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Les partis algériens font le bilan de la campagne à l'approche des élections

27/11/2007

La campagne pour la double élection du 29 novembre s'est terminée lundi à minuit. Les responsables politiques espèrent avoir suffisamment réussi à mobiliser les électeurs au cours des trois dernières semaines.

Par Lyes Aflou pour Magharebia à Alger – 27/11/07

[Getty Images] Des militants manifestent à Alger, lundi 26 novembre, au dernier jour de la campagne officielle pour les élections locales en Algérie.

Après vingt et un jours de réunions et de discours dans tout le pays, la campagne pour les prochaines doubles élections locales s'est refermée lundi 26 novembre. Alors que les bureaux de vote ouvriront leurs portes jeudi, les responsables politiques dressent le bilan de leur engagement à motiver les électeurs. Les portes-parole des partis s'accordent à dire que la mobilisation populaire a connu une nette augmentation durant toute la campagne.

"Contrairement à la campagne électorale des élections législatives du 17 mai dernier, les citoyens sont plus motivés à aller voter cette fois-ci", a déclaré Tebal Nordine, vice-président de la commission nationale des élections locales du Mouvement pour la Société de la Paix. Il prévoit une forte participation aux élections de jeudi.

Pour sa part, le FLN (Front de Libération Nationale) a une nouvelle fois montré qu'il est la première force politique dans le pays, selon son responsable des communications, Said Bouhadja. "Les salles archicombles enregistrées lors des meetings populaires animés par les responsables et autres candidats du parti indiquent que le peuple est majoritairement FLN. Je ne vais pas exagérer si je vous dis que nous sommes le parti qui a drainé et mobilisé le plus de citoyens lors de cette campagne", a-t-il déclaré.

Il prédit que le FLN disposera de la majorité aux assemblées municipales et départementale à l'issue du scrutin.

Le Rassemblement National Démocratique, membre de l’alliance au pouvoir, compte lui aussi rafler plusieurs sièges locaux lors de ces élections. Son porte-parole et vice-président Miloud Chorfi a affirmé que le parti avait basé sa campagne "sur des rencontres de proximité afin de sensibiliser les citoyens sur le devoir de voter".

Pour le Front des Forces Socialistes (FFS), qui avait boycotté les dernières élections législatives, ce scrutin local est l'occasion pour le parti de montrer qu'il représente le peuple. Son secrétaire Karim Tabou a déclaré que le FFS jouit d'une forte représentation populaire dans tout le pays et que le défi consiste à "empêcher les prédateurs de s’emparer des collectivités locales".

"Le FFS aura son mot à dire lors de ces élections", a-t-il ajouté.

Taâzit Ramdane, membre du bureau national du Parti des Travailleurs (PT), a affirmé que les candidats de son parti avaient fondé leur campagne sur la présentation et l'explication du programme du parti pour le développement local.

"Nous sommes convaincus que le travail de proximité que nous avons mené au cours de cette campagne portera ses fruits", a-t-il commenté avec optimisme.

Le FNA (Front National Algérien), présidé par Moussa Touati, espère rééditer son exploit des élections législatives du 17 mai, où il avait remporté dix-sept sièges au parlement. Son responsable de la communication, Dine Mohamed, a déclaré : "Un écho favorable a été enregistré durant cette campagne. Nous comptons sur la fidélité de nos militants pour réaliser des résultats meilleurs que les précédents."

Certains partis s'inquiètent toutefois de la partialité de l'administration. Ainsi, le responsable de la communication du mouvement Ennahda, Azzedine Djerafa, a demandé aux responsables de ces élections de garantir "un scrutin crédible et transparent".

Malgré leurs différences de programmes, les candidats et les partis craignent une forte désaffection des électeurs, comme ce fut le cas aux législatives du 17 mai dernier, où près de 60 pour cent d'entre eux avaient boycotté les urnes.

Les partis appellent les électeurs à se rendre en nombre dans les bureaux de vote, arguant que les problèmes locaux concernent directement les citoyens, à la différence d'un mandat de député.