20/08/2008
Mardi 19 août, le Conseil de Sécurité des Nations Unies a "condamn[é] le renversement par les militaires mauritaniens du gouvernement démocratiquement élu de Mauritanie" et exigé "la libération immédiate" du Président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi. Le Conseil a également dénoncé les mesures prises par le Conseil d'Etat de la junte, "en particulier son initiative d'assumer les pouvoirs de la présidence", et demandé la "restauration immédiate des institutions légitimes, constitutionnelles et démocratiques".
L'ambassadeur de Mauritanie auprès des Nations Unies Abderrahim Ould Hadrami Hadrami a répondu à cette déclaration non contraignante du Conseil en affirmant que les mesures prises le 6 août "ne peuvent être qualifiées de coup d'Etat, dans la mesure où toutes les institutions de la République fonctionnent normalement et où les libertés fondamentales sont préservées". Il a ajouté que son pays "n'avait pas tourné le dos à la démocratie".
Par ailleurs, le Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD) d'Ahmed Ould Daddah a indiqué mardi qu'il participerait très vraisemblablement au nouveau gouvernement. Le RFD détient dix-sept sièges sur les quatre-vingt-quinze que compte la Chambre basse du parlement.