10/09/2008
Quatre ans après sa création, le fonds FOGARIM a permis à plus de 200 000 Marocains disposant de revenus modestes d'acheter la maison de leurs rêves.
Par Imane Belhaj pour Magharebia à Casablanca 09-04-2008
![]() [File] Le FOGARIM a aidé plus de 200 000 Marocains aux revenus modestes à accéder à la propriété. |
Le fonds marocain d'aide au logement FOGARIM a enregistré une augmentation de quinze pour cent des prêts consentis depuis l'année dernière, a fait savoir le Ministère du Logement, de la Reconstruction et de l'Urbanisme dans un communiqué publié le mois dernier. En l'espace de quelques années seulement, ce fonds a permis d'améliorer les conditions de vie de plus de deux cents mille Marocains aux revenus modestes.
"La dynamique et l'enthousiasme de ce fonds sont les fruits des efforts mis en oeuvre par le gouvernement pour développer ce programme de financement [ainsi que] des efforts sans précédents consentis par les banques, qui ont joué un rôle actif dans ce programme", a ajouté le ministère.
Le FOGARIM a été créé en 2004, dans le cadre des efforts du gouvernement pour aider les citoyens à accéder à la propriété de leurs logements. Les entreprises peuvent elles aussi bénéficier de ce fonds pour construire des logements à faible coût et les vendre à des prix assez bas. Fin août, le FOGARIM avait attribué plus de quarante mille prêts et garanties aux bénéficiaires.
Ces prêts bénéficient à des régions défavorisées comme les bidonvilles de la ville de Témara. Ici, les habitants, en général des familles comptant six personnes ou plus, vivaient dans des cabanes en tôle. Grâce au FOGARIM, beaucoup d'entre elles ont pu acheter des logements sociaux à des prix très abordables.
"Grâce à ce fonds, j'ai pu bénéficier d'un prêt pour acheter une maison et sauver la face", explique Mohammed E., un vendeur des rues. Il explique que sans ce fonds, il n'aurait jamais pu acheter une maison.
"J'ai ainsi pu donner à ma famille une maison décente, au lieu de vivre dans une seule pièce faite de tôles et sans aucune commodité", explique-t-il à Magharebia.
Hannia S., vendeuse de légumes et veuve, explique que "le fonds m'a permis de réaliser mon rêve d'une maison confortable, loin du chaos et des ordures à côté desquelles nous vivions. J'ai pu obtenir un prêt bancaire à faible taux d'intérêt".
Des banques comme le Crédit Immobilier et Hôtelier (CIH), le Crédit Populaire du Maroc, la Banque Marocaine du Commerce Extérieur (BMCE) et Wafa Real Estate ont fourni plus de 97 pour cent des prêts consentis au travers de ce programme.
Selon les statistiques, les bénéficiaires du FOGARIM sont des commerçants (41 pour cent), des vendeurs des rues (23 pour cent), des fabricants de produits traditionnels (16 pour cent), des chauffeurs de taxi (4,2 pour cent), des femmes de ménage (3,7 pour cent), et des artisans (3,3 pour cent)
Hend J, employée dans une boulangerie, et son fiancé, un chauffeur, ont demandé et obtenu 160 000 dirhams "le montant dont nous avions besoin pour acheter la maison de mes rêves", explique-t-elle. Aujourd'hui, poursuit-elle, ils ne sont plus obligés de retarder leur mariage.
"Le FOGARIM apporte des solutions a de nombreuses personnes qui étaient dans l'incapacité de bénéficier de prêts bancaires", explique Said E., un étudiant. "Il apporte également des garanties aux banques qui consentent des prêts, ce qui a un impact positif sur les sociétés de financement qui construisent des logements sociaux."