09/11/2007
L'Union Européenne a débloqué 28 millions d'euros supplémentaires pour venir en soutien au programme de réformes du Maroc. L'Union s'était d'ores et déjà engagée à fournir au pays quelque 654 millions d'euros d'ici 2013 pour venir en aide à ces initiatives.
Par Sarah Touahri pour Magharebia à Rabat – 09/11/07
![]() [Sarah Touahri] Ferrero-Waldner (à gauche) serre la main de Taieb Fassi Fihri |
La Commissaire européenne aux Relations Extérieures, Mme Benita Ferrero-Waldner, a annoncé jeudi 8 novembre que l'Union Européenne s'était engagée à fournir 28 millions d'euros au Maroc, pour l'aider dans ses efforts de développement et de coopération, en plus des 654 millions d'euros déjà consentis.
Cette aide supplémentaire est accordée aux termes d'un dispositif de gouvernance mis en place dans le cadre de la politique de voisinage de l'Union Européenne. Cette enveloppe supplémentaire permettra de soutenir la mise en œuvre des réformes nombreuses et variées inscrites dans le plan d’action UE-Maroc.
Mme Ferrero-Waldner a expliqué que le Maroc est le premier bénéficiaire des fonds de l’Union Européenne dans la région grâce aux réformes très ambitieuses qu’il a engagées ces dernières années. L'Union s'est déjà engagée à fournir au pays 654 millions d'euros d'ici 2013 en faveur de ces initiatives.
Cette haute responsable européenne avait entamé sa visite de trois jours dans le pays en rencontrant le Premier Ministre Abbas El Fassi, pour discuter de la mise en oeuvre de certaines réformes. Elle a indiqué à Magharebia que le Maroc est un partenaire essentiel de l'Union Européenne et s'est toujours montré très favorable à la politique de voisinage. "Le processus de réflexion conjoint que nous avons entamé en juillet dernier devra permettre de prendre des décisions concernant le développement futur de nos relations bilatérales, notamment à la lumière de la demande d’un "statut avancé" faite par le Maroc", a-t-elle déclaré.
Le Maroc nourrit de grandes ambitions quant à la visite de la Commissaire européenne, qui donnera une nouvelle impulsion au partenariat fort qui lie les deux parties. Le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Taib Fassi Fihri a déclaré que le Maroc aspire à progresser vers un statut avancé à la hauteur de ses ambitions.
Lors du dernier conseil d’association en juillet 2007, l’Union européenne et le Maroc avaient décidé de mettre en place un groupe de travail pour étudier les moyens de renforcer les relations entre les deux parties. Tous les Etats membres de l’Union Européenne, ainsi que la Commission Européenne, pourront participer à ce groupe de travail. Le résultat de cette réflexion conjointe sera présenté au prochain conseil d’association qui devrait se tenir en 2008.
Pour le Maroc, l'évolution vers le statut avancé avec l'Union Européenne serait l'occasion d'approfondir son accès au marché communautaire et de franchir un pas important dans la perspective d'une intégration approfondie de son économie dans le marché unifié européen. M. Fassi Fihri a souligné que le statut avancé est dans l’intérêt de toute la région. Son objectif est de rapprocher les efforts entre les pays du sud et ceux du nord de la Méditerranée.
La visite de la Commissaire européenne s’inscrit dans le cadre du raffermissement continu des relations entre le Maroc et l’UE. Les deux parties procèdent à une évaluation générale de la mise en œuvre de l’accord Maroc-UE et des perspectives de relations entre les deux parties dans le cadre de la politique européenne de voisinage. Elles ont évoqué les moyens de renforcer la coopération entre le Maroc et l'Union Européenne dans différents secteurs, notamment l'agriculture, l'éducation, la justice, le développement social, l'eau et l'énergie.
Mme Ferrero Waldner s'est félicitée que la coopération entre le Maroc et l'UE embrasse désormais de nouveaux domaines, en particulier la justice et le développement social, au rang des priorités réciproques.