Controverse sur le nouveau Code de la presse au Maroc
2007-07-16
Reporters Sans Frontières et plusieurs journalistes marocains ont critiqué le projet de nouveau Code de la presse au Maroc, qui ne dépénalise pas les délits de presse. Le syndicat national de la presse a, lui, accueilli favorablement ce projet.
Par Naoufel Dekkaki pour Magharebia à Rabat – 16/07/2007
![]() [Naoufel Dekkaki] Le projet actuel du Code de la presse maintient les peines de prison pour les journalistes |
Un projet de modification du Code de la presse donne lieu à une controverse au Maroc, alors que des organisations locales et internationales critiquent certaines dispositions perçues comme une atteinte à la liberté de la presse.
Dans une lettre adressée au Premier Ministre marocain Driss Jettou le 12 juillet, Reporters Sans Frontières (RSF) a appelé à des modifications significatives dans le projet actuel, qui "ne fournit pas les garanties nécessaires à la protection des journalistes au Maroc".
"L'aspect le plus dérangeant de ce projet de Code est la décision de maintenir les dispositions prévoyant des peines de prison pour les délits de presse", indique la lettre de RSF. "La plupart des dispositions légales utilisées pour emprisonner les journalistes ces dernières années ont été maintenues. Parmi les délits les plus courants, on trouve 'l'insulte au Roi' et 'l'insulte au caractère sacré des institutions'. "
Selon RSF, de nombreuses dispositions restent très vagues, tel l'Article 85, qui "interdit presque systématiquement la couverture de toute affaire relevant du caractère personnel privé".
Le Conseil National de la Presse (CNP) prévu par ce nouveau Code disposera de pouvoirs disciplinaires et "pourrait devenir un nouvel outil de censure des journalistes", a ajouté l'organisation basée à Paris.
Commentant le sujet, le Ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement Nabil Benabdellah a qualifié la lettre de RSF de "peu importante".
"Ce qui est important, c'est la manière dont les groupements professionnels considèrent ce projet de loi, qu'ils ont décrit comme une étape positive de la part du gouvernement", a déclaré M. Benabdellah à Magharebia, ajoutant que les discussions que le gouvernement a eues à propos de ce nouveau Code "confirment l'étendue des consultations destinées à la protection des libertés de la presse".
M. Benabdellah a indiqué que le dernier projet de Code était finalisé et serait prochainement déposé sur le bureau du parlement.
Dans un communiqué adressé à Magharebia, le Syndicat National de la Presse Marocaine (SNPM), par la voix de son secrétaire général Younes M'Jahed, a fait part du soutien de son organisation à ce projet de Code. Il a indiqué que le syndicat et la Fédération des Editeurs estimaient que la dernière version de ce projet constituait une avancée par rapport à la législation actuellement en vigueur.
Ali Anouzla, éditeur au quotidien marocain al-Masae, a quant à lui fait part de sa désapprobation pour un Code qui maintient les peines de prison et consolide ce qu'il appelle des lignes que les journalistes ne doivent pas franchir, telles que la remise en cause de la monarchie, l'armée, le Sahara Occidental et l'Islam. Dans une déclaration à Magharebia, il a reproché à ce projet de Code de ne pas avoir donné lieu à un débat public, le considérant comme un "retour en arrière" par rapport à l'évolution que la presse au Maroc avait obtenu.
Ces dernières années, de nombreux procès de journalistes au Maroc ont donné lieu à des peines de prison et à des amendes dépassant parfois la valeur des journaux eux-mêmes.







