Les Libanais d'Algérie inquiets pour leurs proches
2006-07-19
La communauté libanaise d'Algérie suit le conflit armé entre le Hezbollah et l'armée israélienne avec angoisse et crainte. Cette communauté, dont de nombreux membres se rappellent encore la guerre civile, sont choqués de voir leur pays à nouveau plongé dans la violence.
Par Nazim Fethi pour Magharebia à Alger -- 19/07/06
![]() [Getty Images] Des images des destructions sur le front libanais du conflit. |
La communauté libanaise d'Alger est inquiète de la situation dans son pays depuis le récent déclenchement des hostilités militaires entre le Hezbollah et l'armée israélienne.
Un responsable de l'ambassade du Liban en Algérie a déclaré à Magharebia: "Ces dernières années, de nombreux Libanais se sont installés en Algérie, de manière temporaire ou permanente, mais nous ne connaissons pas leur nombre exact."
Les Libanais les plus "visibles" sont les propriétaires de restaurants et les employés de bureau.
Imad, qui possède un restaurant dans le quartier résidentiel de El Mouradia à Alger, pousse un long soupire après avoir entendu la situation au Liban. Il demande à son ami banquier libanais Nizar: "Penses-tu vraiment que le Liban va replonger dans la guerre ?" Nizar lui répond: "C'est une fatalité, comme si les Libanais étaient condamnés à vivre dans la diaspora !"
Imad, qui tente de téléphoner à son cousin à Beyrouth, déclare: "Cela fait maintenant deux jours que j'essaye de le joindre." Il ajoute: "Les lignes téléphoniques et internet ont été coupées et les centrales électriques attaquées. Seuls les riches qui disposent de téléphones par satellite peuvent contacter leurs proches ou des amis qui peuvent les tenir informés de la situation heure après heure."
Depuis le début de ce conflit armé, le restaurant d'Imad, comme les autres restaurants libanais des environs d'Alger, est devenu un lieu de rassemblement de la communauté libanaise. Les gens s'y rendent pour y apprendre les dernières informations et chercher du réconfort auprès de leurs compatriotes.
Anne, une chrétienne libanaise, était prête à rejoindre son mari au Liban. "Mon mari est parti début juillet. Je devais aller le rejoindre avec les enfants le 10 juillet." Ses bagages attendent toujours dans le salon.
Anne, qui a des cicatrices de balles datant de la guerre civile, se lamente: "Je pensais que mes enfants n'auraient jamais à vivre un tel cauchemar."
Note de la redaction: Cet article a été corrigé le 6 Mars 2007, sur requête de l'une de nos sources.







Nous nous réjouissons de vos commentaires sur les articles publiés par Magharebia.
Nous espérons que vous utiliserez ce forum pour discuter avec d'autres lecteurs du Maghreb. Pour conserver tout leur intérêt à ces discussions, nous vous demandons de respecter les règles précisées dans la politique relative aux commentaires. L'envoi de vos commentaires implique le respect de ces règles. Bien que Magharebia.com encourage la discussion sur tous les sujets, y compris des sujets sensibles, les commentaires publiés ne reflètent que les seules opinions de leurs auteurs. Les idées, vues et opinions exprimées dans ces commentaires ne reflètent pas nécessairement la position de Magharebia.com. Ce forum est géré par un modérateur. Les commentaires a caractère injurieux, offensifs, ou contenant des propos diffamatoires ne sont pas publiés.
Politique des commentaires de Magharebia