26/11/2008
Des artistes de différents pays sont arrivés en Algérie pour participer au festival de danse folklorique arabo-africain. Les organisateurs et les spectateurs considèrent ce festival comme une passerelle permettant de relier cultures et traditions.
Par Kaci Racelma pour Magharebia à Alger – 26/11/08
![]() [Kaci Racelma] Une troupe de danse libanaise se produit à l'ouverture du troisième festival de danse arabo-africain à Tizi Ouzou. |
La troisième édition du festival de danse folklorique arabo-africain a ouvert ses portes dimanche 22 novembre au centre culturel Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou, en présence d'un vaste public composé d'amateurs et de délégations algériennes et internationales.
Ce festival présente un grand nombre d'artistes venus d'Algérie, de Syrie, du Liban, d'Egypte, de Tunisie, de Côte d'Ivoire, de France et d'autres pays.
"C'est une passerelle entre les peuples et les cultures et un espace d’échanges et d’enrichissements mutuels", explique Ali Ould Ali El-Hadi, le directeur de ce festival.
"C'est un carrefour des arts et des cultures synonyme de solidarité des peuples et de dialogues interculturels et des civilisations en oeuvrant à la promotion de la paix à travers le monde."
Le ministère algérien de la Culture parraine ce festival, sous l'égide du Président Abdelaziz Bouteflika. Il se poursuivra jusqu'au 27 novembre.
"Nous sommes très heureux de faire partie des troupes qui animeront ce festival", a déclaré Entissar Abdelfatah Ghabn, chorégraphe et directeur de la délégation égyptienne. C'est la deuxième fois que sa troupe se produit dans le cadre de ce festival. Ghabn est également membre du jury.
Neuf troupes algériennes se produisent – une participation significative : Billal Eddiwan (Mascara), Essaadat El Foulkloria de Djelfa, Naas El Mâana d'El Bayedh, Houari Boumédiene de Tlemcen, El Kahina de Batna, et trois troupes de Tizi Ouzou, telles que Beni Yenni, qui ont été présentes aux côtés du Ballet National.
"Ce festival de danse folklorique permet aux habitants de la région de découvrir d'autres événements socio-culturels dans plusieurs régions du monde", explique Nadia Mellah, une étudiante à l'Université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou.
Le centre culturel Mouloud Mammeri accueillera certains des spectacles, les autres se dérouleront dans les villes voisines, comme Tala Athmane, Drâa Ben Khedda et même Tizi Rached.
Des forums de discussion sur la danse folklorique sont également au programme, et seront conduits par des chercheurs, des anthropologues et des universitaires.
Ce festival aidera l'Algérie à promouvoir son tourisme et sa culture, affirment les participants.
"Le monde aura une autre image de l’Algérie, qui s’ouvre sur le monde et œuvre pour le rapprochement des cultures et des peuples", explique Idir Hadadi de la troupe Waterloo, composée d'Amazighs installés en France.
Sabrina, également venue de France, explique que pour elle, ce festival l'aide à "retrouver ma culture ancestrale et à nous situer par rapport aux autres cultures du monde."
Theologian Maria, qui préside l'Association Folklorique Grecque Folk Karagouna, s'est dite impressionnée par l'organisation de ce festival et par l'hospitalité des Algériens.
"Je suis très contente de participer à cette importante manifestation qui permet aux différentes cultures de s’accepter et de se rapprocher."