05/01/2007
L'année dernière, ce sont davantage d'entreprises qui se sont inscrits à la cote de la Bourse de Casablanca et son cours est allé en augmentant. Les analystes financiers pensent que cette croissance se prolongera cette année, reflétant une confiance accrue dans l'économie marocaine.
Par Mawassi Lahcen pour Magharebia à Casablanca -- 05/01/07
![]() [Mawassi Lahcen] Le Président de la Bourse de Casablanca fait sonner la cloche, après l'inscription à la cote d'une nouvelle entreprise. |
La Bourse de Casablanca a été le théâtre d'une activité sans précédents en 2006 et le nombre des transactions dans le marché du détail pour les actions marocaines a atteint 117.4 milliard de dirhams -- ce qui est une augmentation de 212.9% depuis 2005.
Quelques 200 000 marocains négocient des actions en Bourse. En 2006, ils en ont ainsi négocié 128.8 millions, ce qui représente une hausse de 64.13%. Le cours de 45 entreprise s'est multiplié par de forts pourcentages, ce qui a amené le MASI (Moroccan All Shares Index, indice boursier marocain) à augmenter de 71.14%.
La capitalisation des échanges, réalisée à la fin de l'année, s'élèvait à 417.09 milliards de dirhams, une hausse de 65.32% par rapport à 2005. Le volume de la capitalusation du marché boursier marocain était équivalente à 83% du produit national brut marocain.
La montée des indices boursiers est indicatrice de la confiance accordée à l'économie marocaine, dont la croissance, pour 2006, devrait s'élever à 7.3% for 2006, selon Rachid Alaoui, manager de la Banque Générale Upline Securities. Les mêmes indices ont également bénéficié par les résultats inattendus de deuxième semestre des entreprises cotées, qui ont mis en évidence une augmentation des profits nets combinés de 35%.
Alaoui attribue aussi l'embellie du cours boursier marocain à une augmentation substantielle des liquidités, résultant des revenus de privatisation, une augmentation des remises provenant des travailleurs expatriés, des revenus du tourisme, et du flux des investissements étrangers -- particulièrement en provenance d'Europe ou des pays du Golfe. La hausse de liquidités a eu pour conséquence une chute des taux d'intérêts à un niveau sans précédent dans le pays, ce qui a déterminé les investisseurs à placer de l'argent en actions plutôt qu'en obligations.
Alaoui dit qu'il n'attend pas de baisse significative du cours de la Bourse et affirme que cette tendance à la hausse devrait durer tout au long de l'année, de nouvelles entreprises rejoignant la place boursière. en 2006, 7.1 millions de nouvelles actions ont été inscrites au cours de la Bourse, pour une valeur de 7.2 milliards de dirhams.
Abdelaziz Lahlou, analyste financier senior à la succursale de courtage de la Banque Attijariwafa, a dit à Magharebia qu'il risquait d'y avoir une baisse corrective des cours de certaines actions, surévaluées l'année dernière. Malgré tout, il n'attend aucun effondrement majeur du marché.
Le Directeur des Systèmes d'Organisation et d'Information de la Bourse de Casablanca, Omar Drissi Kaitouni, dit que les développements du marché boursier marocain reflète le nouveau rôle qui lui est attribué dans l'économie nationale. Il déclare que la réforme de la Bourse, qui est entrée dans sa dixième année, a porté ses fruits, et contribue dorénavant d'une manière efficace à mobiliser les économie, à attirer les investissements étrangers et à financer l'économie nationale.
Les autorités marocaines ont mis en place de nouvelles mesures pour moderniser et réformer le marché financier. A la fin de l'année 2006, le Parlement marocain a ratifié de nouvelles lois visant à réguler la publication d'informations sur les entreprises cotées en Bourse, à assurer la transparence du marché, et à protéger les droits des acteurs du marché. Des préparations sont en cours pour introduire de futures transactions.