13/07/2006
Le gouvernement marocain et l'agence américaine pour le développement international travaillent ensemble pour aider les Marocains à tirer parti de l'accord de libre échange par le biais d'initiatives telles que le passage de l'agriculture à des produits à plus grande valeur, la mise en oeuvre des changements juridiques et politiques nécessaires et la promotion des entreprises marocaines aux Etats-Unis.
![]() [File] L'ambassadeur des Etats-Unis au Maroc, Thomas Riley, inaugure un projet de l'USAID à Errachidia en 2005 |
Le ministère marocain du Commerce, de l'Industrie et de l'Amélioration de l'économie, et l'agence américaine pour le développement international (USAID) travaillent ensemble à un projet appelé New Business Opportunities (NBO), qui vise à stimuler l'emploi au Maroc et à aider les sociétés exportatrices marocaines à profiter au maximum des possibilités offertes par le marché américain.
Ce projet, qui s'inscrit dans le cadre d'un accord plus vaste entre l'USAID et le gouvernement marocain signé en avril 2004, devrait générer un chiffre d'affaires de 175 millions de dollars et permettre de créer jusqu'à 10 000 emplois.
A la suite de l'accord de libre échange américano-marocain entré en vigueur en janvier, les Marocains cherchent les moyens de faire passer les emplois d'une agriculture traditionnelle à des produits à plus forte valeur.
Selon un communiqué publié sur le site web de l'USAID, l'agence traite déjà les questions concernant les impacts potentiels du libre échange sur l'agriculture marocaine, qui emploie environ 40 pour cent de la main d'oeuvre du pays.
"Dans la mesure où l'emploi diminue inévitablement dans un secteur agricole plus productif, des emplois supplémentaires seront nécessaires dans l'industrie et les services", affirme ce communiqué.
Parallèlement, l'USAID affirme aider les entreprises marocaines à tirer pleinement avantage de cet accord de libre échange. L'agence s'attend à ce que les entreprises "bénéficient pleinement des opportunités offertes aux jeunes hommes âgés de 15 à 34 ans, qui connaissent actuellement des taux de chômage de 30 pour cent dans certaines zones urbaines."
L'USAID aide également le Maroc à mettre en oeuvre les changements juridiques et politiques requis par cet accord de libre échange.
"Les priorités incluent la stricte mise en oeuvre des droits de propriété intellectuelle, une plus grande transparence dans l'adoption de nouvelles lois et réglementations, la simplification des investissements, la révision des incitations fiscales, la réforme du système des faillites, et le soutien à la réforme des marchés financiers", selon un rapport de l'USAID sur le Maroc.
"L'USAID dispose d'un grand soutien au Maroc, de la part des responsables du pays et du parlement. Nous devons développer une relation très vaste et très inclusive", a déclaré à Magharebia Oliver Wilcox, conseiller Démocratie et gouvernance de l'USAID pour le Moyen Orient et l'Afrique du Nord.
Selon le Morocco Times, ce projet apportera un soutien aux associations d'entrepreneurs pour les aider à mieux faire connaître l'industrie marocaine auprès de leurs homologues américains par la présence lors des salons commerciaux aux Etats-Unis, la promotion du Maroc dans les principaux journaux commerciaux américains et la facilitation des missions commerciales et d'investissement des acheteurs et des investisseurs américains au Maroc.
Les journaux rapportent les propos de l'ambassadeur des Etats-Unis au Maroc, Thomas Riley, qui affirme: "Nous avons lancé ce programme pour aider les sociétés marocaines à pénétrer le marché américain et identifier leurs meilleurs partenaires."
"Il est intéressant de présenter les projets comme un soutien technique. Ce sont des choses pour lesquelles les Marocains ont déjà exprimé leur intérêt et tentent déjà de faire", a déclaré M. Wilcox. Hassan Benmehdi à Casablanca a contribué à ce rapport.