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Une étude révèle que les dépenses les plus importantes des Marocains concernent l'éducation et les déplacements

19/03/2006

Selon une étude réalisée par le Bureau du Foreign Exchange, les familles Marocaines ont deux budgets majeurs : les droits de scolarité divers et...les vacances. Les pélerinages représentent, pour ce dernier domaine, 12% des dépenses de voyage.

Par Hassan Benmehdi pour Magharebia à Casablanca – 19/03/06

[File] Depuis de nombreuses années, frais de scolarité et voyage sont les principales pour les portefeuilles Marocains

Au cours de ces dernières années, les Marocains ont dépensé leur argent dans deux domaines principaux : l'éducation et les voyages. Les chiffres pour les 9 premiers mois de l'année 2005 laisse penser que cette tendance a un peu évolué, alors que les budgets alloués aux voyages d'affaires et à la santé sont en augmentation.

Selon une autre étude du bureau du Foreign Exchange publiée ce mois-ci et portant sur les habitudes de consommation des Marocains, le tourisme représente 37,8% des dépenses (1.922 billion de dirhams), puis viennent les paiements des droits de scolarité (28,3% ou 1.435 billion de dirhams). Les pélerinages comptent pour 12,9 pour cent (655.4 m de dirhams), et les voyages d'affaire représentent, eux, 11% (ou 557.3m dirhams).

L'étude met en exergue, selon le Bureau, qu'en 2005 ces activités particulières ont concentré 90% des dépenses des Marocains dans les domaines du tourisme et du voyage.

les droits de scolarité et les voyages représentent une vaste part

Les exemples de Khadija G, Seddik Ghoufal et Rachid Z. illustrent typiquement les dépenses annuelles des familles Marocaines en cela que les droits de scolarité et les voyages représentent une vaste part de leu budget.

Khadija G a environ 40 ans, elle est mariée et mère de deux enfants. Elle dépense annuellement 30% de son budget en frais de scolarité et 10% en voyage.

Seddik Ghoufal, qui travaille dans une entreprise publique, alloue entre 15 et 20% de son salaire annuel au paiement de droits scolaires. Il est heureux que l'entreprise pour laquelle il travaille depuis longtemps prenne en charge les frais de ses déplacements familiaux.

Rachid Z., la quarantaine et père de quatre enfants, dénonce la chèreté des frais de scolarité. Ses quatre enfants sont en école privée, et 40% de son salaire annuel passe aux règlement des honoraires scolaires.

Au vu de l'importance de ces frais, de nombreuses institutions de prêts proposent dorénavant des aides dans ce domaine pour répondre aux besoins des travailleurs. Les organismes les plus importants du marché, anticipant les emprunts, y affectent maintenant de larges sommes mises de côté au moment de la rentrée scolaire. Les prêts varient généralement entre 2000 et 1000 dirhams.