L'Algérie marque des points dans la lutte antiterroriste
2007-08-03
La lutte antiterroriste amorce un virage décisif en Algérie. Les forces de sécurité ont abattu, le 30 juillet dernier, l’instigateur des attentats du 11 avril et du 11 juillet, alors que le leader de la zone 9 au sein du Groupe Salafiste pour le Prêche et le Combat (GSPC) a déposé les armes.
Par Hayam El Hadi pour Magharebia à Alger – 03/08/2007
![]() [Getty Images] Les Algériens affichent leur hostilité au terrorisme lors d'une manifestation contre les attentats terroristes du 11 avril. |
C’est un coup très dur qui vient d’être porté au Groupe Salafiste pour le Prêche et le Combat (GSPC), qui a perdu deux de ses cerveaux en moins de deux semaines. Sid Ali Rachid, surnommé Ali Dix, 34 ans, responsable des attentats du 11 avril qui avaient visé des bâtiments gouvernementaux à Alger, et des attentats du 11 juillet contre une caserne de l'armée à Lakhdaria, est tombé dans une embuscade tendue par les forces de sécurité le 30 juillet dans la région de Iboudrarene, dans la province de Tizi Ouzou, avec l'aide d'habitants de la région qui leur avaient fait parvenir de précieuses informations sur les déplacements des groupes terroristes.
Avec l’élimination de Ali Dix, le GSPC, rebaptisé Organisation al-Qaïda au Maghreb Islamique, se retrouve amputé de celui qui avait introduit un changement dans le mode opératoire de l’organisation, à savoir les attentas kamikazes jusqu'alors inconnus en Algérie. Selon l'agence de presse officielle APS, il avait mis au point une technique permettant aux terroristes de faire exploser les voitures piégées à distance, et menait les opérations de bout en bout. C’est lui qui choisissait la cible, la personne chargée de l’exécution ainsi que celle qui devait filmer l’attentat. Son élimination est ressentie à Alger comme le début de la fin d'une organisation terroriste certes agonisante, mais qui conserve tout de même une certaine capacité de nuisance.
La plupart des informations sur la crise interne que connaît le GSPC proviennent de révélations faites par Benmessaoud Abdelkader, également connu sous le nom de Abou Mossaab, l'émir du GSPC dans la zone 9. Un responsable de la sécurité a déclaré à Magharebia que Abou Mossaab, après s'être rendu aux forces de l’ordre en juillet, avait parlé d’un GSPC isolé, dépourvu de logistique et miné de l’intérieur. A l’origine de ces dissensions, la décision unilatérale prise par son numéro un, Abdelmalek Droukdel, de faire allégeance à al-Qaïda.
Mossaab, qui avait rejoint le Groupe Islamiste Armé (GIA), s'était associé à Hassan Hattab pour créer le GSPC. Il avait participé à de nombreux attentats, à l’exemple de l’embuscade tendue aux douaniers à Naâma, dans le sud algérien. La reddition de Mossaab est un atout non négligeable pour les forces de l’ordre, qui vont l’utiliser comme intermédiaire afin d’appeler ses anciens acolytes à déposer les armes, une pratique très courante depuis la mise en place de la politique de réconciliation nationale.
Mais cette politique n’a toutefois pas empêché les autorités algériennes d’adopter un ton ferme à l'égard des terroristes en activité. A l’occasion de son discours prononcé le 5 juillet dernier, le Président Abdelaziz Bouteflika a clairement réaffirmé sa détermination à poursuivre la lutte antiterroriste. "Nous devons consolider la paix", a-t-il déclaré, "et d'abord poursuivre sans relâche la lutte contre les entreprises criminelles et terroristes de ceux qui, refusant l'appel magnanime de la nation, se déclarent résolument ennemis du peuple et voudraient perturber le mouvement de refondation et de cohésion nationale."
Une détermination saluée par Mohamed Bendali, un traducteur de 33 ans, encore sous le choc de l’attentat du 11 avril dernier, qui estime que "l‘Etat ne doit pas pardonner aux assassins qui n’ont pas saisi la chance qui leur est offerte. On ne peut pas attendre qu’ils se rendent tous alors qu’ils continuent de tuer ."
Sur le terrain, les forces de l’ordre ont redoublé de vigilance et traquent aujourd’hui encore des groupes terroristes retranchés dans la forêt de Yakouren, en Kabylie.







Boualem En ligne 2007-08-03
D’abord, pour moi la soi-disant organisation Al-Qaïda au Maghreb n’a rien à voir avec Al- Qaïda. Selon moi, cette organisation, s’est octroyé ce nom pour nous faire croire qu’ Al-Qaïda est un groupe super organisé capable de déjouer toutes les polices du monde… « Al-Qaïda » fait peur, ça sonne mieux que GSPC. Les supposés membres des organisations « islamistes » algériennes sont des enfants perdus en quête d’« héroïsme ». A la veille des élections présidentielles française de graves incidents avait eu lieu en France et la presse (toutes tendances confondues) avait sciemment minimisé les faits, ce qui a eu pour effet d’étouffer les actions de déstabilisation. Pour lutter efficacement contre eux, cela vaudrait peut-être mieux de parler le moins possible des ces fauteurs de trouble et lutter contre le terrorisme dans l’ombre.
ahmed En ligne 2007-08-04
rien à dire que vous dire merci mes freres, je consultes tous les jours le site et je suis très satisfait, merci encore et bonne continuation mes freres ahmed algerien vivant en france salamalekoum
rachid En ligne 2007-08-09
J'aime l'Algérie.
رضا07 En ligne 2007-10-29
Au nom de Dieu, je voudrais éclaircir un point. Le GSPC qui prétend représenter l'Islam et le djihad en Algérie est un groupe d'enfants dirigé par des meurtriers et des criminels. Mais pour préserver leur existence dans ce cas-là, ils changent leur nom et se convainquent eux-mêmes (s'ils ont besoin de cela) de leurs actions. Mais je suis sûr qu'Oussama ben Laden n'est pas meilleur qu'eux. Merci beaucoup mes frères.
drizi_rida En ligne 2008-09-01
L'Algérie est l'Etat du terrorisme. Je hais ce **** terrorisme. Ils tuent leurs frères.
Nous nous réjouissons de vos commentaires sur les articles publiés par Magharebia.
Nous espérons que vous utiliserez ce forum pour discuter avec d'autres lecteurs du Maghreb. Pour conserver tout leur intérêt à ces discussions, nous vous demandons de respecter les règles précisées dans la politique relative aux commentaires. L'envoi de vos commentaires implique le respect de ces règles. Bien que Magharebia.com encourage la discussion sur tous les sujets, y compris des sujets sensibles, les commentaires publiés ne reflètent que les seules opinions de leurs auteurs. Les idées, vues et opinions exprimées dans ces commentaires ne reflètent pas nécessairement la position de Magharebia.com. Ce forum est géré par un modérateur. Les commentaires a caractère injurieux, offensifs, ou contenant des propos diffamatoires ne sont pas publiés.
Politique des commentaires de Magharebia