Essoulami En ligne 2007-07-16
C'est vrai que le projet du nouveau code de la presse n'a pas fait l'objet d'un débat public. Les transactions se déroulaient à huit clos entre le gouvernement et les représentants des professionnels. Beaucoupd de journalistes n'ont pas lu ce projet ainsi que les ONGs des droits de l'homme. Ceci est trés grave pour un projet qui concerne toute la population dans son droit à la liberté d'expression. Le projet ne constitue pas une avancée que le prétendent quelques uns. Il veut garder le statut-quo des choses avec quelques améliorations. Plusieurs peines d'emprisonement ont été gardées et les peines d'amendes ont été élévé à un niveau jamais vu dans l'histoire de la presse. Le droit d'accés à l'information n'est pas garannti aussi, et le conseil de la presse prévu par le projet n'aura aucune independance ou crédibilité, car il aura le pouvoir de sanctionner les journalistes par le retrait de la carte de presse et va controler leurs attitudes qui violent le code d'ethique meme en dehors de leur travail. Nous avons publiés plusieurs rapports sur ce sujet et nous serons bien ravi d'envoyer nos rapports publiés sur ce sujet à qui le demande. CMF MENA info@cmfmena.org
رشيد الملكاوي En ligne 2007-07-17
A une époque où le Maroc est en bonne progression dans les domaines des réformes politiques et des Droits de l'Homme, il faudrait aussi offrir en complément plus de liberté d'expression et plus de liberté journalistique, arrêter la répression des journalistes. Le niveau de liberté dont bénéficient les journalistes et les médias, et quelque soit le pays, est un bon indicateur de la liberté de parole et du respect des Droits de l'Homme dont peuvent jouir les citoyens.
BEN En ligne 2007-07-18
Le Syndicat de la presse a accueillit favorablement ce Code...Dont acte. Mais,bon sang!Il y a quand même plus de 60% d'illettrés!Et il faut précisément que ce soient parmi ces gens là que quelques uns,pas tous,excercent le métier de journaliste. Ne dit-on pas que "le borgne est maître chez les aveugles"si l'on juge de la qualité d'une certaine presse. on peut admettre que le journalisme actuel avec ce Code ressemble à la météo:On n'est pas sûr du lendemain.Néanmoins et dans la réalité,ses prescriptions ne sont pas appliquées à la lettre,sauf abus bien entendu,car aucun gouvernement ne cherche à avoir la presse sur le dos. Et comme dirait l'autre"La liberté d'expression n'est pas un don du St Esprit,elle s'arrache aprés de longue lutte,pour en connaître le prix etaussi, en faire un bon usage dans l'interêt de la liberté tout court." Donc information objective,des commentaires et des analyses libres et de qualité,moins de journaux partisans et dépendants,des investigations si on a les moyens et compétances necessaires... Comme on est loin du compte.
Moulay Abdellah BOUSKRAOUI En ligne 2007-07-24
lETTRE AUX RESPONSABLES DE CNP du Maroc et RSF . Louange à Dieu seul. Dans cette lettre ,je voudrais vous poser une question :vous voulez la stabilité dans les pays arabes ,ou faire d'eux un autre Irak car les pays arabes traverssent une fase decisive dans les journalistes peuvent participer d'une façon objective en respectant les constitutions les droits et en participant au maintient de l'ordre non le contraire ...c'est facile de trouver comme excuse le mot miberte d'expression ,mais si ce mot pourra contribuer à destabiliser la securité d'un pays et d'une region simplement pour vendre un article qui pourra avoir la priorité selon vos yeux ...il ne faut pas simplement se precepiter sous pretexte de defendre la liberté d'expression sans voir les intérets d'un pays ni la stabilité dans une region... Au Maroc il existe une large liberté d'expression sans precedante meme dans la region ...mais chaque chose aura et a des limite sans cela on sera comme dans un orquestre dans chacun chante d'un coté ...c'est le desordre totale ...il y'a le droit de la presse mais il y'a aussi le droit d'Etat et chaque Etat a et aura le droit de defendre ses priorité et ses principe ...chaque metier a des droits et des privilège alors avant de lancer des slogants il faut etre objective... Attention à tous les Marocains :méfiez vous Bonjour,mes chers frères et soeurs il faut savoir que le plus grans problème dévastatrice pour une forte nation c'est le desespoir....au Maroc et quand le souverain a décidé en 1999 à faire des réformes serieuse pour le développement du pays ,les lobbys ont servis de certains plateaux de presse pour semer le déséspoir ;et anéantir toute initiative ...ainsi il faut etre vigilant et attentif ...et ne pas croire toute genre de presse ...
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