sujets, y compris des sujets sensibles, les commentaires publiés ne reflètent que les seules opinions de leurs auteurs. Les idées, vues et opinions exprimées dans ces commentaires ne reflètent pas nécessairement la position de Magharebia.com. Ce forum est géré par un modérateur. Les commentaires a caractère injurieux, offensifs, ou contenant des propos diffamatoires ne sont pas publiés.
Politique des commentaires de Magharebia